Le Wall Street Journal renvoie un journaliste pour atteinte aux règles éthiques
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Le Wall Street Journal renvoie un journaliste pour atteinte aux règles éthiques

Jay Solomon, un des journalistes les plus chevronnés du quotidien, avait été nommé à trois reprises pour le prix Pulitzer

Jay Solomon (Crédit : Capture d’écran YouTube)
Jay Solomon (Crédit : Capture d’écran YouTube)

Le Wall Street Journal a annoncé mercredi le licenciement d’un ses journalistes les plus chevronnés pour violation des règles éthiques après avoir découvert qu’il avait de possibles relations d’affaires avec un entrepreneur irano-américain qui était aussi une de ses sources.

Jay Solomon, correspondant pour les affaires internationales et auteur d’un livre sur l’Iran « n’est plus employé par le Wall Street Journal », a indiqué un communiqué publié par Dow Jones, maison-mère du Wall Street Journal, elle-même contrôlée par le groupe News Corp de Rupert Murdoch.

« Nous sommes consternés par les actions et le mauvais jugement de Jay Solomon », a précisé le communiqué.

Les possibles relations d’affaires douteuses du journaliste ont été mises au jour par une enquête menée par l’agence Associated Press.

« Les accusations soulevées par cette enquête sont graves. Bien que notre propre enquête se poursuive, nous avons conclu que M. Solomon avait enfreint ses obligations éthiques de journaliste, ainsi que nos normes en la matière », a expliqué Dow Jones.

Selon l’enquête d’Associated Press, Jay Solomon se serait vu proposer des actions dans une société de Farhad Azima, un homme d’affaires né en Iran et qui serait aussi en relations avec la CIA.

Le journaliste a nié de son côté tout engagement d’affaires avec Farhad Azima.

Jay Solomon est un journaliste expérimenté qui, ces deux dernières décennies, a réalisé des reportages en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient notamment. Il a été nommé à trois reprises pour le prix Pulitzer.

Il a été, selon son site internet, le premier journaliste américain à révéler la tenue de réunions secrètes entre les Etats-Unis et l’Iran qui avaient ouvert la voie à l’accord de 2015 sur la limitation du programme nucléaire de Téhéran.

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