Le Hamas bannit de Gaza deux chaînes saoudiennes de télévision
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Le Hamas bannit de Gaza deux chaînes saoudiennes de télévision

Les chaînes de télévision saoudiennes Al-Arabiya et Al-Hadath ne pourront plus opérer dans la bande de Gaza

Des Palestiniens regardent à la télévision la signature d'un accord de réconciliation au Caire entre des factions palestiniennes rivales, le Hamas et le Fatah, le 12 octobre 2017 à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. (Crédit : AFP / SAID KHATIB)
Des Palestiniens regardent à la télévision la signature d'un accord de réconciliation au Caire entre des factions palestiniennes rivales, le Hamas et le Fatah, le 12 octobre 2017 à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. (Crédit : AFP / SAID KHATIB)

Le mouvement terroriste palestinien du Hamas a décidé d’interdire aux chaînes de télévisions saoudiennes Al-Arabiya et Al-Hadath d’opérer dans la bande de Gaza sous son contrôle, a indiqué jeudi un journaliste collaborant avec ces médias.

Le ministère de l’Intérieur du Hamas et Al-Arabiya ont confirmé l’interdiction, imposée à la suite d’informations diffusées par ces chaînes selon lesquelles le Hamas avait arrêté plusieurs de ses membres pour « collaboration avec Israël ».

Selon un journaliste d’Al-Arabiya s’exprimant sous couvert d’anonymat, la décision interdit à « quiconque ou à une quelconque entreprise de fournir des services » aux deux chaînes.

Le Hamas a fermé la chaîne satellitaire Al-Arabiya dans la bande de Gaza en 2013 après la diffusion de « fausses » informations au sujet d’une aide du mouvement islamiste aux Frères musulmans.

Mais Al-Arabiya comme Al-Hadath, qui sont des chaînes saoudiennes basées à Dubaï, ont continué de travailler avec des journalistes indépendants dans l’enclave palestinienne.

Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, dépend largement de l’aide du Qatar, qui est la cible d’un blocus régional mené par l’Arabie saoudite.

Le syndicat des journalistes palestiniens a dénoncé la décision du Hamas, estimant dans un communiqué que les « restrictions sur la liberté de la presse et la fermeture répétée de médias » dans l’enclave étaient « contraires aux valeurs et aux principes nationaux ».

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