Israël en guerre - Jour 195

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Les forces spéciales arrêtent 100 terroristes dans un hôpital de Khan Younès – Tsahal

Les militaires démentent avoir, comme l'affirme le Hamas, pris pour cible des groupes électrogènes à l'hôpital Nasser, indiquant que les soldats ont tenté de réparer une machine avant de la remplacer ; des tirs de roquette ont visé Ashkelon

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Les soldats de l'armée dans la bande de Gaza, une photo diffusée par l'armée, le 17 février 2024. (Crédit : Porte-parole de l'armée)
Les soldats de l'armée dans la bande de Gaza, une photo diffusée par l'armée, le 17 février 2024. (Crédit : Porte-parole de l'armée)

L’armée israélienne a indiqué, samedi, que les soldats des forces spéciales avaient arrêté plus d’une centaine de terroristes présumés à l’hôpital Nasser de Khan Younès alors qu’ils continuaient leur fouille minutieuse de l’établissement.

Selon Tsahal, les forces des unités Maglan et Egoz ont aussi abattu plusieurs hommes armés du Hamas qui se trouvaient aux abords de l’hôpital.

Les troupes sont entrées jeudi dans le bâtiment après avoir encerclé l’hôpital pendant une semaine. Elles avaient expliqué, à ce moment-là, qu’elles avaient été informées de la présence des otages là-bas à une date antérieure, et que les dépouilles de captifs, morts pendant leur détention, étaient susceptibles d’encore s’y trouver. Au moins une otage ayant recouvré la liberté a déclaré qu’elle-même avait été retenue en captivité à l’intérieur de l’établissement, dans lequel elle était restée avec une vingtaine d’autres Israéliens kidnappés le 7 octobre.

Les militaires ont mis la main sur des obus de mortier, des grenades et d’autres armes appartenant au Hamas au sein de l’hôpital ainsi que des boîtes de médicaments sur lesquelles des noms d’otages était écrit.

Tsahal a démenti, vendredi, toute prise pour cible des groupes électrogènes du complexe par les troupes. Le Hamas avait affirmé précédemment que plusieurs patients étaient morts à cause d’un manque d’oxygène après la coupure de l’électricité entraînée par l’arrêt des groupes électrogènes, un arrêt qui avait eu lieu, avait précisé le groupe terroriste, lors d’un raid israélien.

« Ce matin, des informations nous sont parvenues concernant l’interruption de l’approvisionnement en électricité des groupes électrogènes, ce qui a entraîné l’arrêt des systèmes électriques dans l’hôpital. Contrairement aux accusations, les troupes n’ont pas pris pour cible les groupes électrogènes. Les troupes ont eu pour instruction de garantir que l’hôpital continuerait à fonctionner de manière continue », a dit l’armée dans un communiqué.

Un soldat israélien parle à un médecin à l’hôpital Nasser de Khan Younès, le 16 février 2024. (Crédit : Armée israélienne)

« Malgré le dysfonctionnement des groupes électrogènes à l’hôpital, tous les système déterminants ont continué à fonctionner pendant toute la journée grâce au système UPS (système d’alimentation secourue) au sein de l’établissement », a ajouté Tsahal.

L’armée a indiqué que lorsqu’elle a appris qu’il y avait un dysfonctionnement, les troupes étaient intervenues pour tenter de réparer la machine alors que l’unité de commando de la marine Shayetet 13 avait amené un groupe électrogène pour la remplacer.

« Des actions qui ont été menées en étroite coordination entre l’armée et l’administration de l’hôpital par le biais du Bureau de Coordination et d’administration de liaison pour Gaza (CLA) », a noté l’armée.

Tsahal a indiqué avoir amené des produits alimentaires et de l’eau à l’hôpital Nasser et avoir établi une coordination avec les organisations internationales concernant les approvisionnements en carburant nécessaires pour faire fonctionner les machines.

Des armes trouvées par les troupes de l’armée israélienne fouillant l’hôpital Nasser, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 16 février 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Pour sa part, l’armée a continué sa campagne dans toutes les différentes parties de la bande de Gaza avec des frappes aériennes et des batailles entre soldats et hommes armés.

Alors que les combats continuent à Khan Younès, l’armée a indiqué, samedi, que les troupes de la 7e Brigade des Blindés avaient lancé des raids dans plusieurs complexes. Ils y ont découvert des armes et notamment des explosifs, des grenades et des Kalashnikov.

Les militaires, dans le secteur, ont aussi appelé l’armée de l’air en renfort pour attaquer le Hamas, notamment trois terroristes qui tentaient de lancer des roquettes.

De plus, une unité de parachutistes a abattu les hommes d’une cellule terroriste lors de combats rapprochés, a expliqué Tsahal.

