L’armée frappe des postes du Hamas après des attaques aux ballons incendiaires
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L’armée frappe des postes du Hamas après des attaques aux ballons incendiaires

Des postes d'observation ont été pris pour cible après au moins 28 départs de feu entraînés par des ballons incendiaires ; il y a eu des émeutes à la frontière

Des manifestants palestiniens issus d'un groupe appelé les 'Unités des troubles nocturnes' rassemblés près de la frontière entre Israël et Gaza, aux abords du camp de réfugiés de al-Bureij,  dans le centre de Gaza, le 16 août 2020 (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)
Des manifestants palestiniens issus d'un groupe appelé les 'Unités des troubles nocturnes' rassemblés près de la frontière entre Israël et Gaza, aux abords du camp de réfugiés de al-Bureij, dans le centre de Gaza, le 16 août 2020 (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

Les chars israéliens ont frappé des postes d’observation du Hamas dans la bande de Gaza, lundi en début de matinée, en réponse à des douzaines d’attaques aux ballons incendiaires commises la veille, pendant toute la journée, et à des émeutes qui ont eu lieu le long de la frontière, a dit l’armée israélienne.

L’armée a expliqué que ces raids avaient eu lieu en réponse aux « ballons incendiaires envoyés depuis la bande de Gaza vers Israël et aux émeutes le long de la barrière frontalière ».

L’armée n’a pas précisé combien de postes avaient été visés ni leur localisation exacte. Il n’y aurait pas eu de victimes.

La nuit de dimanche a été la sixième soirée consécutive marquée par des frappes de Tsahal au sein de l’enclave côtière en riposte à des agressions émanant de la bande.

Le média al-Resalah, lié au Hamas, a indiqué que les systèmes de défense antiaériens avaient tenté de répondre aux raids israéliens. L’armée, pour sa part, n’a pas confirmé s’être livrée à une intervention de représailles.

Ce sont au moins 28 départs de feu qui ont eu lieu dans le sud de l’Etat juif, dimanche. Ces sinistres auraient été entraînés par des ballons incendiaires lancés depuis Gaza suite aux échanges entre l’armée israélienne et le Hamas pendant le week-end, ont noté les autorités.

Dimanche soir, environ 200 émeutiers palestiniens se sont regroupés le long de la frontière, faisant brûler des pneus et lançant des explosifs, ont indiqué les militaires.

Un manifestant palestinien fait le signe de la victoire lors d’un regroupement à la frontière entre Israël et Gaza, à l’est d’al-Bureij, dans le centre de la bande de Gaza, le 16 août 2020 (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

C’est la seconde nuit d’affilée que les unités dites de « troubles nocturnes » se manifestent le long de la barrière de sécurité de Gaza, une hausse claire du niveau de violence et de conflit entre Israël et les groupes terroristes de la bande. Samedi soir, approximativement 800 personnes avaient pris part à ces émeutes.

Les militaires ont précisé avoir utilisé des moyens de dispersion moins létaux que la veille lors de la manifestation.

Ces « unités de troubles » tentent de perturber le quotidien des soldats stationnés à la frontière et des résidents des communautés israéliennes adjacentes en déclenchant de fortes explosions et en remplissant le ciel de fumées particulièrement âcres. Ces unités avaient cessé leurs activités ces derniers mois alors que l’Etat juif et le Hamas avaient conclu un accord de cessez-le-feu officieux. Elles sont revenues sur le devant de la scène samedi soir.

Pendant la journée, un ballon, auquel était attaché un paquet, est retombé dans la cour d’une maison de Netivot, une communauté du sud d’Israël, a expliqué la police. Les pompiers sont arrivés sur les lieux et ils ont confirmé qu’il s’agissait d’un dispositif incendiaire.

Des feux de broussailles dans les forêts de Kissufim, Beeri et Ein Hashlosha ont détruit plus de huit hectares.

Les sapeurs-pompiers, aidés par des responsables du JNF-KKL, des représentants de l’Autorité de la nature et des parcs et de bénévoles, ont pu rapidement intervenir sur les incendies, limitant les dégâts.

Une délégation formée de membres des services de renseignement égyptiens, qui a agi dans le passé comme intermédiaire entre Israël et le Hamas, devait arriver dans la bande de Gaza lundi, selon la Treizième chaîne.

Citant des sources palestiniennes, la chaîne a précisé que certains lanceurs de ballons avaient reçu des messages texto sur leurs téléphones cellulaires provenant de l’armée et les mettant en garde, leur disant que leurs activités sont dorénavant devenues des « cibles pour les actions de l’armée israélienne ».

Dans la matinée, le ministre de la Défense Benny Gantz avait procédé à une évaluation de la situation, blâmant le Hamas pour la recrudescence des violences et avertissant que « l’armée répondra avec toute sa puissance à toutes les violations de la souveraineté israélienne jusqu’au retour du calme complet dans le sud ».

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