Le site listant les tweets supprimés par les politiciens menacé de fermeture
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Le site listant les tweets supprimés par les politiciens menacé de fermeture

Twitter qui a laissé le site Politwoops agir pendant 5 ans a soudainement décider d'agir contre le site

Logo Twitter (Crédit : Twitter)
Logo Twitter (Crédit : Twitter)

Le site listant les tweets supprimés par les politiciens Politwoops, actifs dans une trentaine de pays, a dit vendredi craindre une fermeture prochaine après que Twitter a mis fin à ses opérations aux Etats-Unis.

« Ce n’est probablement qu’une question de temps avant qu’ils ne ferment les autres », a déclaré à l’AFP Arjan El Fassed, directeur de l’Open Foundation, qui avait lancé Politwoops aux Pays-Bas en 2010. Le concept avait été imaginé lors d’un hackathon.

Depuis lors, le site internet, un outil utile pour les journalistes et une source fréquente d’embarras pour les politiciens, s’est développé dans une trentaine de pays, de l’Egypte au Vatican, mais aussi au parlement européen.

Il a commencé aux Etats-Unis en 2012 grâce à la fondation Sunlight, qui milite pour la transparence en politique.

« Nous pensons que les opinions publiques et les messages politiques qui ont été supprimés font partie de l’histoire parlementaire et que les gens devraient être mis au courant », a soutenu El Fassed.

Il assure que Twitter a suspendu il y a deux semaines l’accès de Politwoops à l’interface permettant de voir quand un politicien supprime un tweet.

Twitter et Politwoops se sont rencontrés mercredi, dit-il.

« Ils nous ont dit que nous violons les règles, mais bon, ils en sont conscients depuis cinq ans », a rapporté El Fassed, selon lequel Twitter leur avait dit en 2012 : « nous vous accordons l’accès malgré le fait que ce soit une violation, c’est toléré ».

Selon El Fassed, « c’est une situation complexe d’un point de vue légal, et tout n’est pas noir ou blanc, ce sont des tweets, pas des messages directs ».

« Si un politicien dit quelque chose en public, c’est public », a-t-il assuré, soulignant que les tweets les plus intéressants sont souvent « ceux supprimés après une semaine ou durant les vacances d’été ou avant des élections ».

« Nous ne savons vraiment pas pourquoi Twitter a changé d’avis », a déclaré le directeur de l’Open Foundation : « ils disent soutenir la transparence, mais d’un autre côté, ils changent d’avis ».

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