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Les Juifs français perdent leur « boussole morale » selon Gérard Miller, le CRIF réagit

Le réalisateur et psychanalyste explique que deux judéités se font désormais face en France, alors que certains Juifs se sont laissés séduire par l’extrême droite

Le chroniqueur et psychanalyste Gérard Miller dans l’émission « C à vous ». (Crédit : capture d’écran Twitter / C à vous / France 5)
Le chroniqueur et psychanalyste Gérard Miller dans l’émission « C à vous ». (Crédit : capture d’écran Twitter / C à vous / France 5)

Dans une tribune publiée ce lundi dans le journal Le Monde, le réalisateur et psychanalyste français Gérard Miller a écrit que deux judéités se faisaient désormais face en France, alors que certains Juifs se sont laissés séduire par l’extrême droite.

Retraçant son parcours, il explique « qu’être de gauche était une évidence » pour les Juifs français alors qu’il était adolescent.

« J’appartiens à une génération où les Juifs, du fait même des souffrances qu’ils avaient endurées à travers les siècles, nous semblaient plus que jamais devoir offrir le visage de la tolérance, de la solidarité, et de la culture, aussi », écrit-il.

« Aujourd’hui, hélas, tout cela appartient au passé et la communauté juive française est définitivement fracturée », regrette-t-il, avant de faire référence aux Juifs partisans de Marine Le Pen et d’Eric Zemmour, et de rappeler les saillies négationnistes et antisémites de ce dernier.

« Il me semble nécessaire de constater qu’il y a en France, dans la communauté juive, deux camps ou, plus exactement, deux judéités. Deux judéités irréconciliables ? Oui, je le crains », poursuit-il. « Jamais, à aucun moment de leur histoire, un aussi grand nombre de juifs français n’ont perdu à ce point leur boussole morale. »

Yonathan Arfi, président du CRIF, a rapidement réagi au texte.

« Avant, on accusait les Juifs d’être des agents du bolchévisme. Dorénavant, on les accuse d’être d’extrême-droite ! Grotesque », a-t-il écrit sur Twitter, quand bien même Gérard Miller ne catégorisait pas tous les Juifs de France comme électeurs de l’extrême droite.

« Le CRIF a toujours combattu les projets du RN et de Reconquête. Et nous combattrons aussi ce discours de stigmatisation qui présente les Juifs en complices de l’extrême-droite », a-t-il ajouté. « Personne n’écrirait, et heureusement, que les ouvriers, les enseignants, les musulmans ou les membres de n’importe quelle composante de la société française, ‘ont perdu leur boussole morale’ ! Pourquoi s’autoriser cette essentialisation pour les Juifs ? »

L’an dernier, lors de l’élection présidentielle française, Eric Zemmour était arrivé premier du premier tour parmi les Français d’Israël, faisant un score de 53,59 % (3 124 voix).

En juillet, Gérard Miller, défendant Jean-Luc Mélenchon, régulièrement accusé d’accointances avec l’antisémitisme, avait déclaré que le CRIF et son président étaient « proches de l’extrême droite » et que « le dire n’était pas être antisémite ».

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