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L’efficacité de la 4e dose du vaccin anti-COVID à l’étude à l’hôpital Sheba

6 000 personnes, dont 150 membres du personnel médical de l'hôpital, recevront une injection de rappel supplémentaire dans le cadre d'une recherche unique en son genre

Une femme se fait vacciner au centre commercial Malcha à Jérusalem, le 23 décembre 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)
Une femme se fait vacciner au centre commercial Malcha à Jérusalem, le 23 décembre 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Un hôpital israélien doit commencer lundi une étude sur l’efficacité de l’administration d’une quatrième dose du vaccin COVID.

L’hôpital Sheba, situé juste à côté de Tel Aviv, a déclaré dimanche que, dans le cadre de cette étude, 6 000 personnes – dont 150 membres du personnel médical – recevront une quatrième dose.

L’étude, la première du genre dans le monde, est menée en collaboration avec le ministère de la Santé et a été approuvée par la commission supérieure du gouvernement chargée des essais médicaux sur l’homme.

« Cette étude permettra de tester l’effet de la quatrième dose de vaccin sur le niveau d’anticorps, sur la prévention de la contagion, et de vérifier sa sécurité », a déclaré la professeure Gili Regev-Yochay de Sheba.

Prof. Gili Regev-Yochai, directrice de l’Unité d’épidémiologie des maladies infectieuses à l’hôpital Sheba (Crédit : capture d’écran YouTube)

« Cette étude devrait faire la lumière sur le bénéfice supplémentaire de l’administration d’une quatrième dose et nous permettre de comprendre si et à qui il est utile d’administrer une quatrième dose », a-t-elle ajouté.

L’étude devait commencer il y a deux semaines, apparemment avec un groupe plus restreint, mais elle a été retardée parce qu’elle n’avait pas reçu les autorisations nécessaires.

Mardi, le groupe consultatif d’experts du ministère de la santé avait déjà donné son accord pour l’administration d’une quatrième dose aux personnes âgées de plus de 60 ans, ainsi qu’aux autres personnes à risque.

Ce déploiement devait commencer dimanche, mais le ministère l’a retardé après avoir examiné des données préliminaires suggérant que les personnes atteintes du variant Omicron ont entre 50 % et 70 % moins de risques d’être hospitalisées que celles atteintes de la souche Delta.

Une infirmière prépare une dose de vaccin dans le cadre de la campagne de vaccination des enfants de 5 à 11 ans dans un centre de la Clalit à Safed, dans le nord du pays, le 29 novembre 2021. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Les conclusions de l’Agence de sécurité sanitaire du Royaume-Uni viennent s’ajouter aux preuves émergentes selon lesquelles le variant Omicron provoque une maladie plus bénigne que les autres variants, mais se propage aussi plus rapidement et échappe mieux aux vaccins.

Nachman Ash, le directeur-général du ministère, doit encore approuver la campagne pour les quatrièmes doses, et a examiné les données provenant de Grande-Bretagne.

La Treizième chaîne a indiqué que si d’autres données de ce type s’accumulent, Nachman Ash pourrait ne pas soutenir la recommandation du groupe consultatif du gouvernement de proposer les rappels supplémentaires à ce stade, et pourrait au contraire renvoyer la question pour une nouvelle délibération.

Selon des reportages distincts du radiodiffuseur public Kan et de la Douzième chaîne, Ash prendra probablement une décision sur l’approbation des quatrièmes doses de vaccin cette semaine.

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