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Cisjordanie: Les derniers habitants fuient Ras Ein al-Auja après le harcèlement des extrémistes juifs

Les responsables israéliens nient toute implication dans deux explosions qui ont secoué l'Iran * Tsahal a frappé un terroriste du Hezbollah dans le sud du Liban

Les habitants palestiniens du village de Ras Ein al-Auja, en Cisjordanie, emballent leurs affaires et se préparent à quitter leurs maisons après avoir décidé de fuir la violence croissante des partisans du mouvement pro-implantations, le 11 janvier 2026. (Crédit: AP/Mahmoud Illean)
Les habitants palestiniens du village de Ras Ein al-Auja, en Cisjordanie, emballent leurs affaires et se préparent à quitter leurs maisons après avoir décidé de fuir la violence croissante des partisans du mouvement pro-implantations, le 11 janvier 2026. (Crédit: AP/Mahmoud Illean)

Vêtus d’uniformes du CGRI, les députés iraniens scandent « Mort à l’Amérique ! Mort à Israël ! »

Vêtus de l’uniforme du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, les députés iraniens sont menés par le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf dans un chant « Mort à l’Amérique ! Mort à Israël ! ».

Cette manifestation intervient alors que l’Iran a désigné les armées des nations européennes comme « groupes terroristes », en réaction à la décision de l’UE de classer le CGRI comme tel.

Créé après la Révolution islamique iranienne de 1979 pour protéger le régime clérical chiite au pouvoir, le CGRI a une influence considérable dans le pays, contrôlant une grande partie de l’économie et des forces armées. Le CGRI est également responsable des programmes nucléaires et balistiques de l’Iran.

Des extrémistes juifs auraient abattu et brûlé des oliviers dans un village palestinien lors d’un raid de Tsahal – média

Illustration : Des soldats israéliens et des résidents d’implantations à l'entrée du village de Turmus Ayya, en Cisjordanie, 21 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/FLASH90)
Illustration : Des soldats israéliens et des résidents d’implantations à l'entrée du village de Turmus Ayya, en Cisjordanie, 21 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/FLASH90)

Des extrémistes juifs auraient abattu et brûlé des oliviers dans le village palestinien de Turmus Ayya, au nord de Ramallah, dans le centre de la Cisjordanie, selon les médias palestiniens.

Des images floues publiées par les médias palestiniens, qui proviendraient de la région, montrent des flammes vacillant au loin dans l’obscurité.

Selon l’agence de presse officielle de l’Autorité palestinienne (AP), WAFA, l’incendie criminel aurait eu lieu dans la plaine orientale du village, alors que l’armée israélienne menait une opération dans la périphérie occidentale.

Aucune arrestation n’a été signalée.

Par ailleurs, WAFA a rapporté que deux mineurs avaient été blessés par des tirs de Tsahal lors d’affrontements avec les militaires à Jalazon, non loin de là, plus tôt dans la soirée. Selon cette agence, un adolescent de 15 ans a été touché à la jambe et un autre, âgé de 16 ans, a été blessé à l’épaule par des éclats d’obus.

L’armée israélienne n’a pas encore répondu à nos demandes de commentaires concernant ces deux affaires.

Huckabee: les annulations de vols « nous ont pris au dépourvu », les Israéliens doivent vivre leur vie

L'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, lors d'une interview à Jérusalem, le 20 août 2025. (Crédit : Ohad Zwigenberg/AP Photo)
L'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, lors d'une interview à Jérusalem, le 20 août 2025. (Crédit : Ohad Zwigenberg/AP Photo)

L’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, a fait part à la chaîne N12 de l’étonnement de l’ambassade lorsque certaines compagnies aériennes ont annulé leurs vols à destination d’Israël en raison des tensions avec l’Iran au début du mois.

« Le week-end dernier, des compagnies du monde entier ont commencé à annuler leurs vols. Notre réaction à l’ambassade a été de nous demander : ‘Mais qu’est-ce qui se passe ?' », a-t-il déclaré dans une interview.

« Cela nous a complètement pris au dépourvu », a-t-il ajouté. « Nous ne comprenons absolument pas les raisons de ces annulations. Nous ne demandons pas aux employés de notre ambassade de rester chez eux et d’éviter tout déplacement. »

Huckabee a affirmé ne pas connaître le calendrier d’une éventuelle attaque américaine contre l’Iran, et ignorer si « l’Iran décidera de lancer quelque chose » contre Israël.

Il a toutefois souligné que, à l’heure actuelle, il n’entend pas le président américain Donald Trump faire référence à une date limite ni à un ultimatum concernant cette décision, ajoutant que les Israéliens doivent continuer à vivre leur vie, « et si les sirènes retentissent, réagir ».

