Le chef du Hezbollah menace Israël après un exercice de Tsahal contre son groupe
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Le chef du Hezbollah menace Israël après un exercice de Tsahal contre son groupe

Hassan Nasrallah a déclaré que l'organisation terroriste bombardera les villes israéliennes en réponse à toute attaque au Liban

Le secrétaire-général du Hezbollah Hassan Nasrallah lors d'un discours officiel sur la chaîne officielle du parti, Al-Manar TV, le 29 septembre 2020. (Capture d'écran :Al-Manar)
Le secrétaire-général du Hezbollah Hassan Nasrallah lors d'un discours officiel sur la chaîne officielle du parti, Al-Manar TV, le 29 septembre 2020. (Capture d'écran :Al-Manar)

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a lancé un avertissement à Israël mardi, après que l’armée israélienne a organisé un exercice de simulation de guerre avec le Hezbollah, dans le cadre d’une menace claire pour le groupe terroriste chiite basé au Liban.

« Le Front intérieur israélien doit savoir que s’il y a une guerre avec le Hezbollah, il verra des choses qu’il n’a pas vues depuis la création d’Israël », a déclaré Nasrallah.

« Nous ne cherchons pas à nous battre avec Israël, mais s’il commence une guerre, nous nous battrons », a déclaré Nasrallah, selon la Treizième chaîne de télévision israélienne.

« Si Israël bombarde des villes au Liban, nous bombarderons des villes en Israël, et s’il bombarde des villages au Liban, nous bombarderons des agglomérations en Israël. Si l’armée israélienne bombarde nos cibles militaires, nous pouvons également attaquer les cibles militaires d’Israël », a déclaré M. Nasrallah.

« Personne ne peut garantir que quelques jours de combat entre nous et Israël ne conduiront pas à une guerre plus large », a-t-il déclaré. « Nous suivons [les événements] et nous pesons nos décisions. Nous n’accepterons pas quelque chose qui mettrait notre pays en danger ».

Nasrallah a parlé depuis un endroit non divulgué via un flux vidéo en direct, conformément à ses protocoles de sécurité habituels.

L’armée de l’air israélienne a effectué cette semaine un exercice surprise de trois jours simulant une guerre à grande échelle contre le Hezbollah, comprenant des frappes simulées sur quelque 3 000 cibles en une journée, a déclaré l’armée, ce qui constitue une menace claire pour le groupe terroriste libanais.

Un avion de chasse F-35 décolle lors d’un exercice surprise, « Galilee Rose », en février 2021. (Armée israélienne)

L’incident hypothétique qui a déclenché ce conflit fictif est le fait que le Hezbollah a tiré et endommagé un avion israélien – ce que la milice terroriste a essayé de faire au début du mois en tirant des missiles anti-aériens sur un drone Heron de l’armée de l’air israélienne.

Selon l’armée israélienne, des dizaines d’avions – chasseurs, avions-cargos, hélicoptères et drones – ont participé à l’exercice appelé « Galilee Rose ». Ils ont été conduits et assistés par des troupes et des réservistes, qui ont été appelées au pied levé après l’annonce de l’exercice dimanche.

« Pendant [l’exercice], des combats intenses ont été simulés, ainsi que des opérations offensives, des scénarios impliquant la défense de l’espace aérien du pays, des opérations de commandement et de contrôle, une planification précise et des frappes puissantes à grande échelle. En outre, des frappes sur des milliers de cibles et le lancement de nombreuses armes ont été pratiqués pour simuler la guerre sur le front nord », a déclaré l’armée.

Un haut responsable de l’armée de l’air, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a déclaré que le niveau d’intensité montré dans l’exercice était sans précédent. En effet, l’exercice a simulé le bombardement de quelque 3 000 cibles en 24 heures, alors que pendant la seconde guerre du Liban, qui a duré plus d’un mois en 2006, environ 5 000 cibles ont été touchées au total.

L’exercice a également simulé les attaques du Hezbollah contre Israël, y compris le tir de missiles de croisière et d’autres munitions avancées, ainsi que des tirs de roquettes standard, quoique massifs, sur des cibles militaires et civiles dans l’État juif, a déclaré l’officier supérieur des forces aériennes aux journalistes.

L’exercice surprise s’est déroulé dans un contexte de tension persistante dans la région entre Israël et le Hezbollah à propos de la mort d’un des agents du groupe terroriste en Syrie l’été dernier, lors d’une attaque aérienne largement attribuée à Tsahal. L’armée israélienne pense que le Hezbollah a toujours l’intention de venger la mort de son combattant afin de dissuader Israël de lancer de nouvelles frappes.

Après des années de relative prudence de la part du groupe terroriste, Tsahal estime qu’il s’est enhardi, même s’il ne veut toujours pas s’engager dans une guerre totale avec Israël. C’est ce qu’a illustré le 3 février dernier le Hezbollah qui a tiré sur le drone israélien alors qu’il survolait le Sud-Liban.

Dans ce cas, l’armée s’est abstenue de riposter. L’exercice de cette semaine, qui simule une riposte massive à une telle attaque, était apparemment destiné à signaler au groupe terroriste ce qui se passerait s’il tirait à nouveau sur un drone israélien.

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