Le ministre de l’Education veut une ouverture des écoles au 1er septembre
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Le ministre de l’Education veut une ouverture des écoles au 1er septembre

Yoav Gallant a annoncé les détails de son plan pour la prochaine année scolaire, mais il a reconnu qu'il présente des difficultés

Le ministre de l'Education Yoav Gallant tient une conférence de presse à Tel Aviv, le 6 août 2020. (Avshalom Sassoni/Flash90)
Le ministre de l'Education Yoav Gallant tient une conférence de presse à Tel Aviv, le 6 août 2020. (Avshalom Sassoni/Flash90)

Lançant officiellement son plan pour la prochaine année scolaire sous les contraintes liées au coronavirus, le ministre de l’Education Yoav Gallant a promis jeudi d’ouvrir des écoles au 1er septembre. Il a toutefois reconnu que l’année connaitrait une rentrée agitée.

« Nous serons prêts le 1er septembre », a déclaré Gallant lors d’une conférence de presse. « Le temps pour se préparer est court, et la mission est très complexe. L’ouverture de l’année scolaire sera pleine de difficultés. Nous nous occuperons de chaque difficulté. »

« Ce ne sera pas parfait. Nous ne pourrons pas fournir une scolarité complète à tout le monde. Toutes les mesures de protection ne seront pas disponibles partout, et tout n’aura pas lieu au premier jour d’école », a déclaré Gallant.

Mais il a dit qu’il cherchait à donner aux élèves une rentrée des classes la plus paisible possible.

« Ces sont les adultes qui devraient s’occuper des difficultés », a-t-il dit, en ajoutant que son ministère agirait en toute transparence envers le public.

Dimanche, le cabinet a approuvé un plan scolaire de 4,2 milliards de shekels (1 milliard d’euros), nommé « Apprendre en sécurité ». Le plan a été conçu par les ministères de l’Education, des Finances et de la Santé.

Le plan permettra aux enfants des crèches jusqu’au CE1 de suivre des cours complets ; les élèves de CE2 et CM1 seront divisés en « capsules » allant jusqu’à 18 étudiants ; et ceux du CM2 jusqu’à la terminale, également placés en « capsules », auront deux jours de cours de classe par semaine, et le reste à distance.

Gallant a déclaré qu’il pourrait y avoir des différences et aspects spécifiques d’une ville à l’autre en fonction des besoins.

Des écoliers israéliens portent des masques pour prévenir la propagation du coronavirus, à Tel Aviv, le 6 juillet 2020. (AP Photo/Sebastian Scheiner)

Il a déclaré que 1,2 milliard (300 millions d’euros) seront consacrés à améliorer l’infrastructure des études à distance, permettant notamment l’acquisition de dizaines de milliers d’ordinateurs portables et de téléphones casher pour le public ultra-orthodoxe.

En outre, 13 000 nouveaux professeurs et postes d’assistants de professeurs seront ajoutés au système scolaire. Les enseignants seront formés sur les moyens d’utiliser au mieux les plateformes d’étude en ligne.

Le reste du budget sera consacré aux équipements d’hygiène et de protection, aux programmes d’aide pour les groupes défavorisés et aux services d’information. Les écoles seront équipées de thermomètre à leurs portes pour contrôler les températures, il y aura un nettoyage plus fréquent et des distributeurs pour se désinfecter les mains dans chaque salle de classe.

Des élèves et des enseignants portent des masques de protection à leur retour à l’école, à l’école Hashalom de Mevaseret Zion, près de Jérusalem, le 17 mai 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le plan sera en vigueur pour l’ensemble de l’année scolaire, sauf si un vaccin efficace est découvert ou s’il y a un autre confinement national, a déclaré Gallant. Il a dit qu’il espérait qu’au moins 50 % des mesures pour renforcer les formations à distance seraient achevées d’ici janvier.

Les écoles ont été fermées à la mi-mars afin d’endiguer la propagation du virus, mais presque toutes les classes ont pu reprendre lors de la deuxième semaine de mai. Certains experts ont cependant affirmé que cela avait contribué à la résurgence du virus ces dernières semaines. Le gouvernement a fini par fermer les classes de lycée à la fin de l’année scolaire, et a depuis lors pris des mesures pour fermer ou limiter les programmes éducatifs.

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