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Le Likud envisage des primaires, Regev et Katz soutiennent Netanyahu

La ministre de la Culture a déclaré qu'elle soutiendrait le Premier ministre "dans tous les cas" ; la députée Michal Shir annonce qu'elle soutiendra le rival Gideon Saar

La ministre de la Culture Miri Regev s'exprime lors d'une cérémonie à la Knesset en l'honneur des allumeurs de flambeaux de la cérémonie du 70e Jour de l'Indépendance au Mont Herzl, qui aura lieu cette semaine. 15 avril 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)
La ministre de la Culture Miri Regev s'exprime lors d'une cérémonie à la Knesset en l'honneur des allumeurs de flambeaux de la cérémonie du 70e Jour de l'Indépendance au Mont Herzl, qui aura lieu cette semaine. 15 avril 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Les membres du cabinet Miri Regev et Yisrael Katz ont déclaré jeudi qu’ils soutiendraient le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’il devait y avoir des primaires internes afin de couper court aux demandes de Kakhol lavan que le Likud écarte Netanyahu, en prise avec ses affaires judiciaires, de la direction du parti. Le député Gideon Saar a déjà indiqué qu’il chercherait à défier Netanyahu.

« Je soutiens Netanyahu à la tête du Likud » en cas de primaires, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Yisrael Katz, selon le Douzième chaîne.

Katz, l’actuel numéro 3 du Likud, a manifesté son intérêt à briguer la direction du  Likud après le départ de Netanyahu, mais il a clairement déclaré qu’il soutiendra Netanyahu jusqu’à ce jour.

Regev a dit qu’elle soutiendrait Netanyahu « dans tous les cas. Primaires ou pas, il est le meilleur chef du parti et du pays et je le soutiens sans équivoque », a déclaré la ministre de la Culture au Times of Israël.

Jeudi, Netanyahu a déclaré qu’il envisageait de tenir des « primaires surprises » pour la direction du parti afin de refroidir les attentes de potentiels partenaires de coalition d’une possible rébellion contre lui de la part d’autres membres du parti, s’il apparaissait clairement qu’il ne peut pas former un gouvernement, en pleine impasse politique des négociations de coalition.

« L’objectif de cette démarche est d’enlever l’illusion d’une ‘rebellion au Likud’ que les autres partis attendent, quelque chose qui les empêche de rejoindre un gouvernement d’unité », a déclaré le Likud dans un communiqué. Celui-ci a été publié après que des négociations entre Netanyahu et Avidgor Liberman, le chef d’Yisrael Beytenu, sur la proposition d’un gouvernement d’unité se sont achevées après seulement une heure, sans la moindre avancée.

En réaction à l’annonce, l’ancien ministre de l’Education du Likud Gideon Saar a indiqué qu’il allait défier Netanyahu pour la direction du parti. « Je suis prêt », a-t-il tweeté sèchement.

Ni Netanyahu ni son rival Benny Gantz de Kakhol lavan n’ont de possibilité claire pour former une majorité à la Knesset. Netanyahu essaie actuellement de former une coalition, mais sans grand succès. Gantz aura probablement aussi la possibilité de former un gouvernement si Netanyahu échoue. Gantz a refusé de siéger dans une coalition avec Netanyahu tant que le Premier ministre risque d’être inculpé. Il espère que Saar, ou une autre figure importante au sein du Likud, pourrait bien prendre ses distances du parti pour s’allier avec lui.

La députée du Likud Michal Shir a déclaré à la Douzième chaîne que « s’il y a effectivement des primaires » pour la direction du parti, elle soutiendra son ancien chef Saar.

Shir a cependant souligné que le Likud n’a pas encore décidé si le parti tiendrait des primaires.

Shlomo Karhi, un nouvel élu du Likud, a soutenu Netanyahu, en déclarant qu’il sait « déjà qui je vais choisir à la tête du Likud, quels que soient les candidats. A mes yeux, Netanyahu est le candidat le plus méritant pour diriger le Likud et le gouvernement pour la prospérité de l’Etat d’Israël ».

Le député du Likud Sharren Haskel n’a pas voulu choisir de candidat dans l’entretien accordé au le site d’information Srugim, se contentant de déclarer, « nous n’en sommes pas encore là. Je me prononcerai le moment venu ».

