Les starts-ups israéliennes et françaises en compétition pour le premier prix
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Les starts-ups israéliennes et françaises en compétition pour le premier prix

Dix produits israéliens et français prendront part au hackathon organisé par le DLD à Tel Aviv

Une délégation de 250 développeurs et entrepreneurs français, y compris les dirigeants de grandes entreprises françaises et de start-up à un stade précoce, assiste à la fête de l’innovation DLD Tel Aviv cette année emmenée par Axelle Lemaire, la secrétaire d’Etat de la France pour les affaires numériques.

La délégation, organisée par la French Tech, fera partie de la TechHouse française sur le site de Hatahana à Tel-Aviv, où un hackathon de 48 heures aura lieu.

Dix start-ups, cinq Israéliennes et cinq françaises, seront en compétition les unes contre les autres dans des domaines comme le mobile, la technologie financière ou FinTech et l’internet des objets (IdO). Les 10 entreprises ont été pré-sélectionnées parmi des dizaines de start-up françaises et israéliennes qui ont demandé à participer, selon un communiqué.

La French Tech est une communauté d’entrepreneurs spécialisée en technologie, les ingénieurs, les concepteurs et les entreprises dans une variété de secteurs, y compris le numérique, la bio-technologie, la technologie médicale et la FinTech, soutenue par le gouvernement pour stimuler l’économie des start-ups de la France.

L’industrie du capital-risque français occupe le deuxième rang en Europe, et le pays, qui a une forte tradition scientifique, produit quelque 80 000 ingénieurs et 70 000 docteurs par an. Le pays possède la plus grande main-d’œuvre d’ingénierie en Europe, avec l’Allemagne, a déclaré Romain Serman, le directeur de Bpifrance USA en mars 2016 dans un article paru dans le Paris Tech Guide.

Et au fil des années, la France a commencé à développer une nouvelle culture de l’entreprise. Paris compte aujourd’hui près de 5 000 start-up, par rapport à 1 000 en 2011. Il crée 1 000 startups chaque année et accueille plus de 40 accélérateurs, a déclaré Serman. De plus, la France est également en train de construire un système basé sur le modèle israélien qui consiste à mettre en place une activité de recherche et développement au niveau local, tout en ciblant les marchés américains pour les ventes, a-t-il expliqué.

« Il y a eu un véritable changement dans l’écosystème de la start-up française au cours des dernières années et je pense que cela est dû à un changement de mentalité », a déclaré Valentin Pellissier, un porte-parole de la délégation française à Tel-Aviv.

« Nous avons toujours eu de grands ingénieurs et nous avons toujours été très créatifs, mais nous avions l’habitude d’avoir une aversion au risque. Avant, on avait un jeune ingénieur brillant avec un diplôme et qui rêvait d’avoir une carrière dans l’une des grandes 40 entreprises françaises. Maintenant, les jeunes veulent être des entrepreneurs, prendre des risques et être leur propre patron ».

Yossi Vardi (à gauche) et John Karpp, le PDG et fondateur de BeMyApp, la startup française qui organise le Hackathon, à l'ouverture de l'événement français du DLD Tel Aviv(Crédit : Autorisation d'Aviv Hoffi)
Yossi Vardi (à gauche) et John Karpp, le PDG et fondateur de BeMyApp, la startup française qui organise le Hackathon, à l’ouverture de l’événement français du DLD Tel Aviv(Crédit : Autorisation d’Aviv Hoffi)

« La France et Israël ont de grandes complémentarités. La France est un marché plus accessible aux start-up israéliennes une fois qu’ils ont fait leurs preuves en Israël », a-t-il ajouté.

« Israël a une longue histoire avec l’esprit d’entreprise – mais encore, il ne faut pas oublier qu’entrepreneur est un mot français ! Il y a beaucoup à apprendre dans le succès d’Israël qui est connu comme la nation start-up, et nous à La French Tech voulons que les gens pensent à la France comme à la nation start-up en Europe ».

Au cours du hackathon à Tel Aviv, les finalistes mettront les dernières touches à leurs produits et les présenteront ensuite au public. Deux gagnants seront ensuite sélectionnés par les jurés français et israéliens qui seront annoncés le 28 septembre.

Parmi les finalistes, on retrouve l’Israélien, Paykey, une société de FinTech qui permet des paiements sécurisés en utilisant les plates-formes des réseaux sociaux, Mksns, qui donne aux agriculteurs des pays en développement l’accès à des buisiness plans et des objectifs budgétaires personalisés par le biais de leurs téléphones, WeKast, un dispositif sans fil rapide et facile qui permet aux utilisateurs de faire des présentations en utilisant leurs téléphones cellulaires pour faire des projections sur n’importe quel écran, et Nextnvest, une plate-forme de FinTech qui permet aux institutions financières et à leurs clients de rediriger les fonds improductifs en solution d’investissement les plus rentables.

Les finalistes français comprennent Destygo, une application de voyage qui propose un service de conciergerie personnalisé 24/24 et 7/7 aux personnes en voyage d’affaires, Hostabee, un dispositif de l’Internet des Choses pour les apiculteurs qui permet le contrôle à distance des ruches, ce qui permet un gain de temps et une optimisation des processus, et Etaonis / Smetch, une start-up spécialisée dans le domaine de l’intelligence artificielle qui permet aux utilisateurs de transposer des idées dessinées à la main dans des formats numériques.

Les gagnants remporteront des prix incluant des vols et un hôtel pour la conférence CES de Las Vegas. En outre, la SNCF offrira à la meilleure start-up spécialisée dans le mobile un accès à ses activités commerciales et à son écosystème.

Les activités du pavillon français sont menées en coopération avec des entreprises françaises. Les conférences et les ateliers sont ouverts à tous les participants du DLD et auront lieu tout au long du hackathon, couvrant des sujets tels que « Comment créer des hackathons de startups » et « l’investissement en collaboration ».

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