Un homme reconnu coupable d’avoir immolé une infirmière à Holon en 2017
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Un homme reconnu coupable d’avoir immolé une infirmière à Holon en 2017

Les juges ont rendu leur verdict à l'encontre du survivant de la Shoah Asher Faraj, 80 ans, qui avait tué Tova Kararo, 55 ans, dans un meurtre avec préméditation

Tova Kararo, une infirmière tuée par un patient le 14 mars 2017. (Facebook)
Tova Kararo, une infirmière tuée par un patient le 14 mars 2017. (Facebook)

Le tribunal de district de Tel Aviv a reconnu mardi un homme de 80 ans coupable de meurtre d’une infirmière à la clinique où elle travaillait.

Le 14 mars 2017, Asher Faraj est entré dans une salle d’examen de sa clinique mutualiste dans la ville de Holon avec une bouteille de liquide inflammable et deux briquets. Il a recouvert Tova Kararo, 55 ans, du liquide avant de l’incendier. Kararo a été déclarée morte sur les lieux par les secouristes.

Kinneret Mor du bureau du procureur du district de Tel Aviv s’est félicitée de la décision du tribunal.

« Le tribunal a accepté notre position et a déclaré que l’accusé était responsable de ses actes lors du meurtre de Tova Kararo. L’accusé a commis le meurtre de la manière la plus cruelle, en immolant la victime vivante lors d’un examen médical », a déclaré la magsitrate.

« Le système législatif sanctionne très sévèrement les cas de violence contre le personnel médical et fait tout ce qui est en son pouvoir pour combattre ce phénomène abominable », a ajouté Mme Mor.

Asher Faraj au tribunal de première instance de Tel Aviv, le 15 mars 2017. (Crédit : Flash90)

Selon l’acte d’accusation, Faraj, un survivant de la Shoah, a perdu son calme après avoir été vacciné contre la grippe par Mme Kararo une semaine auparavant, car cela l’avait rendu faible et souffrant.

Les membres du personnel ont dit que Faraj était retourné à la clinique tous les jours après son inoculation pour se plaindre avec colère au personnel, et a refusé de les croire quand ils lui ont expliqué que le vaccin avait des effets secondaires courants.

Selon l’acte d’accusation, Faraj « consultait fréquemment [Kararo] pour diverses questions médicales et connaissait donc le personnel de la clinique dans son ensemble et la victime en particulier ».

Faraj a pris rendez-vous pour un test sanguin et est arrivé à la clinique avec une bouteille de liquide inflammable et deux briquets, selon l’acte d’accusation. Il a attendu son tour et, après être entré dans la salle d’examen, a aspergé délibérément Kararo avec le liquide avant de l’incendier.

Il a fui les lieux à bord de sa voiture, mais a été arrêté par la police au terme d’une course-poursuite. Un examen psychiatrique a déterminé qu’il était apte à être jugé.

Grève des infirmières à l’hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem en protestation contre la violence contre le personnel médical, le 4 juillet 2018. (Avec l’aimable autorisation de l’hôpital Hadassah Ein Karem)

L’incident avait entraîné la fermeture d’une grande partie des établissements de santé et des services éducatifs et d’action sociale du pays, pendant deux heures le lendemain de l’attaque, en protestation contre les actes de violence à l’encontre du personnel.

Les responsables des soins de santé affirment que la violence contre les médecins et d’autres membres du personnel médical par des patients en colère et des membres de leur famille est un problème chronique en Israël.

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