Le Soudan confirme la visite d’une délégation israélienne la semaine dernière
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Le Soudan confirme la visite d’une délégation israélienne la semaine dernière

Le porte-parole du Conseil de souveraineté a précisé que "la visite était de nature technique et militaire" après avoir nié cette visite la semaine dernière

A gauche : Le général soudanais Abdel Fattah al-Burhane, chef du conseil militaire, s'exprime lors d'un rassemblement soutenu par l'armée, dans le district d'Omdurman, à l'ouest de Khartoum, au Soudan, le 29 juin 2019. (AP/Hussein Malla). A droite : Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprime dans son bureau à Jérusalem, le 13 septembre 2020. (Alex Kolomiensky/Yediot Aharonot via AP, Pool)
A gauche : Le général soudanais Abdel Fattah al-Burhane, chef du conseil militaire, s'exprime lors d'un rassemblement soutenu par l'armée, dans le district d'Omdurman, à l'ouest de Khartoum, au Soudan, le 29 juin 2019. (AP/Hussein Malla). A droite : Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprime dans son bureau à Jérusalem, le 13 septembre 2020. (Alex Kolomiensky/Yediot Aharonot via AP, Pool)

Une délégation israélienne a effectué une visite la semaine dernière à Khartoum pour discuter de « sujets technique et militaire », a confirmé lundi la plus haute instance au pouvoir au Soudan, tout en évoquant un blocage qui pourrait retarder le processus de normalisation des relations.

« Nous ne l’avons pas annoncée (au moment où elle a eu lieu) car il s’agissait ni d’une visite significative, ni de nature politique. C’est pourquoi nous n’en avons pas parlé au niveau du Conseil de souveraineté ni du cabinet », a indiqué Mohamed al-Faki Suleiman, porte-parole du Conseil de souveraineté, selon le quotidien en ligne Sudan Tribune.

Cité lundi par la presse, il a précisé que « la visite était de nature technique et militaire ».

Il a par ailleurs affirmé que les discussions sur la normalisation des relations étaient bloquées car « il y a des engagements politiques et économiques qui n’ont pas été respectés ». Il n’a pas donné de précisions à ce sujet.

Ce pourrait notamment être le fait que la suppression du Soudan de la « liste noire » américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme n’est toujours pas effective, car il faut encore l’aval du Congrès des Etats-Unis.

Ce blocage « va retarder l’application de l’accord à moins que des progrès ne soient réalisés », a-t-il dit.

Israël avait annoncé le 23 novembre avoir envoyé ce jour-là une première délégation au Soudan depuis la conclusion un mois plus tôt d’un accord de normalisation des relations entre les deux pays.

Mais le porte-parole du gouvernement Fayçal Mohamed Saleh avait indiqué le lendemain « ne posséder aucune information » sur la venue d’une délégation israélienne, ni sur une possible visite d’une mission soudanaise en Israël.

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