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Le groupe libanais Jamaa islamiya, étroitement lié au Hamas palestinien

"La Jamaa islamiya œuvre au Liban comme une extension du Hamas", explique l'analyste Mohanad Hage Ali

Un homme passe devant une affiche montrant les membres du groupe terroriste Jamaa al-Islamiya qui ont été tués lors d'une frappe israélienne à Beyrouth, au Liban, le 26 mars 2024. (Crédit :AP/Bilal Hussein)
Un homme passe devant une affiche montrant les membres du groupe terroriste Jamaa al-Islamiya qui ont été tués lors d'une frappe israélienne à Beyrouth, au Liban, le 26 mars 2024. (Crédit :AP/Bilal Hussein)

Le groupe terroriste libanais Jamaa islamiya, dont sept secouristes ont été tués dans une frappe israélienne dans la nuit de mardi à mercredi, est étroitement lié au Hamas palestinien avec qui il affirme mener des attaques contre Israël depuis le sud du Liban.

« Toutes les forces qui opèrent dans le sud du Liban coordonnent leur action », assure à l’AFP le chef du bureau politique de cette petite formation, Ali Abou Yassine.

Depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement terroriste palestinien dans la bande de Gaza il y a près de six mois, le Hezbollah libanais pro-Iran revendique, avec des groupes alliés, des attaques contre Israël depuis le sud du Liban pour soutenir le Hamas.

La Jamaa islamiya a revendiqué certaines de ces attaques, dont « des opérations communes avec le Hamas » présent au Liban, selon un responsable du groupe libanais qui a requis l’anonymat.

Le groupe a annoncé la mort de trois combattants le 10 mars, alors qu’ils menaient une attaque contre le territoire israélien depuis le sud du Liban, frontalier du nord d’Israël.

Le 2 janvier, deux de ses membres, gardes du corps du numéro deux du Hamas Saleh al-Arouri, avaient péri dans une frappe israélienne ayant tué ce dernier dans la banlieue sud de Beyrouth, selon le responsable.

La Jamaa islamiya a annoncé que sept secouristes qui lui étaient affiliés avaient été tués dans la nuit de mardi à mercredi dans une frappe israélienne sur leur centre de santé dans le village frontalier de Habariyé.

Israël a affirmé avoir visé « un important terroriste préparant des attaques contre le territoire israélien », qui a été « éliminé, ainsi que d’autres terroristes qui se trouvaient en sa compagnie ».

Le 24 mars, un responsable du groupe, Mohammad Assaf, avait échappé à une attaque de drone israélien qui le visait dans l’est du Liban, et un civil syrien avait été tué, selon une source de sécurité libanaise.

« La Jamaa islamiya œuvre au Liban comme une extension du Hamas », explique à l’AFP l’analyste Mohanad Hage Ali, du Carnegie Middle East Center. « Les deux formations ont une relation organique », ajoute-t-il.

L’analyste assure que ce mouvement « n’est pas une formation inféodée » au Hezbollah.

Ses relations avec la formation pro-iranienne ont connu des turbulences mais se sont récemment améliorées, surtout depuis l’élection en septembre 2022 d’une nouvelle direction, encore plus proche du Hamas, avec à sa tête cheikh Mohammad Takkoush, selon Mohannad Hage Ali.

« Nous avons des divergences avec le Hezbollah en raison de sa participation à la guerre en Syrie aux côtés du régime » du président Bachar al-Assad, déclare à l’AFP le chef du bureau politique de la Jamaa islamiya, Ali Abou Yassine.

Autrefois allié de Damas, les relations du Hamas avec le gouvernement syrien se sont détériorées dès le début de la guerre civile en Syrie en 2011, le mouvement palestinien ayant refusé de prendre le parti du régime syrien alors que le Hezbollah combat à ses côtés.

« Aujourd’hui, nous sommes dans la même tranchée que le Hezbollah concernant le dossier palestinien, mais nous restons en conflit sur le dossier syrien », affirme le responsable de la Jamaa islamiya qui a requis l’anonymat.

Née au début des années 1960, la petite formation libanaise « appartient à l’école des Frères musulmans » égyptiens qui ont essaimé dans le monde arabe, et dont le Hamas fondé en 1987 est également issu, explique-t-il.

Sur le plan politique, la Jamaa islamiya a un poids « marginal » selon l’analyste Mohanad Hage Ali, avec un seul député actuellement au parlement libanais.

Elle n’a pas pris part à la guerre civile libanaise (1975-1990), souligne le responsable de la formation s’exprimant sous couvert d’anonymat.

En 1982, elle a fondé une branche armée, les Forces al-Fajr (forces de l’aube), pour combattre l’invasion israélienne du Liban. Ces forces qui revendiquent aujourd’hui des attaques contre Israël comptent quelque 500 hommes selon les estimations de l’analyste.

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