Le CENTCOM recommande l’arrêt de la campagne à Ormuz sauf si le Pentagone est prêt à intensifier les opérations
Donald Trump affirme que les États-Unis ne sont pas à court de munitions et menace l'île iranienne de Kharg dans une série de messages sur les réseaux sociaux
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le chef du Commandement central des États-Unis (CENTCOM), Brad Cooper, a recommandé de mettre fin à la campagne de frappes américaines contre l’Iran dans la région du détroit d’Ormuz, à moins que Washington ne soit prêt à passer à une campagne militaire de plus grande envergure, estimant que l’opération avait largement atteint les limites de son efficacité, a rapporté dimanche Axios, citant deux sources proches de son analyse.
Cette information intervient après une deuxième nuit consécutive sans frappes américaines contre l’Iran, à la suite de près de deux semaines d’attaques nocturnes et de représailles de Téhéran visant les alliés des États-Unis dans toute la région.
Selon Axios, Cooper a transmis sa recommandation au Pentagone, à l’état-major interarmées et à la Maison Blanche, en amont d’une réunion vendredi entre Donald Trump et ses principaux conseillers, au cours de laquelle le président américain a décidé de suspendre les attaques. Selon ces sources, Cooper a déclaré que la campagne avait considérablement affaibli la capacité de l’Iran à attaquer des navires dans le détroit et que les cibles de bombardement désignées avaient été pour l’essentiel détruites.
Ces sources ont ajouté que Cooper avait évoqué la possibilité de reprendre des opérations de combat de grande envergure contre les 20 % restants des cibles que l’armée américaine avait désignées, mais qu’elle n’avait pas frappées lors de la campagne américano-israélienne contre le régime iranien. Selon ces sources, sans cette initiative, il serait inutile de poursuivre la campagne dans le détroit d’Ormuz.
Selon des informations du New York Times et de CNN, le vice-président JD Vance et le chef d’état-major interarmées, le général Dan Caine, ont tous deux exprimé leurs inquiétudes quant à une escalade du conflit en Iran, alors que Trump envisageait cette possibilité vendredi. L’administration s’inquiète en effet d’une extension du conflit, alors que les stocks de défense s’épuisent et qu’il existe un risque d’aliéner les alliés du Golfe au Moyen-Orient, ce qui affecterait l’approvisionnement énergétique et l’économie mondiale.
Selon Axios et le journaliste de la chaîne N12 Barak Ravid, les principaux émissaires de Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff, mènent quant à eux des pourparlers avec les Iraniens, directement ou par l’intermédiaire de médiateurs.
Pour l’instant, les deux parties sont parvenues à un accord informel de « calme contre calme », ce qui signifie qu’aucune des deux ne tirera tant que le calme actuel perdurera, a rapporté N12. Le média souligne également qu’Oman et l’Iran poursuivent leurs efforts pour parvenir à un accord concernant le détroit d’Ormuz, même s’il n’y a aucune garantie que Trump accepte un tel accord.
Le président américain a démenti les informations selon lesquelles les États-Unis seraient à court de munitions dans leur combat contre l’Iran.
« Nous disposons de bien plus de munitions que n’importe qui d’autre au monde, et bien plus que nous n’en avons besoin », a-t-il déclaré au Wall Street Journal.
Trump a également partagé plusieurs photos menaçant les infrastructures énergétiques iraniennes sur sa plateforme Truth Social.
L’une des images partagées est une photo générée par intelligence artificielle (IA) montrant des avions de chasse bombardant une installation pétrolière, avec la légende « STRIKE ON KHARG » (Frappe sur Kharg), en référence à l’île iranienne de Kharg, principale plaque tournante des exportations pétrolières de la République islamique.
Trump a ensuite publié plusieurs images à un rythme soutenu, toutes accompagnées de la légende : « C’est notre pétrolier maintenant ! »
Chacune d’entre elles montre Trump brandissant un drapeau américain à bord d’un navire iranien.
Certaines versions de ces publications montrent également des soldats américains, tandis que d’autres présentent à la fois des soldats et ce qui semble être une représentation de dirigeants religieux iraniens.
Il a poursuivi avec une autre publication, légendée « PLUS DE MOTEURS », montrant un navire iranien en train d’exploser.
la Communauté du Times of Israël !







