Nitzan Horowitz, citant « l’urgence », annonce la vaccination dans les écoles
Rechercher

Nitzan Horowitz, citant « l’urgence », annonce la vaccination dans les écoles

Malgré un différend avec la ministre de l'Éducation à ce sujet, le ministre Horowitz affirme que des vaccinations seront réalisées partout où nécessaire - et aussi dans les écoles

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz se fait injecter un rappel contre la COVID-19 lors d'une visite à l'hôpital   Meir de Kefar Sava,le 13 août 2021. (Crédit :  Avshalom Sassoni/Flash90)
Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz se fait injecter un rappel contre la COVID-19 lors d'une visite à l'hôpital Meir de Kefar Sava,le 13 août 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz a déclaré vendredi que les enfants seraient vaccinés contre la COVID-19 dans les écoles dès la rentrée scolaire malgré un différend sur le sujet qui l’oppose à la ministre de l’Éducation.

« Au début de l’année scolaire, nous vaccinerons dans les écoles. Nous vaccinerons partout parce que nous sommes dans l’urgence et nous ferons tous les efforts que nous pourrons pour être partout et pour vacciner tous ceux qui en ont besoin », a commenté Horowitz alors qu’il se faisait administrer une piqûre de rappel, quelques heures après le lancement de campagne d’injection d’une troisième dose en direction des Israéliens de cinquante ans et plus.

« Tout dirigeant d’une autorité ou d’une institution qui en émet le souhait recevra une unité de vaccination mobile », a poursuivi le ministre.

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz avait réitéré jeudi son soutien à la vaccination des enfants contre la COVID-19 dans les écoles, soulignant qu’elles étaient le meilleur endroit pour atteindre les jeunes qui ne sont pas vaccinés. 

Ces commentaires avaient été un défi apparent à l’autorité de la ministre de l’Education Yifat Shasha-Biton, qui s’est opposée à la vaccination dans les écoles.

« Nous devons faire tous les efforts possibles pour atteindre tous ceux qui ne sont pas encore vaccinés », avait déclaré Horowitz à la Douzième chaine. 

Alors qu’Israël semblait avoir tourné la page de la pandémie de coronavirus en juin, les deux derniers mois ont vu une accélération rapide de la morbidité, alimentée par le variant Delta, hautement contagieux. Le gouvernement a fait de la vaccination sa principale arme pour combattre la résurgence du virus, les vaccins étant désormais accessibles à toute personne âgée de plus de 12 ans. 

« Les vaccinations devraient être effectuées dans les écoles, car c’est là que les jeunes se trouvent », avait ajouté Horowitz, voyant les écoles comme un lieu stratégique pour atteindre les enfants non vaccinés et, avec la permission de leurs parents, les vacciner.  

Reconnaissant que Shasha-Biton était opposée à l’idée, Horowitz avait déclaré que « la décision concernant les vaccinations et tout ce qui a trait à la santé, y compris dans les écoles, est la décision du ministre de la Santé, et c’est mon autorité selon la loi ».

La ministre de l’Education Yifat Shasha-Biton à la Knesset, le 2 août 2021. (Crédit : YonatanSindel/Flash90)

À quelques semaines du début de l’année scolaire, le gouvernement a approuvé un plan sur la manière de faire fonctionner les écoles pendant la pandémie. Celui-ci s’appuiera sur des tests sur les élèves, afin de repérer rapidement ceux qui sont infectés et les mettre en quarantaine et les empêcher de transmettre le virus à d’autres. 
  
Cependant, le mois de septembre sera également marqué par les grandes fêtes, durant lesquelles les écoles sont fermées. Avec seulement neuf jours d’école prévus répartis sur tout le mois, certains ont suggéré de retarder l’année scolaire jusqu’en octobre, ce qui donnerait également plus de temps pour juguler la vague d’infections. 

Néanmoins, Horowitz avait souligné jeudi la nécessité de débuter l’année scolaire en septembre. 

« Il est important pour les enfants et les familles de démarrer l’année scolaire à temps », avait-il affirmé, notant que cela était l’objectif du plan, qui repose entièrement sur le dépistage du virus. 

La Douzième chaine a rapporté que, lors d’une réunion du cabinet mercredi soir, lorsque le gouvernement a approuvé un renforcement des restrictions sur les rassemblements afin de freiner la propagation du virus, les ministres s’étaient ralliés en faveur de la vaccination dans les écoles tout en attaquant Shasha-Biton pour ses objections au plan. 

Au cours de la réunion du cabinet, la ministre des Transports, Merav Michaeli, avait fait remarquer que d’autres vaccins, tels que le tétanos ou le papillomavirus, étaient également administrés dans les écoles. 

« Je ne comprends pas les revendications pédagogiques », avait déclaré Horowitz, selon la chaine, qui n’a pas cité ses sources. 

Shasha-Biton avait répondu qu’elle n’avait aucune objection à la vaccination des enfants dans les écoles, mais pas pendant les heures de cours.

« Alors quel est l’intérêt de cela ? », avait répliqué Horowitz. « Quand sont-ils là ? Pendant les cours. Quel est l’intérêt de vacciner après ? »

Des élèves israéliens se rendent à l’école à Tel Aviv, le 18 avril 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

La ministre des Sciences et de la Technologie, Orit Farkash-Hacohen, avait ensuite suggéré d’administrer les vaccins en fin de journée, lorsque les parents viennent chercher leurs enfants, mais Shasha-Biton avait objecté que cela pourrait entraîner des tensions, en raison des divergences d’opinion de la population sur la COVID-19 et les vaccinations.

« Une école devrait être un espace protégé, sensible et éducatif, et je ne veux pas amener tout le débat autour du coronavirus au sein des écoles », avait déclaré Shasha-Biton. « Laissez un peu de répit [aux enfants]. »

La détermination du ministère de l’Education à maintenir les vaccins COVID-19 hors des écoles se serait étendue à un plan gouvernemental visant à effectuer des tests sérologiques sur plus de 1,5 million d’élèves, afin de déterminer combien d’entre eux possèdent des anticorps au virus, permettant ainsi à ces élèves d’obtenir des exemptions de quarantaine et de rester en classe, même après avoir été exposés à un porteur connu.

Le ministère prend des mesures pour rendre plus difficile la réalisation des tests sérologiques dans les écoles de la ville ultra-orthodoxe de Bnei Brak, a rapporté mercredi la Douzième chaine. 

50 000 tests ont été préparés pour les élèves, et la ville a reçu l’autorisation écrite des parents. Le système scolaire ultra-orthodoxe a déjà repris en début de semaine. 

Cependant, le ministère aurait indiqué à la municipalité que les tests sérologiques ne seraient pas autorisés à être menés pendant les heures de classe et ne pourront être effectués qu’en présence d’un parent, ce qui réduit considérablement les chances qu’ils soient effectués. 

Shasha-Biton avait suscité la controverse en qualifiant de « crime » l’idée de vacciner les élèves dans les écoles. 

Le mois dernier, elle a été réprimandée par le Premier ministre Naftali Bennett pour s’être opposée à des responsables de la santé. En tant que présidente du comité de la Knesset sur le coronavirus dans le précédent gouvernement, elle a annulé plusieurs restrictions concernant le virus adoptées par le cabinet.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...