Muscler l’enseignement de l’histoire de la Shoah
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Muscler l’enseignement de l’histoire de la Shoah

Samedi 14 octobre, le Mémorial de la Shoah organisait ses deuxièmes assises pédagogiques clôturées par Raphaël Enthoven

Iannis Roder, responsable des formations au Mémorial de la Shoah, et professeur d'histoire-géographie (Crédit: capture d'écran Youtube/Europe 1)
Iannis Roder, responsable des formations au Mémorial de la Shoah, et professeur d'histoire-géographie (Crédit: capture d'écran Youtube/Europe 1)

Pour la deuxième fois, le Mémorial de la Shoah a organisé des Assises pédagogiques, « qui permettront aux enseignants d’échanger sur les pratiques pédagogiques aux renouvellements disciplinaires portant sur l’enseignement de l’histoire de la Shoah ».

Les Assises ont voulu mettre en avant des outils pédagogiques originaux pour contourner « les difficultés rencontrées face au rejet de certaines thématiques abordées en classe et face au développement de discours irrationnels ».

En ligne de mire, les difficultés rencontrées pour enseigner la Shoah et la prolifération des discours conspirationnistes directement importés d’Internet.

Selon Iannis Roder, professeur d’histoire-géographie et responsable des formations au Mémorial de la Shoah, un premier piège est à éviter dans l’enseignement de la Shoah : « les enseignements doivent se méfier de l’entrée par l’émotion » qui amène à une « paralysie de la pensée ».

En lieu et place d’une transmission de la mémoire par l’émotion, des professeurs au collège les Champs à St Etienne préconisent de mettre les élèves « dans une posture d’historiens » afin qu’ils collectent eux-même les données, et construisent un récit sur une base de faits auxquels ils accordent du crédit.

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