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L’Arabie saoudite annonce le retour de son ambassadeur à Beyrouth – Ministère

Le Koweït a pour sa part informé le Premier ministre libanais que son ambassadeur reviendrait également "avant la fin de la semaine" à Beyrouth

Des Libanais tiennent une bannière affichant les drapeaux de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et de l'Égypte, lors d'une manifestation de soutien au royaume contre les commentaires d'un ministre libanais sur la guerre au Yémen, devant l'ambassade d'Arabie saoudite à Beyrouth, au Liban, le 30 octobre 2021. (Crédit : AP Photo/ Bilal Hussein)
Des Libanais tiennent une bannière affichant les drapeaux de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et de l'Égypte, lors d'une manifestation de soutien au royaume contre les commentaires d'un ministre libanais sur la guerre au Yémen, devant l'ambassade d'Arabie saoudite à Beyrouth, au Liban, le 30 octobre 2021. (Crédit : AP Photo/ Bilal Hussein)

L’Arabie saoudite a annoncé jeudi le retour de son ambassadeur à Beyrouth, un peu plus de cinq mois après son rappel à Ryad à la suite d’une crise diplomatique opposant le Liban à plusieurs monarchies du Golfe.

Le ministère des Affaires étrangères annonce le retour de l’ambassadeur saoudien au Liban en « réponse aux appels des forces politiques modérées au Liban, et à l’engagement du gouvernement libanais à prendre les mesures nécessaires pour cesser toutes les activités politiques, militaires et sécuritaires portant atteinte au royaume », a indiqué l’agence officielle SPA.

La décision de Ryad a été aussitôt saluée par le Premier ministre libanais, Najib Mikati.

« Nous apprécions la décision de l’Arabie saoudite de renvoyer son ambassadeur au Liban. « Le Liban est fier de son appartenance arabe et tient à maintenir les meilleurs liens avec les nations du Golfe », a-t-il écrit sur Twitter.

Le Koweït a pour sa part informé M. Mikati que son ambassadeur reviendrait également « avant la fin de la semaine » à Beyrouth, a déclaré le Premier ministre libanais. 

L’ambassade du Koweït dans la capitale libanaise, Beyrouth, le 30 octobre 2021. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

Ryad avait rappelé son ambassadeur au Liban le 29 octobre après des déclarations du ministre libanais de l’Information critiquant l’intervention de la coalition militaire dirigée par l’Arabie au Yémen, et décidé « d’arrêter toutes les importations libanaises ». 

Elle avait été suivie par les Émirats arabes unis, le Koweit et Bahreïn, qui ont retiré leur diplomate par « solidarité ».

Les relations entre Beyrouth et les États arabes du Golfe se sont également tendues ces dernières années en raison de l’influence croissante du Hezbollah pro-iranien.

« Le problème va bien au-delà des simples commentaires d’un ministre », avait alors expliqué le chef de la diplomatie saoudienne en dénonçant « l’hégémonie du Hezbollah sur le Liban ».

Les pays du Golfe reprochaient à l’époque à Beyrouth son manque de fermeté à l’égard du parti chiite libanais, poids lourd de la politique libanaise, accusé de soutenir les rebelles Houthis yéménites qu’ils combattent au Yémen depuis 2014. 

Les Houthis comme le Hezbollah sont tous deux soutenus par l’Iran, grand rival de l’Arabie saoudite.

La crise avec les monarchies du Golfe avait constitué un coup dur pour le Liban, dont le nouveau gouvernement avait été formé en septembre après une impasse politique de 13 mois. 

L’Arabie saoudite constitue le troisième marché d’exportation du Liban, représentant 6 % des exportations du pays en 2020, d’une valeur d’environ 217 millions de dollars, selon la chambre de commerce. 

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