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Les prisonniers palestiniens relâchés coupables de violences, tentatives de meurtre, fusillades

L'administration pénitentiaire fait état des délits commis par 64 des 117 prisonniers palestiniens relâchés les trois premiers jours de l'accord sur la libération des otages

Carrie Keller-Lynn est la correspondante politique et juridique du Times of Israël.

À Baytunia, en Cisjordanie, des prisonniers palestiniens (portant des pulls gris) brandissent des drapeaux palestiniens et du Hamas le 24 novembre 2023 après avoir été libérés de la prison militaire israélienne d'Ofer, en échange d'otages innocents libérés par le groupe terroriste palestinien qui les avaient capturés le 7 octobre et détenus depuis à Gaza. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)
À Baytunia, en Cisjordanie, des prisonniers palestiniens (portant des pulls gris) brandissent des drapeaux palestiniens et du Hamas le 24 novembre 2023 après avoir été libérés de la prison militaire israélienne d'Ofer, en échange d'otages innocents libérés par le groupe terroriste palestinien qui les avaient capturés le 7 octobre et détenus depuis à Gaza. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)

Marah Bakeer, 24 ans, a été condamnée par un tribunal israélien pour avoir tenté de poignarder un policier israélien en 2015.

Rawan Nafez Mohammad Abu Matar, 29 ans, une autre Palestinienne, a été emprisonnée pour avoir poignardé un soldat israélien en 2015.

Ce sont deux des 150 prisonniers palestiniens qui ont été relâchés par Israël ces quatre derniers jours, dans le cadre d’un accord pour libérer 50 otages israéliens détenus par le Hamas dans la bande de Gaza, depuis leur enlèvement chez eux et lors d’un festival de musique le 7 octobre.

Selon les données compilées par l’administration pénitentiaire israélienne (IPS) et l’armée israélienne (Tsahal), 64 des 117 prisonniers palestiniens libérés vendredi, samedi et dimanche – les trois premiers lots prévus par l’accord de libération d’otages – étaient détenus en Israël pour des crimes violents. Les données compilées sur la libération lundi de 33 autres prisonniers sécuritaires palestiniens n’ont pas encore été rendues publiques.

Les 117 prisonniers ont été libérés dans le cadre de l’actuelle trêve limitée entre Israël et le Hamas. Au cours de cette trêve de 4 jours, le groupe terroriste a libéré des otages israéliens, femmes et enfants, qui étaient détenus dans la bande de Gaza. La trêve a été prolongée de deux jours mardi, le Hamas s’engageant à remettre 20 autres otages israéliens d’ici mercredi.

Les femmes et les mineurs palestiniens détenus en Israël, qui ont tous été inculpés ou condamnés pour des infractions liées au terrorisme, mais dont aucun n’a été condamné pour meurtre, ont été relâchés sur la base de trois prisonniers pour un otage. Les prisonniers ont tous été sélectionnés à partir d’une liste de 300 personnes choisies par le ministère de la Justice et approuvées par le cabinet jeudi.

Lundi, le cabinet a approuvé l’ajout de 50 noms à la liste des personnes libérées, dans le cadre de la prolongation de l’accord, qui maintient le même ratio de trois prisonniers pour un otage.

Des prisonniers palestiniens (portant des vêtements gris) brandissent des drapeaux du Hamas au milieu de leurs partisans après avoir été libérés des prisons israéliennes en échange d’otages innocents libérés par le Hamas de la bande de Gaza, à Ramallah, en Cisjordanie. (Crédit : Jaafar ASHTIYEH / AFP)

Selon les données fournies par l’IPS et l’armée israélienne, au moins 55% des 117 prisonniers libérés au cours des trois premiers jours étaient détenus pour des crimes violents, dont 10 pour tentative de meurtre, 13 pour blessures graves, 19 pour avoir posé une bombe ou lancé un engin incendiaire, sept pour avoir tiré sur des personnes et cinq pour agression.

Dix des 117 prisonniers libérés étaient détenus pour jets des pierres, leur délit violent présumé le plus grave.

Plusieurs prisonniers ont été identifiés comme ayant fait l’objet de plus d’une inculpation. Vingt-et-un pour cent des prisonniers libérés ont été répertoriés comme étant affiliés à une organisation terroriste reconnue, le plus souvent le Hamas, suivi du Jihad islamique palestinien.

Cinq d’entre eux ont été détenus pour des raisons liées aux atteintes à la sécurité de l’État ou à des activités illégales non divulguées, sans autre précision quant au contexte.

Dix-sept prisonniers ont été détenus uniquement pour avoir causé des « dommages à la zone de sécurité », une infraction à la définition vague.

Asil al-Titi, une prisonnière de 23 ans du camp de réfugiés de Balata en Cisjordanie, est accueillie par des amis et des membres de sa famille peu après avoir été libérée d’une prison israélienne, le 24 novembre 2023. (Crédit : Zain Jaafar/AFP)

L’IPS n’a pas publié de détails sur les condamnations prononcées à la suite des allégations de délits. La liste principale des 300 prisonniers potentiels à libérer comprend des personnes qui ont été condamnées par un tribunal, ainsi que des personnes détenues sans inculpation ni procès. Parmi ces dernières, il est possible que des détenus tombent dans la catégorie controversée de la détention administrative, pratiquée par Israël.

Les 86 hommes libérés pendant les trois premiers jours de la trêve étaient âgés de 14 à 18 ans, et les 31 femmes avaient entre 16 et 59 ans. La majorité d’entre eux ont été libérés en Cisjordanie ou à Jérusalem-Est, en fonction de leur lieu de résidence.

Alors que l’IPS et Tsahal n’ont pas encore publié les informations recueillies sur les raisons de l’incarcération des 33 prisonniers palestiniens libérés lundi, une liste de leurs noms est disponible.

Israa Jaabis, une prisonnière palestinienne libérée par Israël, à son arrivée à Jabel Mukaber, un quartier de Jérusalem-Est, le 26 novembre 2023. (Crédit : AP Photo/Mahmoud Illean)

Parmi les autres détenus libérés figurent Israa Jaabis, 38 ans, qui a été reconnue coupable d’avoir fait exploser une bouteille de gaz dans sa voiture à un poste de contrôle en Cisjordanie en 2015, blessant un policier. Elle a été condamnée à 11 ans de prison. Pendant son incarcération, ses demandes de prise en charge par l’État de la chirurgie reconstructive de son nez ont été rejetées.

Jaabis avait affirmé que son réservoir d’essence avait explosé à un poste de contrôle israélien.

Maysoun Musa Al-Jabali, emprisonnée pour avoir poignardé une soldate israélienne en 2015, a également été libérée samedi.

Une autre prisonnière libérée samedi est Nurhan Awad, 24 ans, qui avait 17 ans en 2016 lorsqu’elle a été condamnée à 13,5 ans de prison pour avoir tenté de poignarder des passants, dont un soldat israélien, avec une paire de ciseaux l’année précédente. Elle a commis cette attaque avec sa cousine, qui a été tuée par balle durant les faits.

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