Le président argentin invite l’ONU à se souvenir des attentats des sites juifs
Rechercher

Le président argentin invite l’ONU à se souvenir des attentats des sites juifs

Mauricio Macri a aussi exhorté l'Iran à coopérer à l'enquête sur l'attentat terroriste de 1994 contre le centre juif AMIA, qui avait fait 85 morts et des centaines de blessés

Le président argentin Mauricio Macri s'adresse à la 73e session de l'Assemblée générale des Nations Unies le mardi 25 septembre 2018, au siège des Nations Unies. (AP Photo/Frank Franklin II)
Le président argentin Mauricio Macri s'adresse à la 73e session de l'Assemblée générale des Nations Unies le mardi 25 septembre 2018, au siège des Nations Unies. (AP Photo/Frank Franklin II)

Le président argentin s’est exprimé contre le terrorisme mondial et a rappelé les victimes des attentats de Buenos Aires de 1992 et 1994 dans son discours prononcé devant l’Assemblée générale des Nations Unies.

Mauricio Macri a également appelé l’Iran à coopérer à l’enquête sur l’attentat à la bombe perpétré en 1994 contre le centre juif de l’AMIA, qui avait fait 85 morts et des centaines de blessés.

Le regretté procureur argentin Alberto Nisman avait établi que l’Iran était responsable de l’organisation de l’attentat, qui a été perpétré par un kamikaze du Hezbollah.

« Nous avons subi deux attaques graves en 1992 et 1994, qui ont coûté la vie à 107 personnes et fait des centaines de blessés », a déclaré M. Macri mardi dans son discours devant l’organe international.

« Notre pays ne cessera pas de poursuivre son objectif : faire en sorte que toutes les personnes impliquées dans les attentats comparaissent devant les tribunaux argentins, soient interrogées et finalement condamnées. »

« L’année prochaine marquera les 25 ans de l’attentat de l’AMIA. Je voudrais à nouveau demander à la République islamique d’Iran de coopérer avec les autorités judiciaires argentines pour faire avancer l’enquête concernant l’attentat terroriste le plus brutal commis sur notre territoire. »

Le centre juif de l’AMIA à Buenos Aires après l’attentat du mois de juillet 1994 (Crédit: Cambalachero/Wikimedia commons)

M. Macri a également déploré que les autorités russes aient refusé la demande faite par l’Argentine en juillet d’arrêter un conseiller de haut niveau auprès du Guide suprême de l’Iran au sujet de l’attaque. Ali Akbar Velayati, qui était ministre des Affaires étrangères de l’Iran au moment de l’attentat et s’est rendu à Moscou plus tôt cette année, a été impliqué dans l’attentat. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre Velayati et sept autres responsables iraniens depuis 2006.

« Nous demandons aux pays amis de l’Argentine de nous aider, en évitant de recevoir sous immunité diplomatique les accusés pour lesquels Interpol a fait des demandes d’arrestation internationales et a émis des notes rouges », a déclaré M. Macri.

Il a également présenté ses condoléances aux familles des cinq citoyens argentins qui ont été tués le 31 octobre 2017 par un conducteur ouzbek à New York.

« Je suis de tout cœur avec les familles des victimes de la barbarie terroriste dans le monde entier », a déclaré le président.

L’Iran serait également à l’origine de l’attentat à la voiture piégée de 1992 qui a détruit l’ambassade d’Israël à Buenos Aires, faisant 29 morts et 242 blessés.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...