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Le Prix Dan David décerné à la recherche sur les cachettes des Juifs pendant la Shoah

La chercheuse Natalia Romik a été sélectionnée avec 8 autres universitaires et professionnels pour le plus grand prix d'Histoire ; ils recevront chacun la récompense de 300 000 $

Natalia Romik, historienne et architecte, lauréate du Prix Dan David 2022. (Capture d'écran YouTube)
Natalia Romik, historienne et architecte, lauréate du Prix Dan David 2022. (Capture d'écran YouTube)

TEL-AVIV, Israël – Le Dan David Prize, le plus grand prix au monde dans le domaine de l’histoire, a annoncé sa première cohorte de lauréats, qui comprend un historien qui étudie l’impact environnemental des grandes entreprises, un chercheur qui recherche les endroits où se cachaient les Juifs pendant la Shoah et le fondateur d’un musée mobile du patrimoine africain.

Le Prix récompense des universitaires et des professionnels en début et en milieu de carrière qui mettent en lumière le passé humain de façon audacieuse et créative, et remet à neuf lauréats la somme de 300 000 $ chacun pour les aider à poursuivre leur travail.

Dans le cadre de ce Prix, neuf éminents universitaires et professionnels spécialisés en histoire ont été distingués.

  • Mirjam Brusius, historienne culturelle qui étudie la culture visuelle et matérielle dans des contextes mondiaux et coloniaux
  • Bart Elmore, historien de l’environnement qui étudie le capitalisme mondial et son impact sur l’environnement
  • Tyrone Freeman, historien de la philanthropie qui se penche sur la longue histoire de la notion de don de la communauté afro-américaine
  • Verena Krebs, historienne de l’Éthiopie médiévale qui étudie les interactions interculturelles entre l’Afrique et l’Europe
  • Efthymia Nikita, bioarchéologue qui utilise des restes squelettiques humains pour explorer les questions de démographie et de migration
  • Nana Oforiatta Ayim, conservatrice et historienne de l’art dont le travail est axé sur les récits africains dans les musées et le patrimoine
  • Kristina Richardson , historienne du monde islamique médiéval et du peuple romani du Moyen-Orient prémoderne
  • Natalia Romik, historienne publique et architecte dont le travail est axé sur la préservation et la commémoration des vies juives perdues en Europe de l’Est
  • Kimberly Welch, historienne du droit qui étudie les rôles des plaideurs et des prêteurs d’argent noirs dans le Sud d’avant-guerre

Le Prix récemment remanié a attiré des centaines de candidatures, et les neuf gagnants ont été choisis à la suite d’un processus de sélection rigoureux. Le Prix est financé par la Dan David Foundation dont le siège social est établi à l’Université de Tel-Aviv.

« Nous vivons dans un monde où les sciences humaines, et en particulier l’histoire, sont dévalorisées, même s’il reste clair que ce n’est qu’en approfondissant notre connaissance du passé que nous pouvons mieux comprendre le présent, a déclaré Ariel David, membre du conseil d’administration du Prix. C’est pour cette raison que nous avons choisi de nous concentrer sur le soutien des universitaires et professionnels émergents, au sein et à l’extérieur du milieu universitaire, à une étape de leur carrière où le Prix peut avoir un plus grand impact. »

Les lauréats seront récompensés lors de la cérémonie de remise du Dan David Prize à Tel-Aviv en mai.

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