Les Tziganes, une tribu perdue ? A Jérusalem on se pose la question
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Les Tziganes, une tribu perdue ? A Jérusalem on se pose la question

A l'occasion du premier forum judéo-tzigane, un nouveau symbole a été créé mêlant l’Étoile de David à la roue tzigane - symbolisant le nomadisme - comme si le problème soulevé ce jour-là était déjà résolu

Le 12 novembre s'est tenue à Jérusalem la première rencontre judéo-tzigane (Crédit : Capture d'écran Youtube/Atsigana)
Le 12 novembre s'est tenue à Jérusalem la première rencontre judéo-tzigane (Crédit : Capture d'écran Youtube/Atsigana)

Les Tziganes sont-ils une tribu perdue, à l’instar des Kukis d’Inde (les Bnei Menashe), les Juifs d’Ethiopie (les Beta Israel) considérés par le Grand rabbin d’Israël comme des descendants de la tribu de Dan.

Tout comme les Lemba d’Afrique du Sud, du Zimbabwe et du Malawi, certains d’entre eux s’intéressent à leur lointaines racines, et se demandent si leurs pérégrinations n’auraient pas commencé suite à la destruction d’un temple à Jérusalem.

L’histoire commence, il y a quelques mois quand un responsable tzigane français apprend qu’un Israélien, Samuel Aboukaya, détiendrait une « preuve » de l’ascendance juive des Tziganes.

Les Tziganes font remonter leur lointaines origines à l’Inde, mais plus profondément enfouies dans l’histoire pourraient se cacher des origines juives. Ce n’est par la première fois que cette hypothèse est évoquée.

La preuve de Samuel Aboukaya est contenue dans une interprétation de versets de la Torah, auquel cette communauté tzigane évangéliste – et sédentaire – est très attachée, sous le nom de l’Ancien Testament.

Si de l’aveu commun des deux organisateurs ces rencontres « ne sont qu’un début » et que tout reste à démontrer, Samuel Aboukaya explique avoir eu l’idée d’une parenté possible entre les deux peuples suite à sa rencontre avec un patriarche tzigane de Montpellier, il lui avait affirmé que dans les périodes de deuils, les Tziganes s’abstenaient de consommer de la viande, une coutume observée également par les Juifs pratiquants, tout comme celle de se déchirer l’habit à l’annonce de la mort d’un proche.

Parents de destinés – les Juifs comme les Tziganes ont longtemps erré de pays de pays, et ont subi un sort similaire durant la Seconde Guerre mondiale – ces premières rencontres pourraient être les prémices de nouvelles recherches sans lesquelles aucune ascendance réelle ne pourrait être établie.

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