Cisjordanie: Les derniers habitants fuient Ras Ein al-Auja après le harcèlement des extrémistes juifs

Les habitants palestiniens du village de Ras Ein al-Auja, en Cisjordanie, emballent leurs affaires et se préparent à quitter leurs maisons après avoir décidé de fuir la violence croissante des partisans du mouvement pro-implantations, le 11 janvier 2026. (Crédit: AP/Mahmoud Illean)
Les habitants palestiniens du village de Ras Ein al-Auja, en Cisjordanie, emballent leurs affaires et se préparent à quitter leurs maisons après avoir décidé de fuir la violence croissante des partisans du mouvement pro-implantations, le 11 janvier 2026. (Crédit: AP/Mahmoud Illean)

Les trois dernières familles qui vivaient dans la communauté bédouine de Ras Ein al-Auja, au nord de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, ont démantelé leurs habitations et quitté ce campement, dimanche matin, en raison des actes de harcèlement répétés des partisans du mouvement pro-implantations, a fait savoir le groupe de défense des droits des Bédouins al-Bidar.

Selon des militants, cette communauté d’éleveurs comptait à l’origine environ 120 familles qui y vivaient depuis des décennies. Les familles avaient commencé à fuir en masse, ce mois-ci, après que des extrémistes juifs ont établi en décembre une nouvelle implantation à moins de 500 mètres du hameau – à proximité des pâturages de la communauté bédouine, selon le groupe israélien de gauche BTselem.

Des militants israéliens et palestiniens ont régulièrement signalé des cas de partisans du mouvement pro-implantations qui ont agressé des bergers et des militants, vandalisé des biens et amené leur propre bétail paître à Ras Ein al-Auja et dans d’autres communautés pastorales bédouines de Cisjordanie.

Dans une vidéo qui a été diffusée aujourd’hui par al-Bidar, un partisan du mouvement pro-implantations pousse une militante israélienne, déjà âgée, au sol, apparemment sans provocation préalable, au sein de la communauté bédouine de Shakara, au sud de Naplouse.

Hier, un père et son fils originaires d’un avant-poste de la vallée du Jourdain ont accosté un berger bédouin alors qu’il emmenait son bétail paître dans un champ situé à proximité du campement de Farsiyya, selon Jordan Valley Activists, un groupe israélien qui accompagne les bergers bédouins dans la région.

Des images qui ont été partagées avec le Times of Israel montrent que l’extrémiste juif, d’un certain âge, était armé et qu’il portait un uniforme de l’armée israélienne.

Un porte-parole du groupe a affirmé que les partisans du mouvement pro-implantations ont agressé deux militants qui filmaient l’incident et qu’ils leur ont également volé leurs téléphones, dont au moins un a été retrouvé plus tard dans le champ.

Le porte-parole a partagé des photos de l’un des militants qui présentait des ecchymoses au dos et au visage après que les extrémistes juifs l’ont frappé à coups de pied, lui cassant un doigt. Ils l’auraient aussi mis en joue avec une arme. L’activiste a été transporté à l’hôpital, a déclaré le porte-parole, ajoutant que la police était arrivée sur les lieux par la suite.

Il est difficile de dire si la police a procédé à des arrestations.

La police et l’armée israélienne n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.

Iran: les travaux sur le cadre des négociations avec les États-Unis progressent, dit un officiel

Les travaux sur le cadre des négociations avec les États-Unis progressent, a expliqué aujourd’hui Ali Larijani, haut responsable iranien de la sécurité.

« Contrairement à l’atmosphère créée par une guerre médiatique artificielle, la mise en place d’une structure pour les #négociations est en cours », a écrit Larijani, sans donner plus de détails.

Tsahal: Un terroriste du Hezbollah tué dans une frappe dans le sud du Liban

L’armée israélienne a affirmé que sa frappe aérienne effectuée dans la journée dans la ville de Markaba, dans le sud du Liban, a entraîné la mort d’un terroriste du Hezbollah impliqué dans la restauration des infrastructures du groupe dans le secteur

Les activités de l’homme constituaient une violation du cessez-le-feu conclu entre Israël et le Liban, ont expliqué les militaires, qui ont diffusé des images de l’attaque.

Le Qatar condamne les « violations israéliennes répétées » du cessez-le-feu à Gaza

Le Qatar a condamné samedi « les violations israéliennes répétées » du cessez-le-feu à Gaza, après des frappes meurtrières de l’armée israélienne sur le territoire palestinien, a affirmé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le Qatar, pays médiateur dans la guerre à Gaza, a qualifié ces frappes de « dangereuse escalade » susceptible « de compromettre les efforts régionaux et internationaux visant à consolider la trêve ».

Doha, qui a contribué avec Le Caire et Washington à arracher un accord de cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre, a estimé qu’elles constituaient « une menace directe pour le processus politique en cours » et appelé Israël à « respecter pleinement » les termes de l’accord.

L’Égypte appelle à la retenue avant l’ouverture du poste-frontière de Rafah

De la fumée s'élève après une frappe aérienne israélienne à l'ouest de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 31 janvier 2026. (Crédit : Bashar Taleb / AFP)
De la fumée s'élève après une frappe aérienne israélienne à l'ouest de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 31 janvier 2026. (Crédit : Bashar Taleb / AFP)

L’Égypte a condamné les dernières frappes israéliennes sur Gaza et elle a appelé toutes les parties à respecter le cessez-le-feu avant la réouverture tant attendue du poste-frontière de Rafah, demain.

