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Le cabinet approuve une présence policière permanente dans 28 hôpitaux

Le plan sera mis en œuvre à partir de l'année prochaine, que le gouvernement actuel survive ou non ; cette décision fait suite à une vague d'attaques dans les hôpitaux du pays

Un agent de sécurité médical à l'hôpital Hadassah du Mont Scopus, alors que l'équipe médicale est en grève pour protester contre les récentes attaques violentes contre le personnel médical de l'hôpital, le 19 mai 2022. (Crédit: Olivier Fitoussi/Flash90)
Un agent de sécurité médical à l'hôpital Hadassah du Mont Scopus, alors que l'équipe médicale est en grève pour protester contre les récentes attaques violentes contre le personnel médical de l'hôpital, le 19 mai 2022. (Crédit: Olivier Fitoussi/Flash90)

Les ministres ont décidé dimanche, qu’a compter de l’année prochaine, des policiers seront postés dans tous les hôpitaux publics du pays.

Cette décision fait suite à de récents incidents violents dirigés contre le personnel médical dans plusieurs établissements hospitaliers en Israël.

Bien que les grandes lignes du plan aient été approuvées, la police a déclaré qu’elle ne pourra commencer à le mettre en œuvre qu’à la fin du premier trimestre de l’année prochaine.

La décision ne dépend pas de la survie de la coalition actuelle, selon le site d’informations Walla, car elle nécessiterait une nouvelle décision du cabinet pour être annulée.

« Nous venons d’approuver mon plan visant à placer des policiers dans les hôpitaux du pays », a déclaré le ministre de la Santé Nitzan Horowitz dans un tweet.

« La violence qui est dirigée contre les équipes médicales doit être éradiquée et rapidement – et c’est exactement ce que nous faisons. Tolérance zéro pour la violence dans les hôpitaux », a ajouté le ministre.

La mesure budgétaire allouera un budget annuel de 20 millions de shekels à la sécurité dans les hôpitaux, avec un plan de financement de 50 agents dans le cadre du projet.

Plus tôt ce mois-ci, le personnel médical et les médecins travaillant dans les hôpitaux et les dispensaires ont annoncé une grève pour protester contre la montée de la violence.

Ce mouvement de protestation a été déclenché après que des membres de la famille d’un patient décédé à l’hôpital Hadassah de Jérusalem ont attaqué le personnel médical et causé des dommages importants à l’unité de soins intensifs après avoir été informés de sa mort suite à une overdose.

L’Association des médecins israéliens, qui a annoncé la grève, a réclamé une présence policière dans toutes les salles d’urgence et indiqué que les hôpitaux et les dispensaires devaient pouvoir bénéficier de services de sécurité renforcés.

Le syndicat a aussi vivement recommandé de changer la législation de manière à ce que l’agression des personnels de santé puisse être examinée avec la même sévérité qu’une agression commise contre un agent de police en uniforme.

La veille de la grève, le personnel médical de l’hôpital de Galilée à Nahariya a été agressé par des dizaines de personnes, pour la plupart des membres de la famille, après avoir été informé du décès de leur proche, un homme de 28 ans qui avait eu un accident de moto.

Une vidéo de la scène montre la foule, principalement des membres de la famille, se bagarrant avec les gardes de l’hôpital, qui ont dû utiliser du gaz poivré pour les disperser.

Ces derniers mois, les attaques contre les équipes et les établissements hospitaliers se sont multipliées dans tout le pays.

En novembre, les infirmières de l’hôpital Rambam de Haïfa ont fait grève pendant plusieurs heures pour protester contre un incident violent au cours duquel le personnel a été battu et menacé par la famille d’un patient cancéreux mourant.

Au début du même mois, le centre hospitalier a déclaré qu’il avait dû faire sortir de force des dizaines de personnes qui s’étaient rassemblées devant l’établissement après qu’une victime de violence y a été amenée pour être soignée. Selon les responsables de l’hôpital, la police anti-émeute a été appelée sur les lieux pour empêcher la foule d’entrer dans l’hôpital.

Mi-novembre, quatre personnes ont été blessées et 19 ont été arrêtées lors d’une rixe armée à l’extérieur de l’hôpital Soroka, à Beer Sheva ; des coups de feu y ont été entendus.

En 2017, dans l’un des cas les plus graves de ces dernières années, un homme a brûlé à mort Tova Kararo, une infirmière de 55 ans, dans une clinique de Holon où elle travaillait.

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