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Le ministère de l’Éducation dénonce une tentative « illégitime » de grève

La directrice générale du ministère affirme que le nouveau protocole fera des écoles des lieux sûrs ; la chef du syndicat des enseignants parle de "protestation" et non de grève

La directrice générale du ministère de l'Éducation, Dalit Stauber, assiste à une conférence de presse à la Knesset, le 5 janvier 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La directrice générale du ministère de l'Éducation, Dalit Stauber, assiste à une conférence de presse à la Knesset, le 5 janvier 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La directrice générale du ministère de l’Education, Dalit Stauber, a critiqué jeudi l’appel lancé par le syndicat des enseignants israéliens à ses membres de ne pas se rendre au travail pour protester contre le nouveau protocole qui supprime la quarantaine pour les élèves exposés à des porteurs du COVID-19.

Le tribunal du travail de Tel Aviv a finalement bloqué la grève spontanée lancée la nuit précédente par le chef du syndicat, Yaffa Ben-David, que Stauber a jugée « illégitime ».

« À mon avis, c’est un coup de force qui n’est pas correct », a-t-elle déclaré à la station Radio103FM.

Le ministère de l’Education et le syndicat des enseignants israéliens devaient discuter des nouvelles règles de quarantaine lors d’une réunion jeudi après-midi.

La secrétaire-générale du Syndicat des enseignants, Yaffa Ben-David, le 15 mars 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Stauber a insisté sur le fait que le nouveau protocole, qui prévoit l’obligation pour les élèves d’effectuer deux tests de dépistage du virus à domicile par semaine, fera des écoles « les lieux les plus sûrs pour chaque citoyen du pays ».

Elle a fait état de recherches récentes sur l’impact de l’enseignement à distance sur les étudiants pendant les périodes de confinement au cours des deux dernières années de la pandémie, qui ont entraîné une augmentation de la dépression, des troubles alimentaires et d’autres problèmes.

« La santé et le bien-être ne se résument pas à Omicron ou au coronavirus… c’est aussi la santé mentale des enfants… Les enfants doivent se lever le matin et garder leurs habitudes », a-t-elle déclaré.

Malgré tout, Ben-David est restée sur ses gardes, déclarant jeudi à la chaîne publique Kan que sa décision de ne pas travailler était une « protestation » et non une grève.

Une salle de classe vide dans une école du quartier de Beit Hakerem à Jérusalem, le 21 octobre 2020. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Elle a déclaré qu’en appliquant les nouvelles règles de quarantaine, le gouvernement a pris une « décision populiste et délaisse le personnel enseignant ».

Edna David, secrétaire générale adjointe du syndicat des enseignants, a déclaré à la Douzième chaîne que ce mouvement avait pour but de protester contre « le protocole très irresponsable adopté par le gouvernement ».

« C’est le chaos dans le système éducatif. Ils jouent ici sur la santé des éducateurs », a-t-elle déclaré.

David a déclaré que Ben-David avait pris « la décision la plus responsable pour protéger la santé des 160 000 enseignants qui viennent dans les écoles et les jardins d’enfants. »

« Je n’ai jamais entendu la ministre de l’Éducation parler de la santé des enseignants et des éducateurs de maternelle », a-t-elle déploré.

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