Rechercher

Les Israéliens appelés à quitter la Turquie par crainte d’attaques de l’Iran

Yaïr Lapid a appelé lundi les ressortissants israéliens qui se trouvent en Turquie à partir "dès que possible"

La mosquée de Taksim au coucher du soleil lors du premier jour du mois de jeûne musulman du Ramadan, à Istanbul, en Turquie, samedi 2 avril 2022. (Crédit : AP/Francisco Seco)
La mosquée de Taksim au coucher du soleil lors du premier jour du mois de jeûne musulman du Ramadan, à Istanbul, en Turquie, samedi 2 avril 2022. (Crédit : AP/Francisco Seco)

Le ministre israélien des Affaires étrangères Yaïr Lapid a appelé lundi les ressortissants israéliens qui se trouvent en Turquie à quitter « dès que possible » ce pays par crainte d’attaques iraniennes.

« A la suite d’une série de tentatives d’attentats terroristes iraniens ces dernières semaines contre des Israéliens en vacances à Istanbul, nous appelons les Israéliens à ne pas prendre l’avion pour Istanbul et (…) si vous êtes déjà à Istanbul, retournez en Israël dès que possible », a déclaré M. Lapid dans un communiqué.

Au cours des dernières semaines, la presse israélienne a fait état de tentatives d’attaques contre des Israéliens en Turquie, citant des sources ayant requis l’anonymat.

Ces attentats auraient été déjoués grâce à une collaboration entre services de sécurité israéliens et turcs, les deux pays ayant resserré leurs relations ces derniers mois.

Evoquant un « danger réel et immédiat d’assassinat et de kidnapping », le ministre Lapid a indiqué que « la vie de plusieurs Israéliens a été sauvée ».

« Je voudrais remercier le gouvernement turc pour les efforts qu’il déploie pour protéger la vie des citoyens israéliens », a-t-il dit.

Et d’ajouter en s’adressant à l’Iran: « Quiconque cause du tort aux Israéliens en paiera le prix, nous les traquerons peu importe où ils se trouvent ».

Israël, qui considère l’Iran comme son ennemi numéro un, s’oppose à une relance de l’accord international de 2015 sur le nucléaire iranien –censé empêcher la République islamique de se doter de la bombe atomique en échange de la levée de sanctions asphyxiant son économie– dont les Etats-Unis s’étaient désengagés en 2018.

Considéré par les experts comme la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient, Israël craint entre autres que cet accord permette de regarnir les coffres de l’Iran qui pourrait ainsi accroître, selon des responsables israéliens, son aide à des alliés régionaux comme le Hezbollah libanais ou le Hamas palestinien, des ennemis de l’Etat hébreu.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...