Le ministère de la Défense déjoue une tentative de piratage de son réseau
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Le ministère de la Défense déjoue une tentative de piratage de son réseau

L'information sur l'origine de la cyberattaque a fait l'objet d'une ordonnance d'obligation de silence

Des cadets en formation dans l'unité de Cyber Défense de l'armée israélienne, le 10 juin 2013 (Crédit : Unité de porte-parole de Tsahal)
Des cadets en formation dans l'unité de Cyber Défense de l'armée israélienne, le 10 juin 2013 (Crédit : Unité de porte-parole de Tsahal)

Le ministère de la Défense a déjoué plusieurs tentatives de cyberattaques visant son réseau ouvert au cours des dernières semaines, a annoncé lundi la Deuxième chaîne .

Un email envoyé aux employés du ministère de la Défense contenant une pièce jointe portant des logiciels malveillants, qui auraient donné accès à distance aux ordinateurs ouverts en réseau du ministère, a été en grande partie bloqué par l’unités anti-piratages du l’armée.

Le message infecté a, cependant, réussi à passer par les mailles du filet par le biais d’une poignée d’employés de divers départements du ministère de la Défense, mais n’a pas violé le système.

Les fonctionnaires du ministère ont précisé que le logiciel était un type de cheval de Troie d’accès à distance, qui donne aux pirates accès aux fichiers informatiques, ainsi que la possibilité d’enregistrer les frappes de touches et de prendre des captures d’écran d’ordinateur.

Des détails supplémentaires sur l’origine de la tentative de piratage sont sous le sceau du secret en raison d’une ordonnance de silence imposée sur ces informations, selon le reportage.

Dans un effort pour améliorer les procédures en cybersécurité, le personnel de sécurité au ministère avaient averti les employés du risque de futures cyberattaques, en insistant sur les signes avant-coureurs qui indiquaient que les pirates tentaient d’infiltrer les ordinateurs du ministère de la Défense.

Le ministère de la Défense, en réponse, a déclaré que même si la sécurité du réseau avait été violée par le cheval de Troie, son matériel classifié n’était soumis à aucun risque. « Ce n’était pas [une attaque ciblant] le réseau interne et / ou des informations classifiées, plutôt sur notre site Internet, qui est non classifié ».

« Les systèmes de défense du ministère ont agi pour empêcher que l’Internet ne soit pas du tout touché  », a poursuivi la communiqué.

Le vandalisme utilisé par les pirates pour attaquer des sites israéliens dans le cadre de la cyber-attaque d'OpIsrael, le 7 avril 2015. (Capture d'écran: yossiyonah.org.il)
Le vandalisme utilisé par les pirates pour attaquer des sites israéliens dans le cadre de la cyber-attaque d’OpIsrael, le 7 avril 2015. (Capture d’écran: yossiyonah.org.il)

L’annonce de lundi intervient un mois après que l’autorité cybernétique nationale du bureau du Premier ministre ait averti qu’Israël pourrait être la cible d’une imminente cyber-attaque à grande échelle.

Les ministères et les agences de sécurité ont été alertés et devaient rester attentifs à d’éventuelles modifications de leurs systèmes informatiques. Les responsables de la sécurité ont reçu l’ordre de se préparer à « tout scénario possible », avait révélé en juillet le quotidien israélien Haaretz.

Dans les deux dernières années, Israël a été pris pour cible par un certain nombre de cyber attaques. Les responsables ont attribué ces tentatives d’infiltration à des pirates affiliés au Hezbollah et au gouvernement iranien.

En avril, les pirates du groupe de hackers Anonymous avaint défiguré des dizaines de sites israéliens dans le cadre de ce qu’il a menacé d’être un « holocauste électronique ». Surnommé OpIsrael, les pirates anti-israéliens ont ciblé des sites gouvernementaux et d’organisations israéliennes, leurs pages Facebook et ont eu accès à des e-mails personnels.

Ces attaques annuelles n’ont jusqu’ici pas causé d’interruption des services Internet en Israël, et ont échoué à empêcher le fonctionnement des principaux sites du gouvernement.

En réponse, Israël a investi des ressources afin de rationaliser ses capacités cyber offensives et défensives, et a annoncé le mois dernier la création d’un nouveau corps de défense israélienne responsable de toute la cyberactivité d’Israël.

Israël est devenu un centre de recherche et développement en cybersécurité, avec des multinationales des États-Unis, d’Europe et d’Asie installant des laboratoires de recherche et développement pour développer des meilleurs stratégies et des technologies plus efficaces de cyberdéfense.

Les entreprises de cybersécurité israéliennes exporteraient 3 milliards de dollars de connaissances, de services et de solutions chaque année, et développent de nombreuses technologies dont le monde aura besoin dans les années à venir pour protéger les banques, les infrastructures et les serveurs des gouvernement.

L’an dernier, des pirates chinois avaient réussi à pénétrer dans les entreprises de sécurité israéliennes et à voler des informations sur le système Dôme de fer d’Israël, le missile Arrow, les flottes de drones et d’autres systèmes de sécurité.

Mitch Ginsburg a contribué à cet article.

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