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Le Hamas et la Syrie annoncent la reprise de leurs relations

Des sources ont expliqué à Reuters que des discussions seraient en cours sur la reprise des liens ; la Syrie avait fermé le bureau du Hamas en 2012

Le président syrien Bashar al-Assad, à droite, rencontre Ismail Haniyeh du Hamas à Damas, en Syrie, le 4 décembre 2006. (Crédit : AP/Sana, File)
Le président syrien Bashar al-Assad, à droite, rencontre Ismail Haniyeh du Hamas à Damas, en Syrie, le 4 décembre 2006. (Crédit : AP/Sana, File)

Une décennie après avoir rompu ses liens avec le président syrien Bashar el-Assad et avoir décampé de Damas, le Hamas serait en pourparlers pour une reprise des liens avec la Syrie, selon des membres du groupe terroriste qui se sont exprimés mardi.

« Les contacts avec la Syrie sont en train de s’améliorer pour revenir entièrement à ce qu’ils étaient, du fait de nombreuses visites de dirigeants du Hamas en Syrie », a indiqué à l’AFP un haut responsable du mouvement palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza, sous couvert d’anonymat.

« La Syrie soutient la cause palestinienne et le peuple palestinien. Le Hamas tient à la relation avec la Syrie et avec tous les pays arabes », a-t-il ajouté.

Le Hamas et la Syrie avaient rompu toutes leurs relations depuis le début de l’année 2012, quand les dirigeants du groupe s’étaient insurgés contre la répression brutale par Assad du soulèvement qui entraînera la guerre civile syrienne. La Syrie avait fermé les bureaux du Hamas quelques mois plus tard, mettant à l’époque un point final au chapitre des liens entretenus par les deux parties.

Un responsable anonyme du groupe terroriste a indiqué que le Hamas et la Syrie s’étaient engagés « dans des réunions de haut-rang » en faveur d’une réconciliation, a noté Reuters.

Les responsables syriens n’ont pas répondu à une demande de commentaire soumise par l’agence de presse.

Le Hamas, un groupe armé qui a juré de détruire l’État juif, avait installé ses bureaux en Syrie à la fin des années 1990.

Depuis qu’ils ont quitté Damas, les dirigeants du Hamas ont principalement établi leurs bases au Qatar, en Égypte et dans la bande de Gaza.

L’opposition du Hamas au gouvernement syrien, au début de la guerre civile, avait aussi entraîné la colère de leur allié mutuel, l’Iran, qui aurait alors cessé de financer le groupe – une affirmation qui a été démentie en 2016 par la république islamique.

En 2017, le dirigeant du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, avait estimé que les liens unissant le groupe terroriste et Téhéran étaient « fantastiques ».

Le guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, à droite, rencontre le bras droit du chef du Hamas, Saleh al-Arouri, deuxième à gauche et une délégation du Hamas à Téhéran, le 22 juillet 2019. (Crédit : Office of the Iranian Supreme Leader via AP)

Israël et le Hamas se sont opposés au cours de plusieurs conflits depuis que l’organisation terroriste a pris le contrôle de la bande de Gaza, en 2007.

L’Iran, le Hezbollah et le Hamas avaient ouvert un centre d’opération conjoint à Beyrouth pendant la guerre qui avait opposé, l’année dernière, Israël et les groupes terroristes de Gaza pendant onze jours, selon Ibrahim Al-Amine, rédacteur en chef du quotidien libanais pro-Hezbollah Al-Akhbar.

Le Hamas, une organisation terroriste islamique et fondamentaliste, avait été créé en 1987 au début de la Première Intifada en tant qu’émanation des Frères musulmans égyptiens. L’organisation a appelé de manière répétée à la destruction d’Israël et elle a été à l’origine de dizaines d’attentats terroristes meurtriers.

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