Dans un communiqué de son ministère des Affaires étrangères, l’Égypte a condamné les « violations répétées » de la trêve par Israël après que l’agence de défense civile de Gaza, placée sous l’autorité du Hamas, a annoncé que les frappes israéliennes avaient entraîné la mort de 31 personnes samedi.

Selon l’armée israélienne, les frappes ont visé quatre commandants du Hamas et du Jihad islamique palestinien ainsi qu’un dépôt d’armes, un site de fabrication d’armes et deux postes de lancement de roquettes. Les militaires ont noté que les bombardements étaient venus répondre à des violations de l’accord de cessez-le-feu.

Après les attaques, Le Caire a exhorté toutes les parties à « faire preuve de la plus grande retenue » avant l’ouverture prévue du poste-frontière de Rafah.

Les forces israéliennes devraient autoriser la réouverture demain du passage frontalier entre l’Égypte et Gaza pour la première fois depuis la fin du précédent cessez-le-feu en mars dernier.

L’accord de défense Arabie saoudite-Pakistan n’inclura pas la Turquie

La Turquie ne rejoindra pas l’accord de défense mutuelle entre l’Arabie saoudite et le Pakistan, a affirmé samedi à l’AFP une source proche de l’armée saoudienne, après que le chef de la diplomatie turque a assuré mi-janvier que son pays était en discussion pour intégrer ce pacte.

Les spéculations allaient de bon train sur la volonté des trois pays à majorité musulmane de former une alliance dans un contexte de fortes tensions régionales, la Turquie étant par ailleurs membre de l’Otan.

« La Turquie ne rejoindra pas le pacte de défense avec le Pakistan », a affirmé cette source à l’AFP.

« Il s’agit d’un accord bilatéral avec le Pakistan et ça le restera », a-t-elle ajouté tandis qu’un responsable du Golfe a confirmé cette information.

« Il s’agit d’une relation de défense bilatérale avec le Pakistan. Nous avons des accords communs avec la Turquie, mais celui conclu avec le Pakistan restera bilatéral », a-t-il assuré.

Gaza: la défense civile du Hamas fait état de 32 morts dans les frappes israéliennes d’aujourd’hui

Des Gazaouis pleurant les victimes des frappes aériennes israéliennes, devant l'hôpital Nasser à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 31 janvier 2026. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
Des Gazaouis pleurant les victimes des frappes aériennes israéliennes, devant l'hôpital Nasser à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 31 janvier 2026. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

L’agence de défense civile, qui est placée sous l’autorité du Hamas, a actualisé le bilan des victimes des bombardements israéliens qui ont pris pour cible aujourd’hui la bande de Gaza, le faisant passer de 28 à 32.

Tsahal a déclaré avoir visé, par ses attaques, des commandants du Hamas et du Jihad islamique palestinien ainsi que des sites d’armement en réponse à des violations du cessez-le-feu à Rafah, où huit hommes armés étaient sortis d’un tunnel, hier.

Ce bilan réactualisé a suivi la fin des opérations de récupération des corps sans vie qui, semble-t-il, se trouvaient dans un commissariat du Hamas à Gaza City, dans le quartier de Sheikh Radwan. Le poste de police avait été bombardé par l’armée de l’air israélienne, ce matin, selon l’agence de défense civile.

L’agence n’a pas précisé combien de personnes avaient été tuées lors de cette frappe. Les médias palestiniens estiment que 16 personnes sont mortes dans l’attaque de ce commissariat, avec parmi elles des policiers et des personnes qui y étaient placées en détention.

Le ministère de l’Intérieur du Hamas a affirmé qu’il y avait également des civils au sein du poste de police, ajoutant qu’au moins cinq policiers ont été tués – un ayant le grade équivalent à celui de colonel, deux ayant le grade équivalent à celui de commandant et deux ayant le grade équivalent à celui de lieutenant.

Au moins 15 policiers ont été blessés, selon le ministère.

Pompiers : l’explosion survenue en Iran, près du Golfe, due à une fuite de gaz

‘explosion survenue samedi dans un immeuble résidentiel de Bandar Abbas, un port du sud de l’Iran sur le Golfe, est due à une fuite de gaz, selon le chef des pompiers locaux.

« La cause initiale de l’accident (…) est une accumulation de gaz qui s’est échappé, provoquant une explosion », a déclaré à la télévision d’Etat Mohammad Amin Lyaghat.

Des incidents distincts ont été rapportés ailleurs dans le pays mais les médias ont rapidement écarté tout lien avec une attaque ou un sabotage potentiel, dans un contexte tendu alors que le président américain Donald Trump a multiplié les menaces d’attaques contre l’Iran et déployé une dizaine de navires dans le Golfe.

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