Les Kurdes syriens veulent ouvrir un bureau de représentation en France
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Les Kurdes syriens veulent ouvrir un bureau de représentation en France

La France a indiqué "Il n'y a pas lieu de reconnaître une quelconque représentation des Kurdes syriens en France"

Aldar Khalil (C), du Mouvement pour une société démocratique, et le cheikh Hamad Sheikh Shihadeh (à droite), le chef du clan Naim dans le nord de la Syrie, lors d'une réunion de plus de 150 délégués kurdes, arabes, assyriens et d'autres parties dans la ville de Rmeilan, dans la province de Hasakah nord-est de la Syrie, où la décision a été prise d'établir une région fédérale, le 16 mars 2016 (Crédit : AFP / DELIL SOULEIMAN)
Aldar Khalil (C), du Mouvement pour une société démocratique, et le cheikh Hamad Sheikh Shihadeh (à droite), le chef du clan Naim dans le nord de la Syrie, lors d'une réunion de plus de 150 délégués kurdes, arabes, assyriens et d'autres parties dans la ville de Rmeilan, dans la province de Hasakah nord-est de la Syrie, où la décision a été prise d'établir une région fédérale, le 16 mars 2016 (Crédit : AFP / DELIL SOULEIMAN)

La France ne reconnaîtra pas un bureau de représentation des Kurdes syriens en France, son « seul interlocuteur légitime » étant la Coalition nationale syrienne, un groupe de l’opposition disposant d’un ambassadeur à Paris, a indiqué vendredi le Quai d’Orsay.

« Il n’y a pas lieu de reconnaître une quelconque représentation des Kurdes syriens en France », a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay Romain Nadal.

Les Kurdes qui ont proclamé une région fédérale dans le nord de la Syrie ont l’intention d’ouvrir d’ici la fin du mois d’avril un bureau de représentation en France, a déclaré jeudi à Paris leur chef, Saleh Muslim.

« Nous allons ouvrir prochainement un bureau de représentation du Rojava (Kurdistan syrien) en France », a assuré le chef du Parti de l’union démocratique (PYD) lors d’une rencontre avec des journalistes.

Aucune réaction du ministère français des Affaires étrangères sur cette ouverture n’a pu être obtenue dans l’immédiat.

Selon Saleh Muslim, le futur bureau sera ouvert « d’ici la fin du mois » d’avril. Le PYD dispose déjà d’un bureau de représentation en France, dirigé par Khaled Issa.

Les Kurdes syriens ont ouvert en février un bureau de représentation à Moscou et M. Muslim a confirmé qu’ils allaient aussi en ouvrir un à Washington prochainement – alors que les États-Unis n’ont pas soutenu leur initiative.

Les Kurdes de Syrie ont proclamé le 17 mars une région fédérale dans le nord du pays, une initiative immédiatement rejetée par le régime de Bachar al-Assad et l’opposition.

Ils sont exclus des négociations de paix sur la Syrie qui se déroulent par sessions à Genève. La Turquie s’oppose à leur participation car elle considère le PYD comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène depuis 1984 la rébellion sur le sol turc.

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