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Le Hamas dit avoir capturé des soldats et des civils lors de son assaut contre Israël

Selon des informations non confirmées, 52 Israéliens auraient été enlevés et emmenés à Gaza ; plusieurs véhicules également capturés ; l'UE dénonce fermement la prise d'otages

Des terroristes palestiniens retournant dans la Bande de Gaza avec le corps de ce qui semble être le corps d'une soldate israélienne, le 7 octobre 2023. (Crédit : Ali Mahmud/AP)
Des terroristes palestiniens retournant dans la Bande de Gaza avec le corps de ce qui semble être le corps d'une soldate israélienne, le 7 octobre 2023. (Crédit : Ali Mahmud/AP)

Le groupe terroriste palestinien du Hamas a diffusé des images montrant ses membres en train de capturer plusieurs soldats israéliens lors d’une attaque contre une base militaire à la frontière de la bande de Gaza, samedi.

Le Hamas, qui est basé à Gaza, a lancé un assaut sans précédent contre Israël dans la matinée, tirant des milliers de roquettes et déployant des hommes armés dans plusieurs communautés israéliennes par voie terrestre, maritime et aérienne, tuant au moins 22 personnes et en blessant des centaines d’autres.

Cette attaque sur plusieurs fronts, qui intervient au lendemain de la célébration par Israël du 50e anniversaire de l’invasion surprise de Yom Kippour, semble avoir pris l’armée et les forces de sécurité israéliennes totalement par surprise.

Des hommes armés du groupe terroriste Hamas se sont emparés d’au moins une base militaire et des hommes armés ont pénétré dans des communautés frontalières israéliennes, tuant et capturant des résidents, apparemment sans rencontrer une grande résistance de la part des forces israéliennes, selon les témoignages des résidents.

D’autres images publiées en ligne montrent des civils israéliens apparemment pris en otage par le groupe terroriste. Les médias arabes ont rapporté que 52 Israéliens avaient été capturés. De nombreux prisonniers auraient été tués.

L’armée a refusé de fournir des détails sur les pertes ou les enlèvements et poursuit sa lutte contre les infiltrés.

Un soldat israélien près des dépouilles d’Israéliens tués par des terroristes palestiniens venus de la bande de Gaza, dans la ville de Sderot, dans le sud d’Israël, le samedi 7 octobre 2023. (Crédit : Tsafrir Abayov/AP)

Les réseaux sociaux regorgent de vidéos montrant des combattants du Hamas paradant dans les rues avec ce qui semble être des véhicules militaires israéliens volés, dont un char d’assaut, et au moins un soldat israélien mort, traîné et piétiné dans la bande de Gaza par une foule de Palestiniens en colère criant « Allah akbar [Dieu est grand] ».

Les services de secours du Magen David Adom ont déclaré que deux de leurs ambulances avaient été capturées et qu’au moins un secouriste avait été tué.

Six heures après le début de l’invasion, des militants du Hamas se battaient encore à l’intérieur d’au moins sept localités israéliennes et d’une base militaire, dans une surprenante démonstration de force qui a choqué le pays.

L’infiltration de combattants dans le sud d’Israël constitue un exploit majeur – et une escalade – pour le Hamas, obligeant des millions d’Israéliens à se réfugier dans des pièces sûres, à l’abri des explosions de roquettes et des combats à l’arme blanche avec les combattants du Hamas. Les villes et les villages se sont vidés lorsque l’armée a fermé les routes près de Gaza.

« Nous comprenons qu’il s’agit d’événements importants », a déclaré à la presse le lieutenant-colonel Richard Hecht, porte-parole de l’armée israélienne. Il a précisé que l’armée israélienne avait fait appel aux réservistes.

Des Palestiniens prenant le contrôle d’un char israélien après avoir franchi la barrière frontalière avec Israël depuis Khan Yunis, dans le sud de la Bande de Gaza, le 7 octobre 2023. (Crédit : Saïd Khatib/AFP)

Hecht a refusé tout commentaire sur la manière dont le Hamas avait réussi à surprendre l’armée. « C’est une bonne question », a-t-il seulement répondu.

Israël a construit une énorme clôture le long de la frontière de Gaza afin d’empêcher les infiltrations. Cette clôture s’enfonce profondément dans le sol et est équipée de caméras, de capteurs de haute technologie et d’une technologie d’écoute sensible.

Le site d’information Ynet a rapporté que les forces de sécurité étaient en train de déterminer si les récentes émeutes le long de la frontière de Gaza n’ont pas servi, en réalité, de couverture aux terroristes pour introduire des explosifs qui ont été utilisés pour franchir la barrière.

Des images publiées en ligne montrent que la barrière a été complètement détruite en plusieurs endroits et que des véhicules du Hamas l’ont franchie sans encombre.

Les habitants des communautés situées le long de la frontière ont parlé de la terreur qu’ils ont ressentie, alors qu’ils appelaient à l’aide et signalaient des tirs terroristes à l’intérieur des kibboutzim et d’autres zones résidentielles. Un certain nombre d’entre eux ont également souligné que la présence de Tsahal dans les rues était faible, voire inexistante.

Une résidente du kibboutz Beeri a déclaré à la Douzième chaîne que son père avait été enlevé dans une communauté frontalière du sud par des terroristes du Hamas et emmené dans la bande de Gaza.

« Il m’a envoyé un message pour me dire qu’ils étaient dans la maison », a-t-elle déclaré en pleurant. « Il m’a dit qu’ils l’emmenaient », a-t-elle ajouté, précisant qu’elle avait vu des photos de lui à Gaza.

Des Palestiniens retournent à Gaza au volant d’un véhicule blindé israélien qui a été saisi après que des terroristes sont entrés en Israël par voie terrestre, le 7 octobre 2023. (Photo MAJDI FATHI / AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que le pays était en guerre et a juré de faire payer au Hamas un « prix sans précédent ».

Israël a, par le passé, réagi de manière très musclée à la capture de soldats et de civils.

En 2006, il a lancé une attaque massive contre le Liban, y compris une invasion de forces terrestres, après que le groupe terroriste Hezbollah a tué et capturé trois soldats israéliens.

Le Hamas considère les prisonniers israéliens comme le meilleur moyen d’obtenir des concessions de la part d’Israël.

En 2011, Israël a échangé 1 027 prisonniers de sécurité palestiniens contre le soldat Gilad Shalit, capturé lors d’une attaque transfrontalière en 2006.

Ces dernières années, Israël s’est néanmoins montré plus réticent à procéder à des échanges de prisonniers de cette ampleur. Jusqu’à samedi, le Hamas détenait les corps de deux soldats israéliens et de deux civils vivants.

À la suite d’informations concernant les captures de soldats et de civils, le chef de la politique étrangère de l’Union européenne, Josep Borrell, a demandé la libération immédiate de tous les otages israéliens.

« Les nouvelles de civils pris en otage chez eux ou à Gaza sont consternantes », a publié Borrell sur X, le site de réseaux sociaux anciennement connu sous le nom de Twitter.

« C’est contraire au droit international », a-t-il écrit. « Les otages doivent être libérés immédiatement. »

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