Le Shin Bet a déjoué un assassinat contre Netanyahu et le maire de Jérusalem
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Le Shin Bet a déjoué un assassinat contre Netanyahu et le maire de Jérusalem

Un homme de Jérusalem-Est et deux complices arrêtés pour avoir prétendument planifié des "attentats terroristes importants" au nom d'une organisation basée en Syrie

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) et le maire de Jérusalem Nir Barkat (à droite) tiennent une conférence de presse à l'hôtel Mamilla à Jérusalem, le 23 février 2015. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) et le maire de Jérusalem Nir Barkat (à droite) tiennent une conférence de presse à l'hôtel Mamilla à Jérusalem, le 23 février 2015. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Les forces israéliennes ont arrêté un homme de Jérusalem-Est soupçonné d’avoir eu l’intention d’assassiner le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le maire de Jérusalem Nir Barkat plus tôt cette année, sur ordre d’une organisation terroriste basée en Syrie, a révélé mardi le service de sécurité du Shin Bet.

Le principal suspect, l’Arabe israélien Muhammad Jamal Rashdeh, âgé de 30 ans, a été arrêté le 24 avril. Deux autres suspects ont été arrêtés dans les semaines qui ont suivi, a indiqué le Shin Bet. Le service de sécurité a refusé de révéler l’identité des deux complices présumés.

Des actes d’accusation ont été déposés contre ces trois personnes le 27 mai, mais l’affaire a été gardée sous silence jusqu’à mardi.

« Sous les ordres d’agents terroristes à l’étranger, Muhammad avait prévu de mener un certain nombre d’attaques terroristes importantes contre diverses cibles », a déclaré le service de sécurité.

Parmi les cibles figuraient Netanyahu et Barkat, ainsi que des bâtiments appartenant au consulat américain à Jérusalem (qui a depuis été converti en ambassade) et une délégation de responsables canadiens de la sécurité qui se trouvaient à Jérusalem pour former les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, a indiqué le Shin Bet.

Dans un communiqué, M. Barkat a déclaré qu’il avait été informé par le service de sécurité des menaces qui pesaient sur sa vie lorsque l’information a été diffusée.

Un porte-parole du Shin Bet a déclaré que Rashdeh a reçu ses ordres de membres du Front populaire pour la libération de la Palestine – Commandement général (FPLP-GC), un groupe terroriste basé en Syrie qui combat aux côtés du dictateur syrien Bashar el-Assad.

Pour mener à bien les attaques, Rashdeh et ses complices avaient prévu de faire venir un autre terroriste de Jordanie, a ajouté le Shin Bet.

Selon les services de sécurité, Rashdeh avait déjà commencé à recueillir des renseignements sur ses cibles.

« L’arrestation des suspects a contrecarré d’importants attentats terroristes, que la cellule avait été invitée à mener à bien », a déclaré le Shin Bet dans un communiqué.

Selon le Shin Bet, Rashdeh habitait le camp de réfugiés de Shuafat à Jérusalem-Est et avait déjà été incarcéré pour « activités terroristes ».

Dans son communiqué, le maire de Jérusalem, M. Barkat, a félicité le Shin Bet pour avoir déjoué la tentative d’assassinat contre lui.

« Notre agence de sécurité interne est l’une des meilleures au monde. Tout au long de leur gestion de cette menace, j’ai été tenu informé et j’ai compris que le Shin Bet était de la partie et que la police était sur le terrain. Je pouvais leur faire confiance et dormir paisiblement et en toute sécurité », a déclaré M. Barkat dans un communiqué mardi.

Le FPLP-GC – à ne pas confondre avec le Front populaire de libération de la Palestine, dont il s’est séparé en 1968 – a été à l’origine d’un certain nombre d’attentats terroristes violents en Israël dans les années 70 et 80, dont un contre un autobus scolaire dans le nord d’Israël, qui a tué neuf enfants et trois adultes.

Le FPLP-GC est entré en clandestinité à la fin des années 1980, travaillant en coulisses avec le groupe terroriste libanais du Hezbollah, mais il est réapparu en 2011 avec le déclenchement de la guerre civile syrienne.

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