Le nouvel ambassadeur d’Israël arrive à Ankara
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Le nouvel ambassadeur d’Israël arrive à Ankara

“Nous avons beaucoup de travail”, a déclaré Eitan Naeh, 2 jours après l’accusation d’Erdogan contre Israël sur la hausse de “l’oppression, la déportation et la discrimination”

Eitan Naeh, nouvel ambassadeur d'Israël en Turquie. (Crédit : Twitter)
Eitan Naeh, nouvel ambassadeur d'Israël en Turquie. (Crédit : Twitter)

Le premier ambassadeur d’Israël en Turquie depuis 2010 est arrivé jeudi à Ankara, a indiqué un responsable israélien, scellant la normalisation des relations entre les deux pays après plusieurs années de crise.

« Je suis très heureux d’être de retour en Turquie en tant qu’ambassadeur. Nous avons beaucoup de travail à faire », a déclaré Eitan Naeh aux journalistes turcs à l’aéroport. « Je veux remercier la Turquie pour le soutien et l’aide envoyés à Israël pour combattre les incendies de la semaine dernière. Nous avons une histoire d’entraide. »

La Turquie a été l’un des pays qui ont envoyé des avions et d’autres équipements pour aider Israël à éteindre les plus de 1 000 incendies qui se balayé le pays la semaine dernière.

« Merci pour votre accueil chaleureux », a déclaré Naeh en anglais, refusant la demande d’un journaliste de dire quelques mots en turc, une langue qu’il parlerait couramment.

Israil Buyukelcisi Ankara'da

Posted by İsrail Türkiye'de on Wednesday, 30 November 2016

Naeh, qui était ambassadeur adjoint d’Israël à Londres, était en poste à Ankara dans les années 1990.

Il avait été désigné à la mi-novembre par le gouvernement d’Israël comme nouvel ambassadeur en Turquie, dans le cadre d’une réconciliation entre les deux pays après six ans de brouille.

Un jour après sa nomination par Israël, la Turquie avait annoncé l’arrivée dans l’Etat juif de Kemal Okem, expert en politique étrangère et proche du président Recep Tayyip Erdogan.

La brouille entre les deux pays avait été provoquée par un assaut mené en 2010 par les forces spéciales israéliennes contre le Mavi Marmara, un bateau turc faisant partie d’une flottille qui voulait briser le blocus imposé à la bande de Gaza. Dix citoyens turcs qui se trouvaient à bord ont été tués.

Après six années de froid durant lesquelles les ambassadeurs ont été rappelés, les deux parties ont accepté en juin de mettre un terme à leur différend à la suite de discussions secrètes dans plusieurs pays tiers.

Le président Recep Tayyip Erdogan lors d'une conférence de presse après la clôture du Sommet des dirigeants du G20 à Hangzhou le 5 septembre 2016 (Crédit : AFP/Greg Baker)
Le président Recep Tayyip Erdogan lors d’une conférence de presse après la clôture du Sommet des dirigeants du G20 à Hangzhou le 5 septembre 2016 (Crédit : AFP/Greg Baker)

La semaine dernière, le président Reuven Rivlin avait appelé Erdogan pour le remercier d’aider Israël à lutter contre les incendies qui ont fait rage dans tout le pays. « Avec leur courage et leurs compétences, vos pilotes nous ont grandement aidés », avait-il dit.

« Dès que j’ai appris que le feu se propageait, j’ai demandé que nous envoyions nos équipes et nos hélicoptères pour aider », avait répondu le président turc.

Cependant, malgré la restauration des relations, le dirigeant turc n’a pas cessé de critiquer sévèrement Israël.

« Les politiques d’oppression, de déportation et de discrimination contre nos frères palestiniens ont augmenté depuis 1948 », a-t-il déclaré mardi pendant la première conférence annuelle de l’association des « Parlementaires pour Al-Quds » à Istanbul. « C’est le devoir commun de tous les musulmans d’embrasser la cause palestinienne et de protéger Jérusalem », a-t-il affirmé.

En novembre, le président turc a accusé Israël de tenter de changer le statu quo en vigueur à la mosquée Al-Aqsa, sur le mont du Temple de la Vieille Ville de Jérusalem.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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