Netanyahu à Choukri : notre accord de paix est la base de la stabilité régionale
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Netanyahu à Choukri : notre accord de paix est la base de la stabilité régionale

Le ministre égyptien des Affaires étrangères aura un "entretien approfondi" avec le Premier ministre sur la reprise des négociations de paix

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) et le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri à Jérusalem, le 10 juillet 2016. (Crédit : Haim Zach/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) et le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri à Jérusalem, le 10 juillet 2016. (Crédit : Haim Zach/GPO)

Le chef de la diplomatie égyptienne, Sameh Choukri, s’est rendu dimanche en Israël pour une rare visite durant laquelle il a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

M. Choukri aura un « entretien approfondi » avec M. Netanyahu sur la reprise des négociations israélo-palestiniennes, a indiqué le ministère dans un communiqué.

M. Netanyahu a accueilli le ministre égyptien en Israël, en déclarant que l’accord de paix de 1979 entre Jérusalem et Le Caire était « le fondement de la stabilité régionale ».

Pendant une conférence de presse à Jérusalem, M. Netanyahu a rendu hommage à la récente initiative de paix du président égyptien Abdel-Fattah al-Sissi, et a appelé les Palestiniens à revenir aux négociations bilatérales.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri à Jérusalem, le 10 juillet 2016. (Crédit : Haim Zach/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri à Jérusalem, le 10 juillet 2016. (Crédit : Haim Zach/GPO)

M. Choukri a également parlé du besoin de relancer les négociations, et a affirmé que la solution à deux états n’était pas hors d’atteinte.

« Le fardeau des Palestiniens devient plus lourd chaque jour », a déclaré M. Choukri.

Le ministre égyptien a déclaré à Netanyahu que le gel des négociations entre Israël et les Palestiniens ne pouvait pas continuer.

« L’état actuel des affaires n’est malheureusement ni stable, ni tenable », a déclaré M. Choukri, ajoutant qu’il ne se « conforme pas aux espoirs et aux aspirations des deux peuples, ni à ceux des peuples de la région et du monde. »

Selon la radio publique israélienne, la venue du ministre égyptien préparerait une possible visite de M. Netanyahu au Caire.

Ils ont étudié les « mesures de confiance » à promouvoir afin de « créer un environnement favorable à la reprise des négociations directes » entre les deux parties « dans le but de parvenir à une solution durable et juste », a-t-il précisé.

D’après un responsable israélien, M. Netanyahu a demandé au ministre égyptien l’aide du Caire pour obtenir la remise par le Hamas des corps de deux soldats israéliens ainsi que de deux civils israéliens qui seraient détenus par le mouvement terroriste palestinien dans la bande de Gaza frontalière de l’Egypte.

Après leur rencontre dans l’après-midi, M. Choukri a été convié à un dîner dans la résidence de M. Netanyahu à Jérusalem.

Le ministre égyptien s’est rendu à Ramallah, le 29 juin, pour y rencontrer des responsables palestiniens, selon son ministère.

Le président égyptien Abdel-Fattah al-Sissi au Caire, le 17 avril 2016 (Crédit : AFP/Khaled Desouki)
Le président égyptien Abdel-Fattah al-Sissi au Caire, le 17 avril 2016 (Crédit : AFP/Khaled Desouki)

En mai, le président Sissi s’était dit prêt à aider à relancer le processus de paix entre Palestiniens et Israéliens, actuellement au point mort.

Sissi avait précisé qu’une paix durable entre Israéliens et Palestiniens permettrait de réchauffer les relations entre son pays et Israël.

L’Egypte est devenue en 1979 le premier pays arabe – et l’un des deux seuls à ce jour avec la Jordanie – à avoir signé un accord de paix avec Israël. Les relations entre les deux pays restent toutefois un sujet sensible dans l’opinion publique et les médias égyptiens.

L’Egypte et Israël coopèrent également au niveau du renseignement.

Le général Yair Golan, chef d’état major adjoint de l’armée israélienne, a fait état en avril d’une coopération « sans précédent » avec les services de renseignements égyptien et jordanien pour lutter contre les groupes jihadistes comme l’Etat islamique (EI).

Une trentaine de ministres et représentants de pays arabes et occidentaux, de l’ONU et de l’UE, s’étaient réunis début juin à Paris pour soutenir une initiative française visant à organiser une conférence internationale avec les Israéliens et les Palestiniens d’ici la fin de l’année.

M. Netanyahu a catégoriquement rejeté l’initiative française soutenue par les Palestiniens et l’UE.

Le Quartet sur le Proche-Orient composé des Etats-Unis, de la Russie, de l’UE et de l’ONU est également intervenu en exhortant, dans un rapport rendu public début juillet, Israël à renoncer à la construction dans les territoires palestiniens tout en appelant les Palestiniens à renoncer au terrorisme.

Raphael Ahren a contribué à cet article.

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