Gideon Saar, un cadre du Likud, est photographié lors d’une visite de campagne au marché Mahane Yehuda de Jérusalem, le 4 avril 2019. (Hadas Parush/Flash90)

Lors d’une réunion du parti du Likud plus tard mercredi après-midi, Netanyahu n’a fait aucune mention de primaires lors des brefs remarques avant que l’on demande aux journalistes de quitter la pièce. Il a dit qu’il faisait des efforts pour former « un  gouvernement d’unité large » et a accusé Gantz de vouloir détruire la démocratie en refusant de siéger avec Netanyahu qui risque d’être inculpé.

Gantz « essaie d’éviter [d’écouter] la voix du peuple », a-t-il attaqué.

Netanyahu aurait dit à ses collègues plus tard dans la réunion que des primaires au Likud devaient être organisées dès que possible, pour déjouer les efforts de Kakhol lavan de diviser le parti. « Je me prépare pour les primaires », aurait-il dit.

Le président Reuven Rivlin a proposé un gouvernement d’unité entre le Likud et Netanyahu et le parti centriste Kakhol lavan de Benny Gantz où le pouvoir serait équitablement partagé, avec Netanyahu et Gantz qui serviraient tous les deux comme Premier ministre pendant deux ans. Rivlin a également laissé entendre que Netanyahu pourrait prendre un congé d’absence ouvert si et quand il était inculpé dans une ou plusieurs des affaires criminelles qui le visent, y compris pour une accusation de corruption.

Selon l’arrangement proposé par Rivlin, Gantz, en tant que « Premier ministre par intérim » dans un tel scénario, disposerait de toute l’autorité du Premier ministre. Une modification juridique au poste de « Premier ministre par intérim » permettrait théoriquement à Netanyahu de prendre un congé d’absence s’il est officiellement inculpé et permettrait à Gantz d’éviter de servir dans un gouvernement avec un Premier ministre qui est inculpé.

Mais les deux partis n’ont pas réussi à décider qui serait Premier ministre en premier dans un tel accord, entre autres problèmes. Kakhol lavan a dit qu’il accepterait un gouvernement d’unité avec le Likud si Netanyahu n’était pas à sa tête.

Le président Reuven Rivlin, (au centre), le Premier ministre Benjamin Netanyahu, (à gauche), et le leader de Kakhol lavan, Benny Gantz, lors d’une cérémonie de commémoration de feu le président Shimon Peres au mont Herzl de Jérusalem, le 19 septembre 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Netanyahu n’a pas dit qu’il démissionnerait s’il était inculpé et, selon la loi israélienne, il ne serait pas obligé de le faire. De nombreux experts juridiques pensent que le Premier ministre pourrait rester en poste même s’il était condamné, et il ne serait contraint à la démission qu’une fois toutes les procédures d’appel épuisées. Kakhol lavan a annoncé qu’il ne prendra pas part à une coalition avec le Likud sauf si Netanyahu démissionnait.

Mercredi, lors de la première journée des audiences de pré-inculpation de Netanyahu, son équipe de défense a présenté aux procureurs de l’Etat de nouveaux arguments et des nouvelles preuves dans les trois affaires. Ils affirment que ces preuves « contredisent complètement les allégations du document d’inculpation ». L’audience s’est poursuivie jeudi.

En août, avant l’élection de septembre, Netanyahu a obtenu un engagement écrit de la part des principaux candidats à la Knesset du parti pour dire qu’ils s’unissaient derrière lui et qu’ils n’avaient pas l’intention de le remplacer. Cette décision est survenue au lendemain d’une déclaration d’un des principaux rivaux de Netanyahu, stipulant qu’il pourrait essayer de forger une coalition de gouvernement après les élections avec un membre du parti si le Premier ministre refusait de jouer le jeu.

Netanyahu a demandé aux 40 premiers candidats de sa liste électorale de signer une déclaration de loyauté qui stipulait que : « Nous, soussignés, les candidats de la liste du Likud pour la 22e Knesset, affirmons que nous ne nous laisserons pas dicter notre politique par un autre parti. Quels que soient les résultats des élections, le Premier ministre et président du Likud Benjamin Netanyahu est le seul candidat du Likud pour le poste de Premier ministre, et il n’y aura pas d’autre candidat. »

Le parti avait déclaré à l’époque que l’objectif de l’initiative était d’empêcher les « manipulations » de la part de concurrents qui discutaient avec des membres du Likud afin de remplacer Netanyahu.

Un mois plus tôt, Gantz a dit qu’il était « en négociations avec des représentants du Likud » sur la possibilité de former un gouvernement d’unité sans Netanyahu, après les élections.

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