Les raids de l’armée en Cisjordanie font tripler le prix des armes artisanales
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Les raids de l’armée en Cisjordanie font tripler le prix des armes artisanales

Le prix d'une mitraillette artisanale de type Carlo est passé d'environ 2 000 shekels à plus de 6 500 shekels

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Arme semi-automatique artisanale de type Carlo saisie par le Shin Bet pendant des opérations à Hébron et Yattir, en septembre 2016. (Crédit : Shin Bet)
Arme semi-automatique artisanale de type Carlo saisie par le Shin Bet pendant des opérations à Hébron et Yattir, en septembre 2016. (Crédit : Shin Bet)

Le prix des armes artisanales en Cisjordanie a grimpé en flèche en 2016 et a triplé entre le mois de mai et octobre, en raison des descentes des soldats dans les ateliers de fabrication d’armes artisanales et la répression de leur vente.

Tout au long de l’année dernière, l’armée israélienne a fermé 44 ateliers qui auraient fabriqué des armes en Cisjordanie, ce qui représente une augmentation spectaculaire par rapport à l’année précédente, a déclaré un officier du Commandement central aux journalistes, sous couvert d’anonymat.

« Il est facile de se rappeler du chiffre de 2015 : zéro », a-t-il révélé.

Selon l’officier, cet effort fait partie de l’effort général de l’armée pour éliminer le terrorisme en Cisjordanie et protéger les gens qui y vivent.

« Une façon d’empêcher les civils d’être blessés est de s’assurer que [les terroristes] rencontrent plutôt un soldat ou un policier. Une autre façon est de l’empêcher d’avoir une arme », a-t-il expliqué.

Cette répression a eu un impact dans les rues cisjordaniennes et sur le prix d’une mitraillette artisanale de type Carlo qui est passé d’environ 2 000 shekels en janvier-mai à son coût actuel qui est de plus de 6 500 shekels, a expliqué l’officier.

Le prix d’une version moins chère de l’arme artisanale a également augmenté de 300 %, passant de 1 500 shekels en janvier-mai à 4 500 shekels aujourd’hui, a-t-il ajouté.

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