L’armée se joint à la lutte contre la recrudescence des cas de COVID
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L’armée se joint à la lutte contre la recrudescence des cas de COVID

Un officier a déclaré que des centaines de soldats étaient envoyés dans les hôpitaux et les cliniques pour renforcer le système médical et aider à effectuer des tests sérologiques

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un soldat du Commandement du front intérieur a guidé les résidents vers une tente de test du COVID-19 à Netanya, le 7 février 2021,après l'assouplissement du confinement national dû à la pandémie de COVID-19.(Crédit : JACK GUEZ / AFP)
Un soldat du Commandement du front intérieur a guidé les résidents vers une tente de test du COVID-19 à Netanya, le 7 février 2021,après l'assouplissement du confinement national dû à la pandémie de COVID-19.(Crédit : JACK GUEZ / AFP)

L’armée israélienne va déployer des centaines de réservistes dans les hôpitaux et les cliniques afin de renforcer le système médical du pays dans un contexte de recrudescence de cas de coronavirus dans tout le pays, a déclaré jeudi un officier supérieur du Commandement du front intérieur. 

L’armée avait réduit sa participation à la riposte nationale contre l’épidémie de COVID-19 à mesure que le nombre de cas diminuait ces derniers mois, mais elle a été rappelée en raison de la propagation continue du variant Delta, qui s’est avéré plus infectieux que les autres versions du virus SRAS-CoV-2.

Jeudi, en Israël, près de 6 000 personnes ont été testées positives au coronavirus, alors que le nombre de cas graves ne cesse d’augmenter. Cette recrudescence de l’épidémie a principalement touché la population non vaccinée du pays, suscitant des inquiétudes quant à la réouverture des écoles israéliennes, alors que les plus jeunes élèves – âgés de trois à douze ans – ne peuvent actuellement pas être vaccinés.  

Afin de remédier à ce problème, le Commandement du front intérieur de l’armée effectuera aux côtés des autorités locales des tests sérologiques sur les enfants israéliens afin de vérifier si certains d’entre eux possèdent les anticorps du coronavirus. Les enfants porteurs d’anticorps au coronavirus recevront un « laissez-passer vert » leur permettant d’entrer librement dans les écoles et les espaces intérieurs sans avoir à subir un test négatif, comme c’est le cas actuellement pour les enfants sans anticorps.

Jusqu’à présent, l’armée a commencé à effectuer des tests dans quatre villes à forte population ultra-orthodoxe, où les écoles ont ouvert cette semaine avec le début du mois juif d’Elul. Ces tests seront étendus dans les semaines à venir avant que les autres écoles israéliennes n’ouvrent le 1er septembre, a déclaré à la presse l’officier supérieur du Commandement du front intérieur sous couvert d’anonymat. 

Selon les chiffres de Tsahal, près d’un cinquième des enfants qui ont été testés étaient porteurs d’anticorps au coronavirus, bien que le taux soit encore plus élevé dans certaines zones, avec plus de 34 % des enfants de certains quartiers de Beit Shemesh testés positifs aux anticorps, ce qui indique que les taux d’infection dans ces zones ont été probablement plus élevés que ce que l’on pensait initialement. 

Un employé du Magen David Adom a effectué un test sérologique à la COVID-19 dans la ville ultra-orthodoxe de Kiryat Ye’arim, le 9 août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La communauté ultra-orthodoxe d’Israël a été touchée de manière disproportionnée pendant la majeure partie de la pandémie, les critiques accusant ces contaminations d’être souvent dues à un manque de respect des réglementations relatives au coronavirus dans certaines communautés Haredim. 

L’agent a déclaré que les parents avaient été étonnamment réceptifs à ces tests sérologiques, qui nécessitent un échantillon de sang.   

Afin de contribuer à la campagne de vaccination en cours du gouvernement – visant spécifiquement la population adolescente du pays, dont la plupart n’a pas été vaccinée malgré son éligibilité –, l’armée a également envoyé des centaines de soldats, pour la plupart des réservistes, dans les cliniques partout dans le pays.

Près de 450 soldats ont été envoyés sur ces sites de vaccination, et il est prévu que 150 autres arrivent d’ici la fin du mois, selon Tsahal. 

Face aux craintes croissantes que les hôpitaux ne soient pas en mesure de faire face au nombre grandissant de patients atteints d’une forme grave du coronavirus, Tsahal a également envoyé quelque 200 réservistes dans 20 hôpitaux généraux et sept hôpitaux gériatriques à travers le pays. 

Des agents de santé dans le service de coronavirus de l’hôpital Ziv à Safed, le 11 août 2021. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Tsahal a intensifié les efforts de dépistage dans le pays, en préparant les différents laboratoires avec lesquels elles travaillent à être en mesure d’effectuer quelque 150 000 tests par jour, contre environ 100 000 actuellement, a indiqué l’officier. 

À la date de vendredi, on comptait plus de 43 000 personnes positives à la COVID-19 en Israël. Parmi elles, 447 se trouvent dans un état grave. Plus de 6 600 Israéliens sont morts du coronavirus depuis le début de la maladie début 2020. 

À la lumière du nombre croissant de cas ces dernières semaines, les responsables de la santé et les responsables politiques israéliens ont averti qu’un confinement national pourrait être nécessaire pour éviter un effondrement du système de santé, potentiellement pour les prochaines grandes fêtes juives en septembre, bien qu’ils aient souligné que ce serait un dernier recours.  

Dimanche, le Premier Ministre Naftali Bennett a approuvé un plan préparé par les ministères de l’Education, de la Santé et de la Défense et son bureau pour la reprise de la prochaine année scolaire. 

Dans le cadre de ce plan, tous les 1,6 million d’enfants de la maternelle et des classes 1 à 6 subiront un test sérologique pour vérifier s’ils ont des anticorps COVID-19. Ceux qui seront reconnus guéris de la maladie recevront un laissez-passer vert qui les exemptera de quarantaine s’ils sont exposés à des porteurs confirmés, entre autres avantages.

Si un élève est testé positif à la COVID-19, il entrera en quarantaine, et toute sa classe devra subir un test de dépistage du virus. Ceux dont le test est positif entreront également en quarantaine, et ceux dont le test est négatif pourront rester en classe à condition de se faire tester tous les jours pendant sept jours. Ceux qui refusent de se faire tester quotidiennement devront entrer en quarantaine. 

Les élèves des écoles des villes considérées comme « orange » ou « rouge » selon le système de « feux de signalisation » seront tous testés une fois par semaine.

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