Le programme d’Emmanuel Macron en Israël et dans les Territoires palestiniens
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Le programme d’Emmanuel Macron en Israël et dans les Territoires palestiniens

Le président français rencontrera notamment Benjamin Netanyahu, Reuven Rivlin, Benny Gantz et Mahmoud Abbas

Emmanuel Macron rend hommage à l'écrivain Maurice Genevoix dans le cadre de commémoration du centenaire de la fin de la Première guerre mondiale, le 6 novembre,2018. (Crédit : AP Photo/Francois Mori, Pool)
Emmanuel Macron rend hommage à l'écrivain Maurice Genevoix dans le cadre de commémoration du centenaire de la fin de la Première guerre mondiale, le 6 novembre,2018. (Crédit : AP Photo/Francois Mori, Pool)

L’ambassade de France en Israël a annoncé ce dimanche le programme du président français Emmanuel Macron en Israël cette semaine à l’occasion du 5e Forum mondial de la Shoah au mémorial et musée de la Shoah Yad Vashem à Jérusalem, qui commencera jeudi 23 janvier.

Le président arrive en Israël mardi soir.

Mercredi, il rencontrera le lendemain le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le président Reuven Rivlin, et Benny Gantz, dirigeant du parti Kakhol lavan.

Le chef de l’Etat français marchera quelques minutes dans Jérusalem-Est pour aller visiter Saint-Anne, église du XIIe siècle détenue par la France, en compagnie de représentants des communautés chrétiennes, avec qui il déjeunera. C’est là qu’en 1996 le président Jacques Chirac avait refusé d’entrer tant que des soldats israéliens qui l’accompagnaient n’en étaient pas sortis. Benjamin Netanyahu, alors déjà Premier ministre, lui avait ensuite présenté des excuses.

Macron se rendra ensuite en fin d’après-midi à Ramallah, en Cisjordanie, pour y rencontrer le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas. Paris a par ailleurs fustigé la semaine dernière la « politique du fait accompli » du gouvernement israélien qui a intensifié ces dernières années le développement des implantations à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, où vivent actuellement 600 000 Israéliens auprès d’environ trois millions de Palestiniens.

Le mercredi soir, il participera à la réception à la résidence du président aux côtés d’une quarantaine d’autres chefs d’Etat.

Jeudi 23, il assistera à partir de 9H15 à une commémoration au mémorial de la déportation française à Roglit, à l’ouest de Jérusalem, site inauguré en 1981 à l’initiative de Serge et Beate Klarsfeld – le couple fait partie de l’importante délégation qui accompagne le président français. Sur ce lieu où sont plantés 80 000 arbres, il discutera avec cinq lycéens français et cinq rescapés qui, enfants, avaient été cachés en France pendant la guerre.

Serge et Béate Klarsfeld à Jérusalem, en novembre 2009. (Crédit : CC BY SA 3.0)

Il assistera ensuite à une réception avec la communauté française vivant en Israël au Centre de convention international de Jérusalem, surtout pour évoquer la lutte contre l’antisémitisme, a souligné l’Elysée, alors que la France fait face à une montée d’actes antisémites. Pour marquer l’engagement de son gouvernement, il sera accompagné du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Ce dernier se rendra au cimetière de Givat Shaul (à Jérusalem) pour se recueillir sur les tombes de victimes françaises de l’antisémitisme.

Macron se rendra enfin à Yad Vashem pour la cérémonie marquant le 75e anniversaire de la libération d’Auschwitz-Birkenau.

La dernière visite du président français en Israël remonte à 2015, alors qu’il était ministre de l’Economie. Il s’était rendu au festival de l’innovation et du numérique de Tel Aviv, accompagné d’une délégation de représentants de 50 entreprises.

Au moins 47 dirigeants internationaux, dont 26 présidents, quatre rois (d’Espagne, des Pays-Bas, de Belgique et du Luxembourg) et quatre Premiers ministres seront dans la capitale israélienne pour le 75e anniversaire de la libération d’Auschwitz-Birkenau, ont annoncé les officiels.

Parmi les personnalités internationales présentes figureront le vice-président américain Mike Pence, la chef de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi, le président russe Vladimir Poutine, Emmanuel Macron, leur homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, le chef de l’État ukrainien Volodymyr Zelensky, le prince Charles du Royaume-Uni, et les dirigeants de Roumanie, d’Italie, d’Autriche, de Grèce, de Chypre, d’Albanie, de Croatie, de Géorgie, de Bulgarie, de Suède, du Danemark, de République tchèque, d’Hongrie, de Finlande, de Bosnie, d’Islande, d’Arménie, d’Australie, du Canada et d’autres pays.

Nombre d’entre eux séjourneront à l’hôtel King David au centre-ville de Jérusalem. La police a déjà prévenu les résidents que les déplacements et événements dans la capitale perturberont probablement la circulation pendant 5 jours, du 20 au 24 janvier.

Le ministère des Affaires étrangères a qualifié l’événement de troisième plus grand rassemblement de dirigeants internationaux dans l’histoire d’Israël, après les funérailles d’Yitzhak Rabin et de Shimon Peres.

Les cérémonies – aussi bien la réception à la résidence du président que l’événement principal à Yad Vashem jeudi – seront diffusées en direct.

Le président polonais Andrzej Duda est un dirigeant dont l’absence sera remarquée. La semaine dernière, il a annoncé qu’il ne participerait pas puisque les organisateurs ne l’avaient pas inclus dans les intervenants du forum.

Il a critiqué le fait que les représentants des États-Unis, de la Russie, de la France, du Royaume-Uni et de l’Allemagne s’exprimeront tous au mémorial alors que sa demande d’intervention a été rejetée.

Yad Vashem a expliqué que ces derniers représentent les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale et le pays qui a perpétré la Shoah – l’Allemagne.

L’annonce polonaise était intervenue en pleines tensions entre Varsovie et Moscou au sujet d’accusations de collaboration avec les nazis et de responsabilité de l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale.

En décembre, Poutine a accusé la Pologne d’avoir été de mèche avec Adolf Hitler pendant la guerre. Il a également représenté la Pologne comme un pays antisémite qui s’est félicité des projets d’Hitler d’exterminer les Juifs d’Europe.

L’AFP a contribué à cet article.

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