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Le vote sur le nouveau radiodiffuseur aura lieu après Pessah

Le vote permettra de promulguer l'accord Netanyahu-Kahlon, qui démantèle le département de l'information de la nouvelle corporation de radiodiffusion

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre des Finances Moshe Kahlon pendant le vote à la Knesset du budget de l'Etat 2017 - 2018, le 21 décembre 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre des Finances Moshe Kahlon pendant le vote à la Knesset du budget de l'Etat 2017 - 2018, le 21 décembre 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le vote pour mettre en oeuvre l’accord conclu la semaine dernière entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre des Finances Moshe Kahlon sur le nouveau radiodiffuseur public aura lieu après la fête de Pessah, a annoncé dimanche la coalition.

Le vote, qui aurait dû avoir lieu mercredi pendant une session exceptionnelle, serait reporté car la coalition, dirigée par le Likud, aurait réalisé que le projet de loi ne sera pas prêt à ce moment-là.

Les membres du nouveau radiodiffuseur, appelé Kan, devraient porter l’accord devant la Haute cour de Justice pour tenter de faire annuler l’accord de jeudi, qui démantèle le département de l’information de la nouvelle corporation, qui n’a pas encore commencé à diffuser de programme.

Des centaines d’employés de la nouvelle corporation de radiodiffusion publique d’Israël, appelée Kan, ont manifesté samedi à Tel Aviv contre la fermeture de son département d’information. Ils ont bloqué un important carrefour et affronté la police, pendant qu’ils accusaient le Premier ministre Benjamin Netanyahu d’avoir des pratiques autoritaires, similaires à celles des gouvernements turc, iranien et nord-coréen.

« Bibi, Kan [qui signifie aussi ‘ici’ en hébreu] ce n’est pas Erdogan ! », ont chanté les manifestants, en utilisant un jeu de mots entre le nom officiel de la corporation, qui signifie également « ici » en hébreu, et en faisant référence au président turc Recep Tayyip Erdogan, qui limite de plus en plus la liberté de la presse dans son pays.

Les manifestants ont déclaré que l’accord, conclu jeudi entre Netanyahu et le ministre des Fiances Moshe Kahlon, qui permet à Kan de commencer à émettre mais sans département de l’information, était une tentative du gouvernement de prendre le contrôle du radiodiffuseur.

Gil Omer, le président de Kan, a déclaré à la Deuxième chaîne que l’accord piétinait la démocratie israélienne. « Cette semaine, nous sommes devenus la Turquie ou la Russie », a-t-il déclaré.

Gil Omer, le président de Kan, la nouvelle corporation de radiodiffusion publique, le 1er avril 2017. (Crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)
Gil Omer, le président de Kan, la nouvelle corporation de radiodiffusion publique, le 1er avril 2017. (Crédit : capture d’écran Deuxième chaîne)

« Le gouvernement est venu et a pris le contrôle de l’institution de l’audiovisuel public », a-t-il déclaré, affirmant que Netanyahu cherchait à décider qui seraient les journalistes de la chaîne. « Ils jettent des centaines d’employés, juste parce que trois ou quatre d’entre eux ne sont pas aux goûts du Premier ministre. »

Omer s’est moqué de la suggestion que la direction de Kan serait de gauche. « Je me suis réveillé un matin, et j’ai lu… que j’étais un gauchiste, le représentant et l’émissaire de Moses [le propriétaire de Yedioth Ahronoth et ennemi officiel de Netanyahu], que j’avais pris la corporation en otage. Je n’ai jamais exprimé d’opinion politique. Je suis dans les médias depuis des années. Je n’ai jamais été à une manifestation, je n’ai même pas Facebook. »

Omer a affirmé que la seule raison pour laquelle Netanyahu voulait fermer le département de l’information était qu’il « avait réalisé qu’il faisait face à des professionnels, sans la capacité de contrôler qui était embauché. »

Le chef de l’opposition, Isaac Herzog, a déclaré que l’accord signifiait que Kan serait à présent la « Pravda de Bibi ». Zehava Galon, la présidente de Meretz, a affirmé que l’accord donnait au Premier ministre « un contrôle politique sans précédent sur la diffusion des informations. »

Manifestation contre le démantèlement du département d'information de la nouvelle corporation de radiodiffusion publique, à Tel Aviv, le 1er avril 2017. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Manifestation contre le démantèlement du département d’information de la nouvelle corporation de radiodiffusion publique, à Tel Aviv, le 1er avril 2017. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

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