L’AP et le Hamas critiquent la chef de l’UNESCO, opposée à la résolution sur Jérusalem
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L’AP et le Hamas critiquent la chef de l’UNESCO, opposée à la résolution sur Jérusalem

Les factions accusent Irina Bokova de céder à la pression israélienne après sa désapprobation de la motion ignorant les relations des juifs aux lieux saints

Le mur Occidental et le Dôme du Rocher dans la Vieille Ville de Jérusalem (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Le mur Occidental et le Dôme du Rocher dans la Vieille Ville de Jérusalem (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Les dirigeants palestiniens ont sévèrement critiqué pendant le week-end la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, qui s’était distancée de la résolution de l’institution culturelle de l’ONU qui rejette les relations des juifs aux lieux saints de Jérusalem.

Le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne (AP), Riyad al-Maliki, a accusé Bokova d’avoir outrepassé son autorité en s’exprimant contre la résolution adoptée jeudi par l’organisation, et l’a accusée d’avoir capitulé sous la pression israélienne.

Maliki a affirmé que la déclaration de Bokova « compromet » le travail et l’autorité des états membres de l’UNESCO et « est par conséquent totalement inacceptable. »

Il a également accusé Bokova d’avoir choisi d’apaiser la « campagne de harcèlement » d’Israël contre la résolution. Il a appelé Bokova à concentrer ses efforts sur « les politiques coloniales en cours en Palestine, qui agressent et ciblent systématiquement notre riche héritage, nos sites culturels et religieux, compromettant la coexistence et la tolérance. »

Riyad al-Maliki, ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne. (Crédit :  Issam Rimawi/Flash90)
Riyad al-Maliki, ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne. (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)

Un porte-parole du groupe terroriste Hamas a de même dénoncé l’opposition de Bokova à la résolution, accusant la directrice générale de « céder à la pression israélienne », selon Walla News.

La Jordanie, qui a co-présenté la résolution avec la délégation palestinienne à l’UNESCO, a déclaré qu’elle comptait employer tous les moyens légaux et diplomatiques pour établir le statut historique des lieux saints chrétiens et musulmans à Jérusalem.

Mohammad al-Momani, porte-parole du gouvernement, a déclaré samedi que « la Jordanie est fière de mener le monde, les musulmans et tous les arabes sur ce sujet, et exhorte à continuer ces mesures », a-t-il déclaré selon le site d’informations israélien Ynet.

Bokova a signalé vendredi son opposition à la résolution de l’UNESCO qui fait référence au mont du Temple et au mur Occidental, les lieux les plus saints du judaïsme, uniquement par leurs noms musulmans, condamne Israël, la « puissance occupante », et appelle à « sauvegarder l’héritage culturel palestinien et le caractère distinctif de Jérusalem Est ».

Des milliers de croyants se rassemblent au mur Occidental à Jérusalem pour les traditionnelles prières de slihot à la veille de Yom Kippour, le 10 octobre 2016. (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)
Des milliers de croyants se rassemblent au mur Occidental à Jérusalem pour les traditionnelles prières de slihot à la veille de Yom Kippour, le 10 octobre 2016. (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)
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