L’armée a aussi déclaré qu’il y avait eu des affrontements dans le centre de Gaza et que les forces de la Brigade Nahal avaient tué plusieurs terroristes.

Par ailleurs, les sirènes d’alerte à la roquette ont été activées dans le secteur d’Ashkelon, samedi matin. L’armée a indiqué qu’une roquette tirée depuis le nord de Gaza avait été interceptée par le système de défense antiaérienne du Dôme de fer.

Tsahal a indiqué que l’homme du Hamas à l’origine de l’attaque avait été pris pour cible et tué dans les 30 minutes qui avaient suivi cette frappe.

Le projectile avait été tiré depuis le quartier Sheikh Radwan, à Gaza City. Dans les 30 minutes, l’armée a indiqué que la Brigade d’infanterie Nahal et le 215e régiment d’artillerie avaient identifié et localisé l’homme, et que ce dernier avait perdu la vie dans une frappe aérienne.

La guerre avait éclaté quand des terroristes dirigés par le Hamas avaient semé la désolation dans les communautés du sud d’Israël, massacrant environ 1200 personnes, des civils en majorité, et kidnappant 253 personnes, prises en otage dans la bande, commettant des atrocités.

La guerre à Gaza a éclaté lorsque le Hamas a envoyé 3 000 terroristes armés en Israël, le 7 octobre, pour mener une attaque brutale au cours de laquelle ils ont tué près de 1 200 personnes. Les terroristes ont également pris en otage 253 personnes, pour la plupart des civils, et les ont emmenées à Gaza.

Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages.

Plus de 29 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé dirigé par les terroristes du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 10 000 membres du groupe terroriste à Gaza, en plus d’un millier terroristes à l’intérieur d’Israël le 7 octobre.

Des Palestiniens font la queue pour un repas gratuit à Rafah, dans la bande de Gaza, le 16 février 2024. (Crédit : AP Photo/Fatima Shbair)

La guerre a causé une crise humanitaire dans la bande de Gaza où la majorité de la population a été déplacée et risque la famine.

Les responsables humanitaires des Nations unies ont fait savoir, vendredi, que les Palestiniens qui se trouvent à Rafah, une ville du sud de la bande, quittaient apparemment la région en direction de secteurs qui se trouvent au centre dans l’enclave côtière, aux alentours de Deir al-Balah, dans un contexte de frappes aériennes intenses et continues de la part d’Israël.

1,4 million de Palestiniens, selon les estimations – cela représente plus de la moitié de la population de Gaza – se sont entassés à Rafah, la majorité d’entre eux déplacés par les combats qui déchirent le territoire. Des centaines de milliers de personnes vivent dans des campements improvisés, sous la tente.

Le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric a évoqué ces déplacements présumés de la population en direction de Deir al-Balah, une ville située à approximativement 16 kilomètres au nord de Rafah. Il a décrit le manque de produits alimentaires à Rafah et d’ailleurs – en particulier dans le nord de Gaza, première cible de l’offensive où de larges pans de territoire ont été totalement détruits.

« A Rafah, les conditions humanitaires deviennent de plus en plus dures, avec des informations continues portant sur des civils qui arrêtent les camions d’aides humanitaires pour se saisir de produits alimentaires », a-t-il commenté. « Parmi les segments vulnérables de la population, il y a des enfants, des personnes âgées et des personnes atteintes de maladies chroniques qui sont susceptibles de risquer la malnutrition ».

L’Égypte, craignant que la crise n’amène les Palestiniens à tenter de se réfugier dans le pays en traversant la frontière du sud de Gaza, a commencé à construire un mur pour empêcher un tel cas de figure de se produire, ont montré des images par satellite qui ont été analysées par l’AP.

Si l’Égypte n’a pas ouvertement reconnu construire ce mur, le pays a mis en garde Israël, lui disant de ne pas obliger la population palestinienne qui a trouvé un abri à Rafah, dans le sud de la bande, à traverser la frontière.

Cette image satellite prise et diffusée par Maxar Technologies le 15 février 2024 montre des machines construisant un mur le long de la frontière entre l’Égypte et la bande de Gaza à Rafah, en Égypte. (Crédit : Image satellite ©2024 Maxar Technologies / AFP)

Les officiels, au Caire, n’ont pas répondu aux demandes de commentaire de l’AP. Les images par satellite, photographiées jeudi par Maxar Technologies, montrent les travaux de construction en cours sur le mur, le long de la route Sheikh Zuweid-Rafah, à environ 3,5 kilomètres de la frontière avec Rafah.

Sur ces clichés, des grues, des camions et ce qui semblent être des barrières préfabriquées en béton qui ont installées le long de la route.

L’AFP a contribué à cet article.

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