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Des milliers d’employés de crèche en grève illimitée manifestent à Tel Aviv

Les manifestants se sont retrouvés sur la place Rabin et ont défilé aux environs, au premier jour de cette grève entraînée par des bas salaires et un manque de personnel

Les employés des crèches manifestent à Tel Aviv, le 3 octobre 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Les employés des crèches manifestent à Tel Aviv, le 3 octobre 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Ce sont des milliers d’employés des crèches qui ont manifesté à Tel Aviv, dimanche, au premier jour d’une grève illimitée décidée par le personnel des garderies subventionnées par l’État qui dénoncent leurs salaires trop bas et leurs conditions de travail.

Les protestataires se sont rassemblés sur la place Rabin et ils ont ensuite défilé dans les rues environnantes, bloquant la circulation.

Certains ont brandi des panneaux réclamant une augmentation de leur rémunération dans le cadre de cette action syndicale, qui a obligé environ 120 000 bébés et petits enfants à rester chez eux.

Il n’y aurait pas eu d’arrestation.

« Les préjudices portés aux parents, aux enfants et à l’économie israélienne découlent du refus du gouvernement d’entamer des négociations avec les travailleurs », a dit le syndicat représentant les employés concernés.

« Le Premier ministre Bennett et le ministre des Finances Liberman sont enclins à négocier avec le Hamas mais ils refusent de le faire avec des enseignants qui gagnent 5 000 shekels par mois et qui sont en train de s’effondrer », a-t-il continué, en référence aux pourparlers entamés entre l’État juif et le groupe terroriste.

Les crèches exploitées par WIZO, Naamat, Herut Women et Emunah prennent part à la grève. Elles ont été rejointes par l’organisation à but non-lucratif Yanbu, qui gère des crèches dans la communauté arabe, ainsi que par le groupe Naot Margalit.


Les employés des crèches manifestent à Tel Aviv, le 3 octobre 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

De leur côté, les garderies exploitées par l’Association israélienne des centres communautaires et celles gérées par la communauté ultra-orthodoxe – qui ont soutenu ouvertement cette grève – n’ont pas été représentées et elles ont accueilli les enfants ce matin.

Le ministre des Affaires sociales, Meir Cohen, a pour sa part déclaré à la chaîne Kan que la campagne des employés du secteur était « justifiée » et qu’il espérait que les choses rentreraient dans l’ordre d’ici quarante-huit heures.

« Il y a des négociations et il y a un dialogue entre responsables de l’éducation et responsable du secteur des crèches », a-t-il dit.

Les employés des crèches manifestent à Tel Aviv, le 3 octobre 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

De même, la ministre de l’Économie, Orna Barbivai, a indiqué avoir récemment rencontré les représentants du secteur et elle a exprimé son soutien à ces revendications « fondées ».

« Malgré cela, la ministre estime qu’une grève entamée avant même d’avoir dialogué avec le ministère des Finances n’est pas une bonne chose », a dit son bureau. « Cette grève va porter préjudice à des milliers d’enfants pendant une période compliquée, pendant une crise sanitaire, et elle va empêcher les parents d’aller au travail comme d’habitude. »

Les crèches placées sous la supervision de l’État avaient averti, il y a un mois, qu’elles se mettraient en grève en raison du manque de personnel et des bas salaires à moins qu’une solution ne soit trouvée dans l’intervalle. Les employés avaient repris le travail mercredi, après la fête de Souccot, avec un retard de plusieurs heures pour protester contre leurs conditions de travail.

Un rapport de l’OCDE, qui a été rendu public la semaine dernière, a indiqué que l’État juif dépensait environ 0,2 % de son produit intérieur brut pour l’éducation des petits enfants âgés de 0 à 3 ans, soit la moitié de la moyenne de l’OCDE.

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