Les habitants de Haïfa autorisés à rentrer chez eux, entre 600 et 700 appartements dévastés
Rechercher

Les habitants de Haïfa autorisés à rentrer chez eux, entre 600 et 700 appartements dévastés

Le maire a souligné que l’évacuation de plus de 75 000 personnes est le plus grand déplacement de population de l’Histoire d’Israël, 26 personnes hospitalisées mais aucune blessure grave n’est à déplorer

Une Israélienne récupère des affaires d'une maison calcinée, touchée par les feux de forêt du nord de Haïfa, le 25 novembre 2016. (Crédit : Gili Yaari/Flash90)
Une Israélienne récupère des affaires d'une maison calcinée, touchée par les feux de forêt du nord de Haïfa, le 25 novembre 2016. (Crédit : Gili Yaari/Flash90)

Tous les habitants de Haïfa ont été autorisés à regagner leurs domiciles vendredi après-midi. Plus de 75 000 personnes avaient été évacuées de la ville jeudi à causes des énormes incendies qui ont englouti la ville et se sont propagés dans la région.

Entre 600 et 700 logements ont été dévastés par les flammes. 37 sont complètement détruits, rapportent des agents municipaux. Certaines rues sont toujours privées d’électricité. La police restera dans les quartiers touchés pour venir en aide aux habitants qui auraient besoin d’aide.

« Nous appelons la population à rester sur leurs gardes, à prendre leur responsabilités et à se montrer vigilants dans l’utilisation de tout élément liés au feu et à la sécurité, » a déclaré la police.

L'israélien Aitan Shariel inspecte les dégâts sur sa maison, le 25 novembre 2016, après les feux terroristes, qui ont dévasté Haïfa. Crédits :  AFP PHOTO / MENAHEM KAHANA)
L’israélien Aitan Shariel inspecte les dégâts sur sa maison, le 25 novembre 2016, après les feux terroristes, qui ont dévasté Haïfa. Crédits : AFP PHOTO / MENAHEM KAHANA)

Le maire de Haïfa Yona Yahav a déclaré vendredi que l’évacuation des quelque 75 000 résidents dans la journée de jeudi est le plus grand déplacement de population que le pays ait jamais connu.

Yahav a conseillé aux non-riverains de rester éloignés de la ville, le temps de la remettre en ordre.

Une femme passe devant les voitures brûlées par les feux de forêt du 25 novembre 2016. (Crédits : AFP PHOTO / MENAHEM KAHANA)
Une femme passe devant les voitures brûlées par les feux de forêt du 25 novembre 2016. (Crédits : AFP PHOTO / MENAHEM KAHANA)

Vendredi matin, les habitants des quartiers de Denya, où vit Yahav ont été autorisés à rentrer chez eux par les autorités.

26 habitants de Haïfa sont toujours hospitalisés vendredi après-mid. Une femme âgée est dans un état modéré, et les autres sont légèrement blessés par les inhalations de fumée, selon la radio israélienne.

Les flammes d'un feu de forêt quia  dévasté Haïfa le 25 novembre 2016., nécessitant l'évacuation de dizaines de milliers d’habitants. (Crédits : Gili Yaari /Flash90)
Les flammes d’un feu de forêt quia dévasté Haïfa le 25 novembre 2016., nécessitant l’évacuation de dizaines de milliers d’habitants. (Crédits : Gili Yaari /Flash90)

Vendredi, le ministre des Finances Moshe Kahlon s’est rendu à Haïfa, et a autorisé les responsables à prêter de l’argent en espèces à ceux qui sont sans domicile, sans argent.

Un avion bombardier d'eau aide à éteindre les flammes qui ravagent Haïfa, le 25 novembre 2016. (Crédits : AFP PHOTO / MENAHEM KAHANA))
Un avion bombardier d’eau aide à éteindre les flammes qui ravagent Haïfa, le 25 novembre 2016. (Crédits : AFP PHOTO / MENAHEM KAHANA))

Le site Walla a cité le ministre : « en ce qui concerne les endroits où dormir, j’ai dit au maire et aux autres responsables à travers e pays, ne vous occupez pas de ce que ça coûte ni de la bureaucratie. Je vous demande juste de travailler. Ce qui compte, c’est de trouver des solutions pour les habitants. »

Plusieurs personnes ont été arrêtées lors de tentatives de pillage dans les maisons évacuées, a relaté la police vendredi.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est rendu dans le village de Beth Meir, dans les collines de Jérusalem, qui a été ravagée dans la nuit du 24 au 25 novembre 2016. (Crédits : Kobi Gideon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est rendu dans le village de Beth Meir, dans les collines de Jérusalem, qui a été ravagée dans la nuit du 24 au 25 novembre 2016. (Crédits : Kobi Gideon/GPO)

« Nous nous sommes chargés de patrouiller durant la nuit pour éviter les cambriolages, et nous avons arrêtés quelques personnes en flagrant délit », a déclaré Zohar Dvir, officier de police, au site Ynet.

Plus d’une dizaine de personnes sont en garde à vue, suspectées d’avoir allumé des feux à Haïfa et ailleurs dans le pays. Pour l’instant, la proportion des feux imputables à des incendies criminels n’a pas été encore déterminée.

La police a arrêté un homme vendredi matin, suspecté d’avoir allumé un feu qui aurait détruit au moins 10 logements dans le village de Beth Meir, dans les collines de Jérusalem durant la nuit. Il a été interpellé et sera interrogé, a indiqué la police.

Un pompier israélien communique via talkie walkie pendant qu'ils tentent d'éteindre le feu à Beth Meir, le 25 novembre 2016. (Crédits : AFP PHOTO / AHMAD GHARABLI)
Un pompier israélien communique via talkie walkie pendant qu’ils tentent d’éteindre le feu à Beth Meir, le 25 novembre 2016. (Crédits : AFP PHOTO / AHMAD GHARABLI)

Le chef de la police de Jérusalem, Yoram Halevy, a déclaré à la radio de l’armée vendredi : « nous pensons que des incendiaires se baladent, mais les conditions météorologiques sont également favorables à la propagation des feux. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est également exprimé vendredi, et a assuré qu’il « ne fait aucun doute que certains de ces incendies sont criminels ». Il n’a cependant pas précisé combien de feux, sur les centaines qui ont envahi le pays, ont été allumés délibérément.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...