Le Parlement israélien vote pour sa dissolution
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Le Parlement israélien vote pour sa dissolution

La Knesset a voté en faveur du projet de loi à 102 voix "pour" et 2 "contre"

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu ouvre la session d'hiver de la Knesset le 15 octobre 2018. (Hadas Parush/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu ouvre la session d'hiver de la Knesset le 15 octobre 2018. (Hadas Parush/Flash90)

Le Parlement israélien a voté mercredi en deuxième et troisième lecture en faveur d’un projet de loi visant à dissoudre cette assemblée et à organiser des élections anticipées le 9 avril.

La coalition du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a décidé lundi de dissoudre le Parlement et de tenir des élections en avril, mais les députés doivent voter pour cette loi.

Ce vote survient alors que la coalition au pouvoir ne dispose plus que d’une seule voix de majorité (sur 120) au Parlement après la démission, le mois dernier, du ministre de la Défense et chef du parti ultra-nationaliste Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman.

Votée à 102 voix contre 2, cette loi prend effet immédiatement, le Parlement étant dissous jusqu’aux élections, tout juste quatre ans après le dernier scrutin en mars 2015.

Le gouvernement reste en place mais ne peut pas prendre des décisions nécessitant l’accord du Parlement comme le vote de nouvelles lois.

En poste depuis près de dix ans, après un premier mandat dans les années 1990, Benjamin Netanyahu, 69 ans, a récemment échoué à faire voter une loi sur la conscription des ultra-orthodoxes juifs dans l’armée, à laquelle s’opposent deux partis religieux de la majorité.

Le Premier ministre est par ailleurs menacé d’être inculpé pour « corruption » dans trois affaires, à la suite d’une recommandation de la police en ce sens.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (au centre) rencontre les dirigeants des implantations dans son bureau le 25 février 2018. (Amos Ben Gershom/GPO)

Il a rencontré mercredi matin à Jérusalem les dirigeants des implantations juives de Cisjordanie, et leur a demandé leur soutien.

La coalition actuelle conduite par M. Netanyahu est considérée comme la plus à droite de l’histoire d’Israël.

« Nous allons assister à une tentative de la gauche de renverser notre pouvoir avec l’aide des médias et d’autres », a-t-il déclaré.

« Ils ne doivent pas réussir car sinon, le mouvement que vous représentez sera clairement en danger », a-t-il ajouté.

« Nous avons également dû faire beaucoup d’efforts face à l’administration américaine actuelle, pour accomplir les grandes réalisations que nous avons faites » dans les implantations, a-t-il déclaré, selon un communiqué de son bureau.

Alors que M. Netanyahu se présente lui-même comme le principal défenseur de la cause des implantations de Cisjordanie, les dirigeants des implantations affirment qu’il n’en a pas fait assez.

Trois de ces dirigeants ont d’ailleurs boycotté cette réunion en signe de protestation.

Le parti nationaliste religieux HaBayit HaYehudi, formation clé de la coalition est en faveur de l’annexion partielle de la Cisjordanie.

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