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Le soutien d’un juge de la Cour suprême US posséderait deux tableaux d’Hitler

Harlan Crow, qui aurait fait des cadeaux de grande valeur au juge Clarence Thomas, posséderait plusieurs pièces nazies ainsi que des statues de Mussolini et Staline

Harlan Crow assiste à un événement donné par The George W. Bush Institute en l'honneur de la sortie du livre 'The 4 Percent Solution : Unleashing the Economic Growth America Needs', le 17 juillet 2012, à Dallas. (Crédit : AP Photo/LM Otero)
Harlan Crow assiste à un événement donné par The George W. Bush Institute en l'honneur de la sortie du livre 'The 4 Percent Solution : Unleashing the Economic Growth America Needs', le 17 juillet 2012, à Dallas. (Crédit : AP Photo/LM Otero)

Un important contributeur des Républicains, qui aurait fait des cadeaux somptuaires – et non déclarés – au juge de la Cour suprême des États-Unis, Clarence Thomas, serait par ailleurs à la tête d’une collection de pièces de collection nazies et de la Seconde Guerre mondiale, dont un exemplaire signé de la main d’Adolf Hitler de « Mein Kampf » ainsi que deux de ses tableaux.

Gros promoteur immobilier et homme d’affaires américain connu pour son soutien aux causes conservatrices, Harlan Crow aurait également dans son jardin des statues des dictateurs Joseph Staline et Benito Mussolini ainsi que de nombreux autres pièces de l’époque nazie.

Crow aurait à plusieurs reprises justifié l’existence de sa collection, qui comprend notamment deux tableaux d’Adolf Hitler représentant des paysages urbains européens, au motif qu’il « déteste le communisme et le fascisme ».

« Je ne remets pas d’avoir vu cette collection de pièces nazies », a confié au Washingtonian une personne qui s’est rendue au domicile de Crow il y a de cela quelques années.

« Il aurait fallu que quelqu’un explique la signification de tous ces éléments. Sans cet élément de contexte, on est juste choqué », a ajouté cette personne, notant que les statues des despotes les plus infâmes du 20e siècle étaient « surprenantes » et « étranges ».

La maison de Crow était « vraiment très étrange. Il y avait les photos de famille dans une pièce, tous ces trucs de la Seconde Guerre mondiale dans la pièce d’à côté, et les dictateurs dans le jardin », se souvient l’invité.

Une enquête menée par ProPublica, la semaine dernière, a révélé que durant ces 20 dernières années, Thomas avait reçu des cadeaux non déclarés de la part de Crow, parmi lesquels l’accès à son yacht et à son jet privé ou encore à sa propriété dans les montagnes Adirondack, dans l’Etat de New York, ainsi que chaque année, un voyage tous frais payés pour Thomas et sa famille.

Crow siège au conseil d’administration de l’influent American Enterprise Institute, basé à Washington, qui dépose régulièrement des mémoires d’amicus curiae à la Cour suprême au sein de laquelle siège Thomas, juge depuis 31 ans.

Les Démocrates ont l’intention de demander une enquête sur ces cadeaux non déclarés, la députée Alexandria Ocasio-Cortez menaçant même de demander sa destitution.

La destitution d’un juge de la Cour suprême n’a eu lieu qu’à une seule occasion, en 1804, mais aujourd’hui, avec une Chambre des Représentants contrôlée par les Républicains, il est peu probable que cela aboutisse.

Thomas a réagi à ces accusations en disant que ses collègues de la Cour, tout comme d’autres membres de la magistrature fédérale, l’avaient assuré que « ces cadeaux personnels, de la part d’amis proches, sans procédures devant la Cour, n’avaient pas à être déclarés ».

Le juge Clarence Thomas, avec d’autres membres de la Cour Suprême, sur un portrait de groupe, dans les locaux de la Cour Suprême à Washington, le 7 octobre 2022. (Crédit : AP Photo/J. Scott Applewhite)

A l’instar des autres juges fédéraux, les juges de la Cour Suprême sont tenus de déposer chaque année une déclaration de patrimoine, intérêts et activités et d’y faire état des cadeaux qu’ils ont reçus, à l’exception des cadeaux offerts par des amis.

Les spécialistes des questions d’éthique ont des points de vue contrastés sur le cas des cadeaux faits au juge Clarence, et notamment ses voyages.

Le mois dernier, le pouvoir judiciaire fédéral a renforcé l’obligation déclarative pour tous les juges, y compris ceux de la Cour Suprême, mais les séjours dans les maisons de vacances d’amis demeurent hors périmètre.

Thomas, qui est le plus ancien membre de la Cour, a déclaré avoir toujours fait en sorte de se conformer à ses obligations déclaratives.

S’agissant des changements récents, il a fait savoir par communiqué : « J’ai bien évidemment l’intention de m’y conformer ».

L’an dernier, l’éthique de Thomas avait déjà été sujette à caution lorsque l’on avait appris qu’il ne s’était pas de lui-même récusé des affaires électorales, suite aux élections de 2020, alors même que son épouse, militante conservatrice, avait contacté les députés et l’Administration Trump pour leur demander de refuser les résultats des élections.

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