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L’armée freine ses opérations en Cisjordanie avant le sommet d’Aqaba

Aucune opération majeure dans les villes palestiniennes n'a été signalée depuis celle de Naplouse ; selon les responsables, l'armée n'interviendra qu'en cas d'urgence

Un Palestinien faisant face à un véhicule militaire israélien lors d'une opération dans la ville de Naplouse en Cisjordanie, le 22 février 2023. (Crédit : Zain Jaafar/AFP)
Un Palestinien faisant face à un véhicule militaire israélien lors d'une opération dans la ville de Naplouse en Cisjordanie, le 22 février 2023. (Crédit : Zain Jaafar/AFP)

Avant une réunion organisée en Jordanie entre les responsables israéliens et palestiniens dimanche, dont l’objectif est de rétablir le calme en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza dans un contexte de violences meurtrières, l’armée israélienne a interrompu ses habituelles opérations nocturnes d’arrestation.

Les pourparlers ont lieu quelques jours après que 11 Palestiniens ont été tués et plus de 100 personnes blessées lors d’une fusillade mercredi, lorsque les troupes israéliennes ont effectué une opération dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie, pour arrêter un certain nombre de terroristes présumés. Les groupes terroristes palestiniens ont déclaré qu’au moins sept des personnes tuées appartenaient à leurs rangs. Il a été confirmé que trois civils ont par ailleurs été tués.

Les troubles croissants sur le terrain ont suscité des inquiétudes à l’international. Ils surviennent également dans le sillage de violences en Cisjordanie qui ont été, en 2022, les plus meurtrières jamais enregistrées depuis que les Nations unies ont commencé à les répertorier. Ces troubles surviennent également avant le mois du Ramadan, une période qui est toujours particulièrement sensible à Jérusalem.

Israël aurait promis aux responsables palestiniens de limiter son incursion dans les villes palestiniennes dans les jours à venir, afin d’apaiser les tensions avant le sommet d’Aqaba, en Jordanie.

Depuis l’opération de mercredi matin, Tsahal n’a pas mené de raids en Cisjordanie, ce qui est inhabituel puisque l’armée a mené des opérations d’arrestation presque toutes les nuits depuis un an.

La seule autre brève pause dans les opérations militaires en Cisjordanie a eu lieu lors de la visite du président américain Joe Biden dans la région en juillet 2022.

Des troupes israéliennes opérant en Cisjordanie, à l’aube du 20 décembre 2022. (Crédit : Armée israélienne)

Les responsables de la sécurité ont affirmé que l’armée continuera à agir en Cisjordanie uniquement dans les cas de « bombes à retardement » – cas où des Palestiniens planifient des attentats terroristes imminents – ou d’autres questions urgentes.

Samedi, un Palestinien soupçonné d’avoir ouvert le feu sur une implantation, sans faire de blessés, a été arrêté quelques heures plus tard dans un village palestinien.

« Une réunion a débuté dimanche à Aqaba, la première du genre depuis des années, entre Palestiniens et Israéliens avec une participation régionale et internationale pour discuter de la situation dans les Territoires palestiniens », a indiqué dimanche après-midi la télévision d’Etat jordanienne.

Selon des sources bien informées, le chef des services de renseignements palestiniens, Majed Faraj, le chef du service de renseignement intérieur israélien (Shin Beth), Ronen Bar, le coordinateur du Conseil national de sécurité américain pour le Moyen-Orient, Brett McGurk, ainsi que des responsables de sécurité jordaniens et égyptiens participeront à la réunion.

« La décision d’assister à la réunion d’Aqaba, malgré la douleur et les massacres que le peuple palestinien subit, vient de la volonté de mettre un terme à l’effusion de sang », a indiqué sur Twitter le parti Fatah du président de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, alors que d’autres factions palestiniennes ont dénoncé la participation de l’AP.

Le groupe terroriste du Hamas a ainsi condamné dans un communiqué la participation de l’AP, jugeant « la rencontre avec les sionistes [Israël] comme une rupture avec le consensus national palestinien, un mépris pour le sang des martyrs, une tentative ouverte de dissimuler les crimes de l’occupation, et un feu vert pour commettre d’autres violations contre notre peuple, notre terre et nos lieux saints ».

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’était rendu en janvier à Amman pour une rare rencontre avec le roi Abdallah II, qui a insisté sur « la nécessité de maintenir le calme et de cesser tout acte de violence », avait alors déclaré le palais royal.

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