Les Etats-Unis veulent un « nouveau départ » avec la Turquie
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Les Etats-Unis veulent un « nouveau départ » avec la Turquie

Le Premier ministre turc demande l'extradition de Fethullah Gülen, opposant d'Erdogan, et l'exclusion des milices kurdes de la lutte contre l'EI

Le vice-président américain Mike Pence pendant la Conférence de sécurité de Munich, en Allemagne, le 18 février 2017. (Crédit : Thomas Kienzle/AFP)
Le vice-président américain Mike Pence pendant la Conférence de sécurité de Munich, en Allemagne, le 18 février 2017. (Crédit : Thomas Kienzle/AFP)

Le vice-président américain Mike Pence a affirmé au Premier ministre turc Binali Yildirim que son administration souhaitait « un nouveau départ » dans les relations entre Washington et Ankara, a rapporté dimanche un média turc.

Selon la chaîne NTV, Pence a déclaré que les Etats-Unis souhaitaient développer les relations avec la Turquie, lors d’un entretien samedi avec Yildirim en marge de la Conférence sur la sécurité de Munich.

Pour sa part, Yildirim a déclaré qu’une extradition de l’imam Fethullah Gülen, un prédicateur exilé aux Etats-Unis, « ouvrirait une nouvelle page » dans les relations entre les deux pays, selon NTV.

Dans un communiqué, la Maison Blanche a indiqué que Pence avait au cours de l’entretien réitéré l’engagement des Etats-Unis à l’égard de la Turquie comme partenaire stratégique et allié au sein de l’OTAN.

Binali Yildirim, le Premier ministre turc. (Crédit : Facebook)
Binali Yildirim, le Premier ministre turc. (Crédit : Facebook)

« Les deux dirigeants ont également discuté des moyens d’accélérer nos efforts conjoints pour vaincre » le groupe Etat islamique, a ajouté le communiqué.

Les deux hommes ont évoqué le moyen de parvenir à une solution permanente permettant de mettre fin au conflit syrien, selon NTV.

La Turquie a présenté aux Etats-Unis deux plans de bataille excluant les milices kurdes pour bouter le groupe Etat islamique (EI) hors de Rakka, sa « capitale » autoproclamée en Syrie, a rapporté samedi le quotidien Hürriyet.

Ankara, qui a lancé une offensive d’envergure dans le nord de la Syrie, qualifie de « groupes terroristes » des milices kurdes soutenues par Washington pour combattre les jihadistes au sol.

Le Premier ministre turc a prévenu samedi que si Washington choisissait de s’appuyer sur les milices kurdes, cela « poserait un sérieux problème à nos relations avec les Etats-Unis ».

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