Un ex-député iranien impute les récentes explosions mystérieuses au Mossad
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Un ex-député iranien impute les récentes explosions mystérieuses au Mossad

L'ancien chef de la commission de Sécurité et des Affaires étrangères au parlement a déploré le manque de réflexion, dans le pays, sur les moyens de faire face aux attaques

Heshmatollah Falahatpisheh s'exprime devant les journalistes, le 3 novembre 2018. (Capture d'écran : YouTube)
Heshmatollah Falahatpisheh s'exprime devant les journalistes, le 3 novembre 2018. (Capture d'écran : YouTube)

Un ancien député iranien a attribué la responsabilité d’une série d’attaques présumées effectuées dans le pays à l’agence d’espionnage israélienne du Mossad, a fait savoir dimanche la chaîne Iran International TV.

Heshmatollah Falahatpisheh a ajouté que « personne ne réfléchit sérieusement au problème » posé par les attaques au sein de la République islamique, selon la chaîne qui est basée au Royaume-Uni.

Falahatpisheh dirigeait, dans le passé, la Commission de Sécurité nationale et des affaires étrangères au parlement.

Falahatpisheh a ajouté que l’État juif « est le rival de la République islamique en matière de sécurité et de renseignement », selon la chaîne qui a cité une interview accordée par l’ex-législateur au journal Etemad.

Le mois dernier, un autre ancien ministre qui avait occupé le poste de conseiller de l’ancien président Hassan Rouhani avait déclaré que les hauts-responsables, à Téhéran, devaient s’inquiéter de « l’infiltration » de l’agence d’espionnage du Mossad, avait indiqué le site d’information Manoto en langue persane, dont le siège est à Londres.

L’ex-ministre des Renseignements Ali Younesi avait expliqué que « les autorités de la République islamique devraient craindre pour leur vie – le Mossad a infiltré des parties variées du pays », selon le site.

Ali Younesi, conseiller du président Hassan Rouhani. (Capture d’écran : YouTube)

Ces propos ont été tenus dans un contexte marqué par de nombreuses cyberattaques, explosions mystérieuses, incendies et autres incidents qui ont touché le pays au cours de ces derniers mois.

Vendredi, le système ferroviaire du pays a subi une cyberattaque, les pirates publiant de faux messages concernant des retards ou des annulations de trains sur les panneaux d’affichage des gares de tout le pays, a fait savoir l’agence de presse Fars.

Lundi, une explosion survenue dans un entrepôt appartenant à l’État, aux abords de Téhéran, a entraîné un incendie majeur. Aucun détail n’a encore filtré sur le lieu et la cause de l’explosion.

Le mois dernier, un incendie important s’était déclaré dans la raffinerie de pétrole d’État Tondgooyan Petrochemical Co., qui sert Téhéran. Une explosion aurait touché une canalisation transportant du gaz de pétrole liquéfié vers l’usine. Aucune information supplémentaire n’a été donnée.

De la fumée s’élève de la principale raffinerie de Téhéran alors qu’un avion s’approche de l’aéroport de Mehrabad, au sud de la ville, le 2 juin 2021. (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi)

Si la responsabilité d’un grand nombre de ces incidents a été attribuée aux étrangers, ils résulteraient en grande partie des infrastructures défaillantes du pays, frappées durement par des années de mauvaise gestion et dont la situation a été aggravée par les sanctions.

Néanmoins, de nombreuses explosions ont aussi été rapportées au cours des dernières années dans des complexes déterminants pour le programme nucléaire iranien et les secteurs de l’énergie et militaire du pays.

L’incident le plus récent de ce type a été une attaque au drone, le mois dernier, qui aurait endommagé une structure nucléaire iranienne à Karaj, qui aurait été utilisée pour rassembler des centrifugeuses pour l’enrichissement de l’uranium.

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