Israël en guerre - Jour 139

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Les manifestants bloquent Ayalon dans le cadre de la « Journée de perturbation »

Des manifestations anti-réforme ont eu lieu devant les maisons des ministres, dont celle de Ben Gvir, qui, selon les militants, représente "tout ce qui ne va pas avec le gouvernement"

Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Des manifestants contre la loi de réforme du système judiciaire du gouvernement bloquant l'autoroute Ayalon, à Tel Aviv, le 4 mai 2023. (Crédit : Amir Tirkel)
Des manifestants contre la loi de réforme du système judiciaire du gouvernement bloquant l'autoroute Ayalon, à Tel Aviv, le 4 mai 2023. (Crédit : Amir Tirkel)

Des manifestants ont procédé à des actes de désobéissance civile, notamment en bloquant les principales autoroutes, dans tout le pays jeudi matin, à l’occasion de la « Journée de perturbation » contre le programme de réforme du système judiciaire du gouvernement.

Parallèlement, des militants ont organisé des manifestations devant les domiciles d’importants ministres ainsi que devant les bureaux des institutions religieuses de l’État.

Diverses manifestations et événements ont été organisés pour faire valoir les différents arguments contre la réforme judiciaire : des ministres représentés sous forme de bébés, des mannequins éclaboussés de sang représentant des Israéliens assassinés, des manifestants déguisés en personnages de « La Servante ecarlate » défilant pour les droits des femmes, et un mariage civil organisé devant le Rabbinat de Tel Aviv.

Des manifestations ont eu lieu devant la résidence présidentielle à Jérusalem ainsi que devant les domiciles de ministres et d’un grand rabbin ultra-orthodoxe à Bnei Brak, tandis que des manifestations « La servante écarlate » ont été organisées à Tel Aviv.

Les principaux axes de circulation ont été bloqués, notamment l’autoroute Ayalon à Tel Aviv, ainsi que les principaux carrefours à Raanana, Kfar Haroeh, Kfar Hayarok, Nahala, Modiin et dans de nombreux autres endroits du pays.

La police a indiqué que les manifestants avaient été évacués de l’autoroute Ayalon peu de temps après l’avoir bloquée.

Dans l’implantation de Kiryat Arba, en Cisjordanie, des mannequins représentant des cadavres ont été déposés devant le domicile du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, les manifestants l’accusant de ne pas s’être attaqué à la vague de meurtres dans la communauté arabe.

« Ben Gvir, vous représentez tout ce qui ne va pas dans le gouvernement actuel – zéro gouvernance, zéro responsabilité, zéro capacité », a déclaré Yiftach Golov, l’un des dirigeants du groupe « Frères d’armes », composé de réservistes de Tsahal opposés à la réforme judiciaire.

« Nous, l’armée du peuple, ne nous arrêterons pas tant que nous n’aurons pas garanti un État juif démocratique fondé sur l’égalité, le partage équitable des services rendus à l’ensemble du pays en matière de paiement des impôts et de sécurité. Il ne s’agit pas de gauche et de droite, mais de bien et de mal. »

Un office de prière matinal a été organisé devant la maison du ministre des Finances Bezalel Smotrich dans l’implantation de Kedumim en Cisjordanie, où les manifestants ont bloqué la sortie de sa maison.

Bien que le processus législatif de la coalition visant à remanier le système judiciaire soit actuellement suspendu, les organisateurs cherchent à empêcher une baisse de la ferveur des manifestations, craignant que la coalition ne reprenne le processus à tout moment.

Le groupe de protestation « Frères d’armes » contre le programme de refonte du système judiciaire du gouvernement manifestant devant le domicile du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, dans l’implantation de Kiryat Arba, en Cisjordanie, le 4 mai 2023. (Crédit : Frères d’armes)

À Bnei Brak, des dizaines de manifestants des « Frères d’armes » ont organisé une manifestation près du domicile du rabbin Gershon Edelstein, âgé de 100 ans, principale figure rabbinique de la communauté ultra-orthodoxe non hassidique.

Les manifestants ont brandi des banderoles sur lesquelles était inscrit « Sans enrôlement, il n’y a pas de réconciliation », en référence aux demandes visant à mettre fin aux exemptions générales de service militaire accordées aux étudiants ultra-orthodoxes en yeshiva.

« Il doit y avoir une répartition du fardeau, par le biais du service militaire ou civil », pouvait-on lire sur d’autres pancartes, tandis que les manifestants scandaient « Démocratie » devant le domicile du rabbin.

Les accords de coalition signés par le Likud avec les partis ultra-orthodoxes Yahadout HaTorah et le Shas stipulent que le projet de loi officialisant les exemptions générales doit être adopté avant le vote du budget de l’État, qui doit être approuvé avant le 29 mai.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu cherche toutefois à reporter l’adoption de cette loi impopulaire, suscitant l’ire de Yahadout HaTorah en particulier.

Des manifestantes de l’organisation Women’s Protest marchant du Rabbinat de Tel Aviv au tribunal de première instance de Tel Aviv, vêtues de costumes tirés de « La servante écarlate », pour protester contre ce qu’elles appellent la discrimination à l’égard des femmes dans les procédures religieuses au sein du Rabbinat de l’État et des tribunaux rabbiniques, le 4 mai 2023. (Crédit : Women’s Protest)

À Tel Aviv, le groupe Women’s Protest a organisé une marche avec des militantes vêtues du costume de « La servante écarlate » depuis le Rabbinat de Tel Aviv jusqu’au tribunal de première instance de Tel Aviv.

Devant le Rabbinat, les manifestantes ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Dicta-Torah », « Pas d’entrée pour les dictateurs » et « Droit pour les femmes de choisir où divorcer », alors qu’elles bloquaient l’entrée du bâtiment.

Des étudiants et des professeurs de l’université de Tel Aviv ont quant à eux marché vers le centre-ville de Tel Aviv en brandissant des caricatures des membres du gouvernement en bébés avec des tétines dans la bouche jouant avec des Lego, pour protester contre ce qu’ils ont décrit comme le « gouvernement du jardin d’enfants », en référence aux nombreuses querelles qui se déroulent actuellement au sein de la coalition.

« Les ministres ont perdu le contrôle du pays. Et pendant qu’ils se chamaillent comme des enfants, les prix augmentent et la sécurité d’Israël diminue. Au lieu de s’occuper des véritables problèmes auxquels sont confrontés les citoyens israéliens, les ministres irresponsables poursuivent leur tentative de coup d’État judiciaire », a déclaré le groupe Student’s Protest dans un communiqué.

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