Le Parlement néerlandais appelle à retirer toute aide gouvernementale aux groupes BDS
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Le Parlement néerlandais appelle à retirer toute aide gouvernementale aux groupes BDS

La motion mettant un terme aux paiements directs et indirects à destination de ceux qui sont à la proue de l’appel au boycott contre Israël a été votée par la Chambre basse

Illustration du Parement néerlandais (Crédit : CC BY, Michiel Jelijs via Wikimedia Commons)
Illustration du Parement néerlandais (Crédit : CC BY, Michiel Jelijs via Wikimedia Commons)

Le Parlement néerlandais a voté une motion non-contraignante appelant le gouvernement à refuser de financer les organisations appelant à un boycott d’Israël.

La motion, co-signée par trois députés, y compris un politicien de poids du parti au pouvoir le Parti du peuple pour la liberté et la démocratie, a été adoptée jeudi au tweede Kamer, la Chambre basse du Parlement néerlandais.

“Le Parlement demande que le gouvernement mette un terme dès que possible à tout financement direct ou indirect vers des organisations qui, selon les explicatifs de leur mission ou activités, travaillent à obtenir ou à promouvoir un boycott d’Israël, particulièrement les organisations qui jouent un rôle majeur” dans cet effort, affirme la motion écrite par Kees ven der Staaij, du parti politique réformé, un mouvement chrétien pieux.

Les autres co-signataires étaient Joel Voordewind du Parti de l’union chrétienne et Han Ten Broeke, du parti au pouvoir, ce dernier étant porte-parole de la commission des Affaires étrangères du Parlement et Président du comité de défense.

Le centre pour l’information et la documentation sur Israël, ou CIDI, qui est un groupe pro-Israël basé à La Haye, a noté sur son site web après le vote que les donations du gouvernement pour les groupes qui soutiennent le mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions, ou BDS “contredisaient la politique du gouvernement, qui s’est déclaré contre le BDS.”

Le vote a eu lieu après des semaines de débats politiques sur la question qui ont exposé des divisions au sein de la coalition néerlandaise.

Le mois dernier, le ministre des Affaires étrangères Bert Koenders, qui appartient au Parti travailliste, a dit que les appels au boycott d’Israël étaient protégés par la liberté d’expression. Il a également ajouté que le gouvernement néerlandais ne révoquerait pas le statut d’exemption d’impôts d’ONG soutenant BDS. Le gouvernement, cependant, s’oppose au boycott d’Israël.

Bert Koenders, le ministre des Affaires étrangères des Pays Bas (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Bert Koenders, le ministre des Affaires étrangères des Pays Bas (Crédit : Capture d’écran YouTube)

“La ligne néerlandaise est que le gouvernement s’oppose au boycotts d’Israël, mais qu’en faire la publicité tombe sous le coup de la liberté d’expression,” a écrit Koenders le 19 mai à un député ayant interrogé son bureau sur la question. Contrairement à beaucoup d’autres pays européens, les Pays-bas n’ont pas de loi contre le déni de l’holocauste pour la même raison.

La semaine dernière, une motion appelant à l’interdiction d’importer vers les Pays-Bas des produits venant de Cisjordanie et d’autres régions qui sont tombées sous contrôle israélien en 1967 a échoué, avec seulement 23 votes en faveur parmi les 150 députés.

Mardi, le Tzeede Kamer a voté contre une motion appelant le gouvernement à ne pas mettre en oeuvre les régulations de la Commission européenne de 2015 requérant des labels spéciaux pour les produits de ces régions. Écrite par Ten Broeke, elle a reçu le soutien de 69 députés.

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