Le « Dôme de fer », bouclier d’Israël contre les roquettes
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Le « Dôme de fer », bouclier d’Israël contre les roquettes

Développé avec l'aide des Etats-Unis, le système est destiné à contrer les projectiles de courte et moyenne portée visant des zones habitées

Le système de défense antimissile israélien Dôme de fer intercepte des roquettes lancées par des terroristes palestiniens depuis la bande de Gaza, au-dessus de la ville côtière méridionale d'Ashkelon, le 10 mai 2021. (Jack Guez/AFP)
Le système de défense antimissile israélien Dôme de fer intercepte des roquettes lancées par des terroristes palestiniens depuis la bande de Gaza, au-dessus de la ville côtière méridionale d'Ashkelon, le 10 mai 2021. (Jack Guez/AFP)

Le bouclier antimissiles « Dôme de Fer » d’Israël, déployé aux frontières du territoire palestinien de Gaza, du Liban et de la Syrie, permet d’intercepter des projectiles lancés vers le territoire israélien.

Selon l’armée, 200 des 480 roquettes tirées de Gaza vers Israël depuis lundi ont été interceptées par ce système et quelque 150 roquettes sont tombées à l’intérieur de la bande de Gaza.

Développé par Israël avec l’aide des Etats-Unis et vendu notamment à l’armée américaine, le système « Dôme de fer » est destiné à contrer les projectiles de courte et moyenne portée (roquettes, obus d’artillerie) visant des zones habitées. Il permet d’abattre en vol des engins d’une portée allant jusqu’à 70 km, mais ne peut bloquer des ballons incendiaires ou d’autres projectiles lancés à très basse altitude.

S’il a d’abord suscité le scepticisme quant à son efficacité, le bouclier antimissiles, déployé il y a une dizaine d’années, a depuis intercepté des milliers de roquettes palestiniennes en provenance de l’enclave de Gaza.

Le système de défense antimissile du Dôme de fer lance un intercepteur vers une cible pendant un exercice réalisé au début de l’année 2021. (Crédit : Ministère de la Défense)

En mars dernier, Israël a dévoilé la nouvelle version qui peut désormais intercepter « simultanément » roquettes, missiles et drones, selon l’Etat hébreu.

Ces dernières années des drones venus de Syrie et du Liban ont tenté de pénétrer dans l’espace aérien israélien. Des drones israéliens ont aussi été abattus ou retrouvés au Liban voisin.

La première batterie « Iron Dome » a été installée en mars 2011 dans la région de Beer Sheva, la capitale du désert du Néguev, située à 40 km de la bande de Gaza. D’autres batteries ont ensuite été déployées, notamment près des villes d’Ashkelon et Ashdod, au sud de la grande métropole de Tel-Aviv, et près de la ville de Nétivot, à 20 km de la bande de Gaza.

Chaque batterie comprend un radar de détection et de pistage, un logiciel de contrôle de tir et trois lanceurs équipés chacun de 20 missiles d’interception.

Le système – qui ne saurait être efficace à 100 %, de l’aveu même de ses concepteurs – permet d’abattre en vol des engins d’une portée de 4 à 70 km.

Développé par le groupe d’armement public Rafael Defense Systems basé à Haïfa (nord d’Israël), le « Dôme de Fer » est financé en partie par les Etats-Unis.

Chaque tir de batterie revient à environ 50 000 dollars (environ 41 000 d’euros), selon les médias. La mise en place du système, décidée en 2005, avait d’ailleurs été retardée pour mieux former le personnel mais aussi parce qu’il semblait exagérément cher.

Le ministre de la Défense Moshe Yaalon visite le lanceur de missiles d’interception Arrow II à la base aérienne israélienne de Palmahim le 2 mars 2015. (Crédit photo : Yossi Zeliger/Flash90)

Outre le « Dôme de Fer », Israël dispose de batteries antimissiles Arrow (« Hetz » en hébreu), capables d’intercepter des missiles balistiques, et David’s Sling (la Fronde de David) pour des engins à moyenne portée.

Un test du système de défense de missile la Fronde de David. (Ministère de la Défense)

En mars, Israël a présenté un nouveau mortier à guidage laser, le « Iron sting », « conçu pour frapper des cibles avec précision dans des terrains ouverts ou des zones urbaines et ce, en minimisant la possibilité de dommages collatéraux », selon le ministre de la Défense Benny Gantz.

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