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« Le contexte nous ramène à celui des années 30 », dit la patronne de la CGT

La syndicaliste a appelé à un "sursaut populaire" face au risque d'une victoire de l'extrême droite aux élections législatives anticipées

La secrétaire générale de la Confédération générale du travail (CGT), Sophie Binet, prononce un discours lors d'un meeting de campagne pour les élections législatives; à Montreuil, le 17 juin 2024. (Crédit : Ludovic MARIN / AFP)
La secrétaire générale de la Confédération générale du travail (CGT), Sophie Binet, prononce un discours lors d'un meeting de campagne pour les élections législatives; à Montreuil, le 17 juin 2024. (Crédit : Ludovic MARIN / AFP)

Sophie Binet, secrétaire générale de la Confédération générale du travail (CGT), a déclaré mardi au micro de France Inter que « le contexte [actuel] nous ramène à celui des années 30, où pour empêcher que le scénario allemand – à savoir l’arrivée d’Hitler au pouvoir – se produise en France, la CGT avait appelé à un front populaire ». Puis, « grâce à l’unité des forces de gauche, on a eu une des plus grandes séquences de conquêtes sociales du pays ».

La syndicaliste a ainsi appelé à un « sursaut populaire » face au risque d’une victoire de l’extrême droite aux élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet. La veille de sa déclaration, les principaux partis politiques français de gauche avaient annoncé la création d’une alliance, le Nouveau Front populaire.

Lors de son intervention sur France Inter, Sophie Binet a argué que « notre République et notre démocratie sont en danger » et a insisté sur l’importance d’une mobilisation massive avant le scrutin. Selon elle, des mobilisations significatives en Allemagne et en Espagne ont permis de contrer l’extrême droite et de permettre l’arrivée au pouvoir de gouvernements progressistes.

En mars, lors des 80 ans du programme du Conseil national de la Résistance, Sophie Binet avait écrit que l’extrême droite n’avait jamais été aussi proche du pouvoir. Désormais, elle estime qu’il est « minuit moins cinq », soulignant l’irresponsabilité de la décision du président Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée nationale. Elle a argué que le Rassemblement national (RN) prospérait sur les politiques néo-libérales, se positionnant contre les cotisations sociales et contre les avancées pour le droit du travail.

Les rapprochements entre le Rassemblement national et le nazisme sont fréquents, ceci pouvant s’expliquer par les origines du parti. Le Front national (FN), ancêtre du RN, comptait parmi ses membres fondateurs en 1972 deux anciens Waffen-SS et des miliciens pétainistes. Le RN tente de faire oublier les saillies antisémites et révisionnistes de son ancêtre.

Le 11 juin également, la députée Sarah Legrain de La France insoumise (parti d’extrême gauche lui-même accusé d’antisémitisme) avait déclaré sur LCI que, « dans le pays, une partie de la bourgeoisie, qui jusque-là se disait républicaine, une partie aussi parfois du champ médiatique, qui est tout à fait prêt à concevoir que le Rassemblement national arrive au pouvoir », étaient prêts « à formuler l’idée que mieux vaut Hitler que le Front populaire ».

« Est-ce que je suis en train de dire que le Rassemblement national est un parti qui est l’héritier de Waffen-SS qui l’ont fondé et l’héritier de Vichy ? Oui bien sûr ! », avait-elle ajouté. « C’est grave comme propos », avait réagi Christophe Moulin, présentateur de LCI.

L’an dernier, Elisabeth Borne, alors Première ministre, avait elle affirmé que le RN était « l’héritier de Pétain ». Emmanuel Macron avait alors pris ses distances avec cette déclaration. « Le combat contre l’extrême droite ne passe plus par des arguments moraux », avait plaidé le chef de l’État. Selon lui, « il faut décrédibiliser » le RN « par le fond et les incohérences », « par le concret », plutôt que par des « postures morales » ou des « mots des années 90 qui ne fonctionnent plus ». « Vous n’arriverez pas à faire croire à des millions de Français qui ont voté pour l’extrême droite que ce sont des fascistes », avait-il encore lancé en Conseil des ministres.

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