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« L’Art du pré-futur », la nouvelle exposition du Musée des Pays de la Bible

L’exposition dans ce musée de Jérusalem rassemblera plusieurs artistes israéliens sur le thème de l’archéologie

Mark Yashaev, Revelation, 2021. (Autorisation : Mark Yashaev et la Braverman Gallery, Tel Aviv)
Mark Yashaev, Revelation, 2021. (Autorisation : Mark Yashaev et la Braverman Gallery, Tel Aviv)

« L’Art du pré-futur » est la nouvelle exposition du Musée des Pays de la Bible à Jérusalem. Elle ouvrira du 2 novembre jusqu’à avril 2022.

L’exposition rassemblera plusieurs artistes israéliens sur le thème de l’archéologie. Les œuvres seront mêlées à celles exposées dans le cadre de l’exposition permanente, « permettant ainsi un dialogue entre des périodes lointaines (à travers le musée) ainsi qu’une conversation intergénérationnelle au sein de l’art israélien », a écrit le musée.

Des œuvres d’art connues et appréciées seront présentées, comme des objets créés spécialement pour l’exposition et d’autres nouvelles œuvres.

Parmi les objets créés : des « stations de culte » personnelles réparties dans tout le musée, par Assi Meshullam et Talia Yona Kliger, avec des œuvres sonores dédiées aux dieux antiques ; une œuvre de Ruth Patir basée sur des figurines de fertilité du royaume biblique de Juda ; des tapis de seuil d’Ella Littwitz faisant référence à divers sites archéologiques en Israël ; une grande figure grotesque du dieu égyptien Bès de Vardi Bobrow ; et une représentation de la scène égyptienne antique de la pesée du cœur par Tomer Azulay.

« Les œuvres présentées dans l’exposition s’engagent dans une étude approfondie des relations entre l’archéologie du Proche-Orient antique et les civilisations égyptienne, grecque et romaine d’une part, et l’art contemporain israélien d’autre part », a écrit le musée. « En quoi ces deux champs culturels se font-ils écho ? Comment la pertinence des artefacts anciens change-t-elle dans le contexte de l’art contemporain face à eux, et vice versa ? Comment l’archéologie se connecte-t-elle à l’art, à la réalité et aux mythes ? Quelle est la signification politique et réelle des œuvres d’art traitant de l’archéologie ? »

Talia Yona Kliger et Assi Meshullam, Baal – Voice of a Form – Prayers to the Gods, 2021. (Autorisation)

« L’exposition cherche à examiner ce qui motive les artistes et les arts de la deuxième décennie du XXIe siècle à constamment ‘regarder en arrière’, à traiter les vestiges archéologiques existants et à créer des artefacts imaginaires. Sans aucun doute, le rôle joué par la recherche archéologique en Terre d’Israël – le lieu originel d’où ont émergé le judaïsme, le christianisme et l’islam – et par les importantes découvertes faites dans cette terre, a joué un rôle et continue d’influencer l’histoire de l’art dans l’Israël moderne. En outre, une influence importante a été exercée par l’école de ‘l’Art cananéen’, qui est également représentée dans l’exposition. Cette école est née dans les années 1940 du désir de se séparer de la tradition culturelle juive de la diaspora et d’établir une culture hébraïque liée aux personnes qui vivaient en Terre d’Israël dans les temps anciens, en particulier les Cananéens. »

Miriam Gumpel, Understanding Reality (Mourning Woman), 1967. (Crédit : Mishkan Museum of Art Ein Harod)

Les tickets au tarif normal pour le Musée des Pays de la Bible sont vendus 44 shekels.

La liste des artistes qui participeront à l’exposition est disponible sur le site du musée.

Lihi Turjeman, The Kid (Idol), 2020. (Autorisation : Lihi Turjeman et la Sommer Gallery for Contemporary Art, Tel Aviv)

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